Air walk

Mesurer la qualité de l’air à travers l’observation des lichens

La qualité de l’air est un enjeu majeur du développement des territoires, compte tenu du lien entre les expositions aux polluants atmosphériques et l’état de santé des populations.

L’Institut écocitoyen (IECP) conduit depuis 2011 un suivi de la pollution atmosphérique par l’étude et l’analyse des lichens, on parle de biosurveillance lichénique. Un tel suivi permet une approche complémentaire aux analyses instrumentales réalisées par les acteurs scientifiques ou le réseau de surveillance de la qualité de l’air. Sans être aussi précis que des données issues de mesures physico-chimiques, les résultats de cette action montrent concrètement les niveaux d’exposition (bioaccumulation) et l’impact à long-terme des polluants atmosphériques sur la communauté lichénique (bioindication), sur une échelle géographique étendue. 
La première campagne d’étude, conduite en 2011, a tout d’abord concerné les zones proches des principaux émetteurs de pollution, notamment les villes de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Aujourd’hui, c’est un suivi trisannuel qui est organisé sur la totalité du territoire métropolitain, d’Arles à Aix-en-Provence, incluant Marseille, Martigues, Istres, les Alpilles… Si en 2011 les chercheurs de l’IECP étudiaient 13 stations, ils en suivent 41 en 2021.

MARCHES EXPLORATOIRES

Le GR2013 comporte des stations d’observation lichénique appartenant au réseau de biosurveillance de la qualité de l’air développé par l’Institut Ecocitoyen (IECP). Ce réseau a permis de produire une cartographie des cumuls d’expositions aux polluants atmosphériques et d’évaluer leurs impacts sur la biodiversité lichénique. Des citoyens volontaires, formés aux méthodes d’observations, participent à cette biosurveillance de la qualité de l’air (Observatoire citoyen de l’environnement – VOCE). En effet, l’IECP a crée en 2010 un Observatoire Citoyen de l’Environnement, avec le soutien du Ministère en charge de l’écologie et du développement durable, labellisé en 2012 par la commission pluraliste REPERE sur les sciences participatives. Plusieurs actions sont actuellement déployées sur le territoire de la métropôle Aix-Marseille-Provence, dont l’action LICHEN qui vise à collecter des données sur la diversité et l’abondance lichénique, en impliquant directement les habitants dans l’observation scientifique

Au printemps 2022, des randonnées thématiques à l’échelle métropolitaine seront proposées au public pour marcher le nez au vent et saisir ce qu’il y a dans l’air que nous respirons. Guidées par l’artiste Côme di Meglio et avec l’aide des scientifiques de l’IECP, nous apprendrons à apprécier la qualité de l’air par une série de mesures scientifiques (capteur DIAMS) complétées par l’observation des lichens.

DIAMS (Digital Alliance for Aix-Marseille Sustainability/Alliance numérique pour le développement durable d’Aix-Marseille), offre l’opportunité au territoire métropolitain d’expérimenter de nouvelles façons d’appréhender la qualité de l’air tout en développant des solutions innovantes. DIAMS est un projet de la Metropole Aix-Marseille-Provence cofinancé par le programme UIA (Urban Initiative action), soutenu par l’Union européenne et en partenariat avec AtmoSud, La Poste – Urby, ARIA Technologies, Matrice, L’Air et Moi, Groupe Tera et AViTeM. Les marches thématiques sont proposées à travers le programme AIRWALK, financé par DIAMS et porté par l’Institut Ecocitoyen en partenariat avec le Bureau des guides du GR2013.