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Samedi 2 juin – Cabriès

1001 NUITS #12 – Nos voisins américains – Où Hendrik Sturm explore et raconte les petits conflits de voisinage avec le camp de soldats américains installé sur le plateau de l’Arbois

A la sortie de la seconde Guerre mondiale le plateau de l’Arbois est devenu un grand camp militaire américain, une ville éphémère : the Calas Staging Area.

Des centaines de milliers de soldats y transitaient soit sur le chemin de retour en Amérique (s’ils avaient accumulé assez de points de service et mérite), soit sur le chemin de la guerre en Allemagne, dans le Pacifique et au Japon.

Pendant leur séjour en Provence, le hameau de Calas était l’agglomération la plus proche du camp.  Quelques traces matérielles subsistent, la mémoire aussi.

Hendrik Sturm est artiste-promeneur et aime enquêter sur les territoires qu’il traverse. Aux Archives Départementales il a trouvé une liasse de documents de la Claim Commission (150 W 176) qui donne des éléments de la cohabitation franco-américaine à cette époque…

Une coproduction Le Bureau des Guides – GR 2013 et Mp2018 Quel Amour

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Samedi 19 mai – Gémenos

1001 NUITS #11 – Les agneaux sont dans la bergerie – Où Stéphane Massy & la Troupe Secrète nous proposent, perdus dans la montagne, une rave tendre et un concert sauvage pour humains civilisés

Ce jour là, vous prendrez vos dispositions. Rien de bien compliqué : ce que vous prévoyez ordinairement pour aller faire une balade en forêt d’une part, ce que vous prévoyez pour aller en soirée de l’autre. Vous pourrez avoir déjà vos bijoux sur vous, ou vous apprêter à l’issue de la marche qui mènera jusqu’à nous.

Nous vous attendrons, au beau milieu de notre campement, au coeur du massif de la Sainte Baume solés depuis une semaine de tout contact avec la civilisation.

Le jour glissera le long des signes de notre vie quotidienne : tentes, ustensiles de cuisine, douche solaire, les groupes électrogènes et les camions blindés de batteries un peu plus loin.

Et peu à peu, alors que la montagne commencera à résonner de nos chants, la nuit nous rejoindra, effaçant les traces de notre présence. Resteront la lumière des projecteurs et les ombres de notre Troupe Secrète, inattendue et saisissante…

En immersion une semaine dans les montagnes du Parc de St Pons avec les musiciens Philippe Boyer, Lionel Romieu, six détenus de la Maison d’arrêt de Digne et leurs accompagnateurs, Stéphane Massy orchestrera un singulier concert sous les rayons du soleil et de la lune.

En construisant un répertoire inspiré de la vie du campement, l’ex-leader du groupe « Tante Hortense », co-fondateur des Disques Bien et aujourd’hui aux manettes du groupe de chanson électronique Massy Inc, nous propose une histoire des lieux directement tirée de cette aventure humaine : composé à partir d’écrits produits in situ à partir de cette expérience de vie en commun, de documents d’archive et des rencontres avec ceux qui prennent soin de ces paysages, chacun deviendra aussi l’interprète ou le musicien d’une situation unique propice à faire avec ce qu’on est, pas avec ce qu’on croit savoir.

Une coproduction DFSPIP des Alpes de Haute Provence et des Hautes Alpes, Le Bureau des guides – GR 2013 et Mp2018 Quel Amour

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Du 12 mai au 2 septembre – Istres

1001 NUITS #10  – Le chant du signe – Où les tracés d’Alias IPIN naviguent de ruines en ruines en quête d’harmonie

« Ma toute première rencontre à la Romaniquette fut un couple de cygnes qui niche ici.
Harmonie. Nicher… C’est bien de cela que l’on parle ici, de personnes qui, un temps, en quête d’harmonie, se sont fait un nid.
Le nid s’est délabré, vandalisations successives, loi littoral, sentier des douaniers, tempêtes…
Le nid, n’est plus aujourd’hui, que débris.

Je propose ici un chant du cygne.
Non pas le mien, mais celui de ces maisons à l’avenir incertain.
Les bulldozers ne sont pas loin. Je propose un champ de signes.
Signes maritimes, car l’étang de Berre est la mer, qui, le long de ce fil rouge de l’ARMONI,
nous racontent un poème abstrait. »

A la frontière entre Art Urbain et Art Contemporain, Germain Prevost Alias Ipin axe ses recherches autour de l’idée des “dystopies graphiques” dans son travail de rue et d’atelier.

À travers cette installation in situ dans le quartier abandonné situé derrière la plage de la Romaniquette, le vocabulaire abstrait qu’il développe parle bel et bien de l’Homme et de sa place dans la société et dans un territoire.

