Bureau municipal de tourisme de Vitrolles
Place De l’hôtel de ville
13127 Vitrolles
04 42 77 90 27
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1001 Nuits #4 – Au bord de la ville – Où l’on joue avec la Folie Kilomètre à lire des histoires dans le paysage.
La Folie Kilomètre vous invite à une randonnée littéraire sur le GR2013.
Le principe est simple : venez avec de bonnes chaussures, un goûter, et un bouquin que vous aimez bien. Le choix du texte est complètement ouvert – extrait d’un roman, article scientifique, écrit philosophique… – , veillez juste à ce que ce ne soit pas trop long, mais sentez-vous libre !
Au cours de la marche, nous chercherons ensemble les lieux appropriés à la lecture.
Ces textes feront peut-être écho aux paysages que nous traverserons, à nous de trouver comment. Les possibilités sont infinies et il y a fort à parier que des connexions incongrues et joyeuses s’installeront entre la lecture, la situation de marche et les lieux que nous allons parcourir.
Voici quelques éléments de paysage que nous sommes susceptibles de rencontrer pendant la balade aux Pennes Mirabeau : un croisement, une vue sur la ville, des bois, une caméra de sécurité, un rond-point, un bel arbre, un parking, un endroit bruyant, un jardin…
À la croisée des chemins, le collectif pluridisciplinaire de la Folie Kilomètre imagine des expéditions, spectacles, promenades et ateliers. La place du spectateur, en tant qu’individu, et celle du groupe, en tant que collectif, sont des éléments prépondérants de leur écriture.
Au bord de la ville est une expérience où il est plus que bienvenue de s’amuser. C’est un partage, un jeu collectif pour créer des histoires à l’endroit et au moment où nous sommes.
En coproduction avec MP2018 Quel Amour !















Depuis la disparition de l’étang de Berre dans l’atlas Michelin, un équipage s’est constitué à la recherche de l’île de Pamparigouste. Cette brèche dans le symbole de la modernité dopée au pétrole a laissé entrevoir la possibilité d’atteindre l’oasis mystérieuse et féérique que les anciennes légendes provençales situent au large de l’étang de Berre. L’équipage a arpenté les rives de l’étang et le paradoxe de cette disparition en était d’autant plus saillant : toutes les rives de l’étang avaient été remodelées depuis longtemps par l’industrie du pétrole, et surtout par la pétrochimie… Les rives de l’étang et ses vapocraqueurs étaient un des maillons clés de notre dépendance aux hydrocarbures. Solvants, détergents, médicaments, colorants, cosmétiques, engrais, pesticides, et l’immense domaine des matières plastiques, résines, fibres synthétiques, plastifiants, élastomères, adhésifs, polyester, nylon… Le plastique avait infiltré les chairs.
L’équipage a alors voulu comprendre comment nous avions fait société autour du plastique. Tel un mirage le plastique est arrivé, il a pu paraître cette île merveilleuse où règne l’abondance : plus besoin d’écailles de tortue pour réaliser des lunettes, plus besoin de fourrures ou de cuir ou de laine pour se vêtir. Un matériau durable qui révolutionne notre rapport extractiviste au vivant. La puissance du plastique est désormais sa malédiction, sa persistance infiltre tous les milieux. L’île paisible de Pamparigouste pourrait disparaître à nouveau derrière les flots. Ce qui a fait vivre les rives, tuerait-il l’île ?






Pour comprendre le plastique ne fallait-il pas devenir plastiques nous-même ? Faire un pas de côté pour comprendre ce qui nous a fait ? L’idée d’inventer un laboratoire plastique est née…
Pendant 3 ans l’étang de Berre va être étudié sous tous les angles : sociologique, artistique, physico-bio-géochimique.
En convoquant les habitants, associations et organisations qui peuplent les rives de l’étang, ce projet de recherche-action articulera une étude participative des mouvements des micro-plastiques dans la lagune ; une recherche par l’expérience sensible et l’imaginaire ainsi qu’une enquête sur les relations actuelles et possibles qu’entretiennent les riverain·es de l’étang avec cette matière industrielle.












