Les balades des transitions

Informations pratiques

Mettre en conversation et en situation quelques thématiques importantes de la transition écologique à Marseille

Les balades des transitions mettent en conversation et en situation quelques thématiques importantes de la transition écologique à Marseille.

Elles incluent des approches thématiques mais sont en elles-mêmes des expériences pour articuler autrement des registres de connaissances et des relations d’échanges entre citoyens, élus, agents des collectivités, chercheurs.

Elles sont guidées par les artistes-marcheurs avec des communautés porteuses d’initiatives territoriales et/ou thématiques, et peuvent associer des intervenant.es invité.es au fil de la conversation.

Les balades seront proposées en juin en alternance en journée et soirée afin de mobiliser divers publics, et en septembre sous forme de journée complète pour favoriser la rencontre et les échanges entre les participants.

 

Lundi 6 juin 2022

Littoral Port /9h30-12h30 Avec Nicolas Mémain et la coopérative Hôtel du Nord

Des Terrasses du port au quai de la Lave suivi d’un pique-nique partagé. 

Lundi 6 juin 2022

Littoral Fleuve / 17h-20h Avec le collectif SAFI et le collectif des Gammares 

De la Joliette à Bougainville  

Lundi 20 juin 2022

Littoral Fleuve/9h30-12h30 Avec le collectif SAFI  et le collectif des Gammares 

De Gèze à la cascade des Aygalades suivi d’un pique nique partagé à la Cité des arts de la rue . 

Lundi 20 juin 2022

Littoral Port /17h-20h Avec Nicolas Mémain, la coopérative Hôtel du Nord et le collectif du quai de la Lave.

De la digue du Large au quai de la Lave suivi d’un temps convivial.

Balades des transition session #1 – juin 2022

du littoral au bassin versant

La notion de Littoral désigne communément le bord de mer, l’interface entre l’étendue maritime et la terre ferme. 

Dans le cas de Marseille, cette bande de terre est en grande partie remblayée sur la mer et s’appelle Grand port Maritime de Marseille.

Mais le littoral est aussi une forme et son échancrure peut former une baie, propice à des anses portuaires. La baie c’est aussi des milieux naturels qui sont reliés à l’eau des fleuves, à des bassins versants.  

Il est communément admis que Marseille s’est développée et a construit son emprise territoriale, son économie et ses usages dans la relation à ses ports (le port antique, le vieux port puis les différentes extensions vers le nord qui constituent aujourd’hui la Grand Port Maritime jusqu’à l’Estaque). 

Mais qu’en est-il aujourd’hui de la compréhension de cette histoire portuaire dans ses multiples acceptations? Quelles cultures associées pouvons-nous encore partager quand les usages du port par la population sont très limités, l’accès à la mer quasi impossible dans une grande partie de la ville, et les projets peu connus au-delà de la visible activité de transports (passagers, croisières ou fret containers) ? 

La culture portuaire pourrait-elle aussi être la culture de la baie, de la baie comme à la fois, espace d’usages mais aussi d’habitats, de corridors pour d’autres vivants dont nous avons besoin pour nous-mêmes habiter ? 

La culture portuaire pourrait-elle être aussi celle des fleuves ? Dans le cas du littoral portuaire de Marseille, le petit fleuve côtier Aygalades Caravelle entretient de nombreuses relations avec les milieux marins qu’il finit par rejoindre, malgré la forte dégradation de son fonctionnement. Mais il porte aussi en lui toute une histoire de zone arrière portuaire qui dit le développement urbain, social, paysager de la ville du 19ème et du 20ème siècle. 

Parler de transition à partir du littoral permettra d’aller à la rencontre de ces dimensions plurielles pour, sans craindre la complexité, amorcer des manières de s’y relier par une connaissance plus partagée de la baie tant dans ses fonctions portuaires, ses usages maritimes que son fonctionnement écologique.

Balades des transition session #2 – septembre 2022

sur les chemins de l’agriculture urbaine

 

L’histoire agricole de Marseille est d’emblée une histoire urbaine, au sens où elle n’apparaît dans la forme maraîchère (qui forme la plupart des imaginaires de l’agriculture en milieu urbain) que tardivement, suite à la construction à l’aménagement lourd du canal de Marseille. Elle passera ainsi d’un agriculture sèche, méditerranéenne au terradou, terroir fertile qui conduit la ville à connaître jusqu’à l’urbanisation des années 50 une auto-suffisance alimentaire.

Percevoir les enjeux de l’agriculture urbaine, aujourd’hui nécessite de retrouver le sens à la fois de ce terroir, de son urbanisation massive d’après-guerre, laissant une portion congrue du territoire à l’activité agricole. Mais c’est aussi se re-sensibiliser à cette question de l’eau, de sa présence ou de son absence, de sa provenance et ses interdépendances qui l’accompagnent, dans un contexte de réchauffement climatique.

Ces balades nous inviteront à partager l’agriculture urbaine comme une manière d’observer la ville dans son épaisseur temporelle, sa complexité paysagère, la géographie de ses usages. Mais elles iront également à la rencontre des recompositions possibles pour retrouver à la fois une capacité de production locale mais également les gestes de la terre, entre nécessités de production, besoins de réinvestir socialement  les imaginaires de l’alimentation et enjeux de biodiversité.

Lundi 12 septembre 2022 / Journée entière

Agriculture #1 

Avec Nicolas Memain

De la traverse Paul à la Ferme du Roy d’Espagne

 

Lundi 26 septembre / Journée entière

Agriculture #2

Avec Nicolas Memain et le collectif SAFI 

De la Ferme du Collet des comtes au Vallon haute douce

 

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