Remerciements à Antoine Leclere pour son énorme coup de main et à Hélène Biscuit pour ses créations sonores.

Avec la participation de la ville d’Istres et l’aide de TOLLENS. Une coproduction Le Bureau des Guides – GR 2013 et Mp2018 Quel Amour

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Jeudi 10 mai – Saint-Antonin-sur-Bayon

1001 NUITS #9 –  L’ascension d’Elzear – Où Christine Breton et Clémentine Henriot nous emmènent sur les traces de l’ermite Elzear

«  Nous avons cherché entre le plateau de Cengle et la muraille Sainte-Victoire. Nous avons trouvé Elzéar, dernier ermite de Sainte-Victoire qui quitta le sommet en 1880. Il nous a dit :  « Ici c’est la pierre qui parle, les hommes la vénèrent. »Dernière âme solitaire parmi les grottes, les gouffres et les garagaïs, son souvenir nous a entraîné dans un sublime enfer guttural.Ce sont ces paysages anachroniques que nous vous invitons à découvrir en deux promenades narratives, géologico-paléontho-spéléo-historiques et une oraison crépusculaire à l’oppidum d’Untinos, où la nuit tombant, la montagne se transformera en un théâtre d’ombres pour parachever le récit ascensionnel de notre héros.»

Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine, aime à renverser le point de vue sur la ville et sur nos récits de fondation. Ici, le récit métropolitain s’invente collectivement en mobilisant la marche comme outil d’inventaire et d’invention.Clémentine Henriot est auteur et paysagiste. A travers l’écriture du paysage, elle fouille les lisières du réel.

La Maison Sainte-Victoire sera le camps de base de 13H à 22H. Vous y retrouverez : Le campement 1001 NUITS avec sa bibliothèque et les publications des associations partenaires de « l’Ascension d’Elzéar ». Avec des espaces de repos, une cantine de petite restauration et des coins lectures. Du campement partiront les trois balades créées autour d’Elzéar.  

Trois balades pour partager nos réflexions sur le paysage érémitique, la nature construite et la religion industrielle :

A 13h30 : Elzéar et la religion industrielle (3h)Nous partirons vers l’est et traverserons les réalités médiévales de l’agriculture monastique, de l’industrie coloniale du temps des croisades et de l’assèchement des marais. Après être descendus à la chapelle du château et au gué situé à l’altitude 415 mètres, nous rejoindrons le sentier qui monte doucement vers le « Troncas », jusqu’à l’altitude 456 mètres.    

A 16h30 : Elzéar et les paysages érémitiques (2h)Nous partirons vers le nord et traverserons les collines rouges pour rejoindre le lieu dit « le Trou », restes d’un hameau, base inférieure du système des ermites et du prieuré situé au sommet.

A 19h45 : Oppidum Untinos : Rituel de tombée de la nuit  (2h)Il faudra compter une demi-heure de marche pour rejoindre ce plateau à la vue imprenable,  et relier l’ensemble de nos histoires dans les lueurs du coucher du soleil jusqu’à la nuit. 

Vous y trouverez : L’exposition « Mesozok Arc – La Vallée de l’Arc et la Provence au temps des Dinosaures », une visite commentée de l’exposition par Thierry Tortosa, Paléontologue et Conservateur de la réserve naturelle de Sainte-Victoire, les films de l’Association Les Amis de Sainte-Victoire et leurs applications pour téléphones consacrés à la restauration du prieuré au sommet de la montagne, une rencontre avec Jean-Mary Maurice, président de l’association spéléologique du Sud-Est, qui commentera ses images du plus profond des gouffres de Sainte-Victoire, découvert en 2016, une rencontre avec Jean Pierre Mattalia, fondateur de l’Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Sainte-Victoire (ARPCV). 

Avec : Xavier Boutin, Mireille Provensal, Thierry Tortosa, les associations Les Amis de Sainte-Victoire*, des spéléologues de Trets, des Excursionnistes Provençaux, le One Shot Gospel Chorus, les équipes de la Maison Sainte-Victoire, de la mairie et habitants de Saint-Antonin-sur-Bayon, de Beaurecueil et le Grand Site Sainte-Victoire.

Une coproduction Le Bureau des Guides – GR 2013 et Mp2018 Quel Amour

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Samedi 5 mai – Aix-en-Provence

1001 NUITS #8  – Pétrole – Où Christian Sebille et Philippe Foch invoquent turbines, tournilles et tourbillons

“Depuis mon arrivée à Marseille, les zones industrielles de l’Étang de Berre me fascinent. J’ai erré à de nombreuses occasions entre les espaces des raffineries, marché sur les berges des lacs et des étangs, écouté les villes et les villages, entre eaux douces et salées.

