Yoann Thubin
Curieux naturaliste


© Yoann Thubin

© Yoann Thubin


© Yoann Thubin

© Yoann Thubin
Un jour on a levé les yeux et elles étaient là.
Striées de blanc et de rouge, elles balisaient le grand paysage à des dizaines de kilomètres à la ronde.
Elles brillaient de leur énergie érigée. Loin et près à la fois, elles nous orientaient.
À leur pied on pouvait venir manger des coquillages.
Un autre jour, plus tard, on nous a dit qu’elles étaient devenues inutiles, que les cuisiniers et les coquillages aussi.
On a démantelé ce jour-là les guinguettes, on a laissé les cheminées.
Et plus elles nous guidaient et plus on se perdait, jusqu’à ne plus trop savoir à quoi on tenait dans tout ça, au rouge, au blanc, aux moules, aux ampoules, au passé industriel, aux futures ruines, à l’entre deux.
Alors on est parti marcher avec énergie dans le grand démantèlement, sous la lune pour y explorer un peu autrement … la terre.
Durant trois jours tantôt sous le soleil et tantôt sous la lune nous partirons à la rencontre des paysages et de ses habitants. À travers divers récits ancrés dans ce territoire, nous tenterons d’éclairer à la lumière des astres nos rapports à la terre, au risque, à l’héritage et à la transformation.
Ce voyage sera une tentative de comprendre joyeusement ce qui constitue nos modernités et de travailler nos oppositions, nos contradictions de loin ou de proche, pour faire atterrir nos possibles rêves.
Il faudra aussi accorder du temps à notre subsistance et construire ensemble les lieux pour qu’ils nous rassemblent, tissés de désirs et de soin.

par Phaune radio
Marche nocturne suivie d’un bivouac
Dans des paysages complexes, mystérieux, beaux, effrayants et nécessaires.
À partir de la gare de Lavera jusqu’au bivouac dans la Plaine de St Julien les Martigues.
Avec Nicolas Mémain, Robin Decourcy et Emeline Guillaud, Phaune Radio (Floriane Pochon et Clément Baudet), Camille Goujon, et le collectif musical Grand Huit.
Journée d’ateliers et explorations de proximité suivie d’un bal intuitif
A l’abri du vent, entre deux massifs, entre les rivages industriels de Lavera et la carte postale de la côte bleue, dans un lieu interstitiel nous invitant au songe, dans une plaine agricole encaissée et suspendue entre mer et étang. Ici les souvenirs des rivages traversés la veille forment peu à peu un paysage collectif, et on fantasme les ruines du futur tout en habitant par nos gestes et par nos sens un peu plus profondément ces lieux qui nous accueillent.
En compagnie du collectif SAFI, du Beurre dans les épinards, de Lazare Lazarus, Nelle Gevers, Clovis Deschamps Prince, Geoffroy Mathieu et Bertrand Stofleth, Olivier Bost, François Wong et Pierre Fleurence.
La cour du château s’éveille et se remplit d’un orchestre inédit. Ensemble, s’initient des jeux ouverts de soins de danse, de contact de salon, puis de transe en danse. Entre les mondes nous lâchons prise et libérons la vibration collective.
En compagnie de Robin Decourcy (conception) avec les Musicien.nes – Sophie Azambre le Roy, Jules Beckman, Juri Caneiro, Eloïse Decazes, Adrien Nuguet
Marche vers la mer
Vers la mer.
Une petite balade et une grande baignade en compagnie de tout le monde.

Dora, Sophie et Thierry nous racontent leur rapport au paysage de la plaine Saint-Julien de Martigues… par Phaune Radio
Objectif Lune : on a marché sur la terre est une aventure collectivement imaginée à l’occasion des 10 ans du GR2013 par le Bureau des guides du GR2013 et les artistes invité•es, en complicité avec des habitant•es qui depuis longtemps nous partagent leur sens des lieux. Nous remercions tout particulièrement Thierry Seren et les Paysans producteurs, Dora Manticello et la Caravelle, Agnès Jouanaud, Sophie Bertran Balanda ainsi que José de Demandolx pour son accueil au Château d’Agut.
Le Bureau des guides du GR2013 est soutenu pour cette année-anniversaire par le département des Bouches du Rhône, la région Sud, la métropole Aix-Marseille, la ville de Marseille et le Ministère de la culture. Remerciements à la ville de Martigues et à son Comité feux, à la Rara Woulib et à tous les habitants-marcheurs qui depuis 10 ans arpentent avec nous nos lieux de vie.
Pour en savoir plus sur les artistes-compagnons des 10 ans du GR2013 : https://bureaudesguides-gr2013.fr/les-10-ans-du-gr2013-2/
L’équipe du Bureau des guides du GR2013 pour Objectif Lune on a marché sur la terre, c’est : Marielle Agboton, Noémie Behr, Sébastien Castelain, Julie de Muer, Antoine Devillet, Marine Torres, Floriane Verrier. Merci également à Aurélie et Willy Le Corre.

© Charlie Fox

© Charlie Fox

© Clément Baudet

© Clément Baudet

© Benoît Guillaume

© Benoît Guillaume

© Charlie Fox

© Charlie Fox
A la recherche de ses perceptions de l’eau pour se rencontrer et parler ensemble des territoires aqueux qu’on habite. Tout lieu est travaillé voire structuré par l’eau: ses écoulements, ses empêchements, ses inondations, ses détournements, ses vallons… En retour, tout lieu impacte l’eau: son cycle, sa qualité, son état, et le ruisseau Caravelle/Aygalades est in fine le réceptacle de tous ces impacts.
La gestion de l’eau se fait partout où tombe la pluie. Chaque roubine, chaque monticule de terre polluée, chaque batardeau, chaque collecteur d’eau de pluie, chaque réseau d’eau usée fuyant sur le bassin versant, fait partie de ce qui fabriquera le ruisseau. C’est à cette échelle-là qu’on peut prendre soin de l’eau, et c’est à cette échelle-là qu’on peut commencer à penser des liens de solidarité à échelle de bassin versant.
L’acte de collecte sur le terrain permet de regarder l’eau à l’échelle de la goutte. Il est suivi d’un temps de mise en commun pour progressivement se donner à sentir le bassin versant.
Le but de l’atelier est de permettre à un public varié de (re)découvrir sa propre ville, son propre quartier, en focalisant sur la perception de l’eau dans l’espace public et privé, à l’aide d’un panel d’outils ludiques et amusants.
L’atelier carto est créé et animé par Julien Rodriguez avec les membres du collectif des Gammares. Ce projet est porté par le Bureau des guides du GR 2013 dans le cadre d’un projet coordonné par l’EPA Euroméditerranée en participation à l’appel à projet initié par l’Agence de l’eau RMC « Participation citoyenne pour les grands enjeux de l’eau ».

Ateliers de fabrication de costumes à partir de la matière du ruisseau des Aygalades.
Dans les eaux du ruisseau des Aygalades, on trouve toutes sortes de matériaux : des branches, des feuilles ainsi que tout un tas d’algues polyamides venues du monde des humains (plastiques, pièces métalliques, tissus divers…). De sa source à Septèmes-les-vallons à la mer, la rivière les charrie, les déplace, et parfois les intègre à son lit. Ce faisant, elle les transforme, les mélange, les hydride jusqu’à obtenir de surprenantes compositions qui, si on les regarde de près, ressemble fort à de véritables pièces d’artisanat.
S’inspirant de la créativité de la rivière, Made in the River propose d’aller à la collecte de ces matières façonnées par l’eau afin de prolonger ces réassemblages en imaginant des masques, des costumes, et autres éléments dont nous pourrons nous revêtir pour à notre tour faire l’expérience de ce processus d’hybridation, mêlant éléments organiques et industriels. Et qui sait, faire ressurgir l’Esprit de la rivière.
Ateliers ouverts à tous
Tous les mercredi d’avril ainsi que 3 et 10 mai
de 14h à 16h
Guinguette du jardin de la cascade de la Cité des Arts de la Rue
Made in the river est animé par les artistes Chloé Mazzani et Charlie Fox avec les membres du collectif des Gammares. Ce projet est porté par la coopérative Hôtel du Nord, membre du collectif des Gammares, et soutenu par l’Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion des Eaux Huveaune-Côtiers- Aygalades.