Pour raconter ces conversations comme ces errances j’aime l’idée du concert radiophonique, qui compose un spectacle à partir de prises de sons mêlant paysages sonores et interviews, sons isolés et recomposés. Et à un moment de ces déambulations, j’ai entendu ces avions, vu ces étendues, rencontrés ces hommes…”

En résidence sur le pourtour de l’étang de Berre depuis un an et demi, Christian Sebille glane expériences et rencontres pour confectionner sa palette sonore dans le cadre de Pétrole, projet au long cours et aux formes multiples.

Interviews d’habitants, de travailleurs ou de promeneurs, prises de sons du lycée Jean Moulin de Port de Bouc, du port ou des usines, enrichissent ces captations. C’est alors que la rencontre avec l’association des aéromodélistes (MACAP) s’est produite, induisant l’intimité particulière du site, cousue entre l’homme et la machine.

Le résultat est un dialogue entre le paysage et sa métamorphose sonore, entre les percussions et l’électronique qui les transforme, entre la réalité des sons et les volutes de leurs mouvements, en écho aux voltiges des avions et hélicoptères miniatures.

Surplombant le territoire de Berre, les musiciens projetteront les sons dans les axes de la course des vents contraires.

Avec Philippe Foch (percussions) et Christian Sebille (électronique)

Une coproduction Le Bureau des Guides – GR 2013, Mp2018 Quel Amour et le gmem CNCM marseille

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Nature for City life [2017-2022]

5 ans d’exploration des relations ville / nature dans les métropoles d’Aix-Marseille Provence et de Toulon Provence Méditerranée

En transposant la pratique de la grande randonnée dans nos territoires métropolitains, les actions émergeant du projet Nature for city Life informent les divers acteurs de la ville (habitants, aménageurs urbains, élus, étudiants…) sur le rôle des infrastructures vertes et bleues urbaines face aux changements climatiques. Une approche narrative et basée sur l’exploration sensible est privilégiée, favorisant une appropriation active des enjeux et une implication des participants à travers balades, ateliers thématiques, bivouacs, outils éditoriaux et d’observation ou encore conception d’un nouveau sentier dans la métropole Toulon Provence Méditerranée.

Sur le GR2013, des marches mensuelles sont ainsi proposées par Nicolas Mémain et le collectif SAFI, et dans la métropole toulonnaise, par Paul-Hervé Lavessière, en vue de la construction d’un Sentier Métropolitain du Grand Toulon.

Pendant 5 ans, ces guides, vont élaborer, une petite université populaire d’écologie métropolitaine – une « mission de service public pour penser, marcher, transmettre ».

Le projet Nature 4 City Life est un projet coordonné par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec la ville de Marseille, la métropole Aix-Marseille Provence, la métropole Toulon Provence Méditerranée, la métropole Nice Côte d’Azur, Air Paca, le Laboratoire Ecologie Population Développement (université AMU), le Bureau des guides du GR2013.

Pour aborder sous différents angles, et à différentes échelles, cette question des relations entre ville et nature, nous avons dégagé quelques thématiques et territoires spécifiques qui vont être approchés au cours de ces 5 ans.

1/ Les monographies des rivières

Fleuves côtiers, canaux, bassins… les infrastructures bleues sont la base des infrastructures vertes, et donc des éléments structurants de la métropole. Elles permettent d’approfondir des milieux spécifiques, dans plusieurs communes et également d’apprécier divers modes d’aménagement et de gestion.

2/ La Trame verte pratiquée

Les balades Trames vertes pratiquées propose de pratiquer à pied un tronçon de « trame verte » en expérimentant concrètement le rapport au déplacement, et en s’intéressant plus particulièrement à une espèce animale ou végétale dans ses usages des corridors. 

3/ L’Etang de Berre 

En 2020, des événements publics relatent l’aboutissement d’un long travail d’enquête autour des enjeux écologiques de l’Etang de Berre.

4/ Le Ruisseau des Aygalades 

Alors que l’émergence d’une prise de conscience collective émerge quant au rôle d’un fleuve côtier tel que celui des Aygalades, des balades seront proposées de la source à l’embouchure.

5/ Foresta

Dans le contexte du projet Foresta qui installe peu à peu la représentation, les usages et les modes de gestion d’un parc urbain basé sur une ancienne friche industrielle, le principe des Conversations marchées est d’inviter des scientifiques à marcher sur site, afin de collectionner les histoires écologiques des lieux, grâce au partage de connaissances diverses.

6/ Toulon Provence Méditerranée

Les balades ont vocation à faire émerger à la fois un nouveau sentier métropolitain, et une compréhension des enjeux écologiques tant pour les professionnels que pour les habitants.

©Julien Rodriguez

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