Pour prendre soin du fleuve côtier Caravelle/Aygalades
Pour prendre soin du fleuve côtier Caravelle/Aygalades

L’atelier pédagogique Les Photophiles est une extension de L’inventaire photographique pour permettre aux plus jeunes d’apprendre à manipuler les images en se questionnant sur les paysages qui les entourent.
Par cette conversation ludique à travers les paysages, les jeunes pourront mettre des mots sur des photos et sortir du simple « J’aime / J’aime pas » pour tendre vers une autonomie du regard, aiguiser son oeil d’habitant·e, de citoyen·ne, se forger un point de vue personnel sur la manière d’habiter, de vivre, de se déplacer, et le partager avec d’autres.
Cet atelier leur permet également de découvrir les professions de guide, paysagiste, urbaniste, de photographe ou encore de commissaire d’exposition en expérimentant ces activités au cours d’ateliers avec des photographes.
UN JEU EN ATELIER POUR SE RENCONTRER Sur ½ journée
Par le biais de jeux simples et ludiques connus de tous (comme le Time’s up) à des jeux de classement, les participants sont invités à manipuler une cinquantaine d’images. Le jeu pourra apporter des éléments de réflexion par rapport à un contexte en créant des espaces de discussion entre les joueurs. Il pourra également amener à des pratiques créatives et artistiques stimulant l’imagination de ces derniers en les incitant à partir d’images à développer leur propre univers par le biais du dessin, de l’écriture, de la photographie.
UNE BALADE DANS LES PAYSAGES Sur ½ journée
Le groupe sera invité le temps de balade – au cours de laquelle ils seront amenés à découvrir certains lieux visionnés dans la partie de jeu – à prendre des photos à leur tour. À cette occasion, ils auront la possibilité de questionner l’intervenant sur sa pratique de photographe et d’en apprendre davantage sur les paysages traversés.
Et si vous avez plus de temps…
UNE JOURNÉE POUR IMAGINER UNE MICRO-EXPOSITION Sur une journée
Le groupe sera invité à sélectionner des images prises lors des balades et à créer des séries thématiques avec l’aide du photographe. De courts textes seront rédigés par chacun·e pour expliquer les motivations de ses choix. La deuxième partie de journée sera consacrée à l’accrochage des images. À la fin de la journée, les familles des participants seront invitées au vernissage de la mini-exposition pour partager un moment convivial.
Cet atelier s’adresse à un public à partir de 13 ans, spécialiste ou néophyte. Aucune connaissance en photographie n’est requise.
Dans le temps scolaire, il peut être exploité dans de nombreuses matières tant les compétences sollicitées font le lien avec les enseignements des filières générales, techniques, et professionnelles : arts plastiques, français, histoire, géographie, éducation – civique, philosophie.
Cet atelier est également adapté aux activités extrascolaires et d’accompagnement des publics dans de nombreux secteurs, en particulier dans le réseau des bibliothèques, ludothèques, services pédagogiques des musées, centres sociaux, centres de formation continue, ateliers de pratique photographique, hôpitaux, prisons.
Photophiles est lauréat de C’est mon patrimoine !
Avec le soutien matériel du Centre Photographique Marseille.


Vous aimeriez mettre en place ces dispositifs pour un groupe de jeunes ?
Envoyer un email à marielle[@]gr2013.fr
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© Sener Aslan

© Quentin Bodin / Super Terrain


© Sener Aslan

© Sener Aslan

© Sener Aslan
C’est l’histoire d’un ruisseau oublié, enseveli sous les plis de la ville de Marseille. Le ruisseau des Aygalades — également appelé ruisseau de la Caravelle à Septèmes-les-Vallons, où il prend sa source — coule sur 17 kilomètres, du massif de l’Étoile jusqu’au bassin d’Arenc, où il se jette dans la Méditerranée. Busé, invisibilisé, il a été peu à peu oublié au fil du temps, jusqu’à être considéré comme un simple égout le long de l’autoroute A7.
Depuis 2017, nous marchons le long des collines pour tenter de comprendre son histoire, lire ce qu’il nous raconte de nos modes de vie et agir pour en prendre soin. Sous l’impulsion de ces enquêtes, où se sont associé·es chercheur·ses, artistes, habitant·es et travailleureuses des environs, s’est créé le collectif des Gammares.
Podcast Comme un ruisseau à écouter sur Soundcloud et sur Spotify

Le collectif des Gammares a son site dédié : découvrez-y l’histoire du ruisseau, les événements incontournables ainsi que de nombreuses ressources sur le ruisseau.