En replaçant l’étang de Berre dans les dynamiques contemporaines qui préparent les transformations du littoral méditerranéen, le Laboratoire plastique invite à activer de nouvelles solidarités sociales et écologiques dans le bassin versant de l’étang de Berre pour réduire le flux de ces matières problématiques.
Et si un laboratoire pouvait être l’occasion de rassembler les communautés nautiques de l’étang ? Fantastique !
En 2019, une rencontre improbable a eu lieu : les membres du Tara, la célèbre goélette qui sillonne les mers traquant les plastiques et microplastiques à l’international, est venue sur la lagune. Il n’y a aucune donnée solide sur la présence de ces polluants. La société ouvrière rassemblée autour du pétrole, aujourd’hui en déprise, fait place à une autre société, celle dont le plastique est le nouveau sol. Le plastique s’est immiscé dans tous nos modes de vie. Et on n’y connaît rien. Le comité d’accueil : 8 vies pour la planète, le Gipreb, l’IECP, Chrome, des jeunes explorateur·ices des bases de voiles et les artistes du GR2013 et leurs associé·es à la recherche de Pamparigouste. L’équipage décide alors de se recomposer en Laboratoire pour pister ce que ces plastiques disent de nos sociétés.
Comment un laboratoire peut aussi être l’occasion d’assembler des communautés de l’étang ? Comment les différentes recherches menées, artistiques, scientifiques, sociologiques, citoyennes, peuvent-elles être plastiques elles-mêmes et s’infléchir les unes les autres ? Comment la recherche elle-même peut-elle permettre aux riverain·es de l’étang de se constituer en société concernée avec les chercheur·euses ? Comment la science participative peut-elle faire émerger de nouvelles questions et de nouvelles manières d’enquêter, plus proches du type de savoirs et de pratiques de recherche dont nous avons besoin pour mieux s’accorder aux exigences de notre époque ?
Aujourd’hui, il est bien connu que l’ensemble des océans sont contaminés par les plastiques provenant essentiellement des activités humaines sur les continents. Ce qui bien est moins connu en revanche c’est le chemin que ces plastiques ont emprunté pour traverser ces zones côtières, entre le moment où ils sont rejetés par les fleuves et le moment où ils atteignent l’océan. Suivent-ils simplement les courants marins ? Quelle est la proportion des plastiques qui se retrouvent déposés sur les plages ? Combien d’entre eux ont coulé et se sont accumulés dans les sédiments et ne seront jamais aperçus ? Combien de temps séjourneront-ils ici ? Vont-ils être plus facilement dégradés dans les zones côtières ? Constituer un risque plus important pour les organismes vivants ? En pistant leurs cheminements, peut-être apprendrons nous à observer comment les filières de l’emballage et du déchet pourraient être repensées ?
18.11.2023
Assemblée #1 Plastique, où es-tu, m’entends-tu, que dis-tu ?
Une balade sur les rives des communes d’Istres et de Saint Mitre. Un littoral en mode cabanons viabilisés, un massif protégé, quelques kayaks et deux campings avec plage. Nous sommes à l’étang de Berre et les usines pétrochimiques semblent bien lointaines, presque effacées vues de cette partie préservée de la lagune.
C’est pourtant sur ces rivages et dans ces forêts où chemine presque joyeusement l’eau du canal que nous partagerons la première assemblée du Laboratoire Plastique de Pamparigouste et pisterons les traces du monde plastique bien présent de l’étang…
16.11.2024
Assemblée #2 Mieux vaut regarder là où on ne va pas, parce que, là où on va, on saura ce qu’il y a quand on y sera.
Le second opus emprunte une maxime aux Shadoks pour nous inviter à regarder ce qui est là, le plastique dans ses modes d’existence. Entre étang et rivières, les premiers résultats des recherches scientifiques nous conduiront vers d’autres échelles que celles de nos yeux, les travaux des artistes vers d’autres récits de la matière, et nous partagerons comment les habitants des rives perçoivent et accordent leurs vies à ce monde industriel qu’ils côtoient au plus près.
15.11.2025
Assemblée #3 Épopée pétrochimique, es-tu lourde ou palourde ?
En savoir plus


D’une gare TGV à une gare TER, découverte des panoramas métropolitains du GR2013
Une hospitalité au cœur du parc départemental de l’Arbois
Le Bureau des guides propose un programme de constructions nommé « Les hospitalités du GR2013 ».Une invitation est lancée à des équipes artistiques pour concevoir ces aménagements, telle une halte pour marcheurs, aux abords du chemin. Inauguré le 19 mai 2019, le Rocher est la première construction de ce programme dans les différents parcs départementaux.
Le parc départemental de l’Arbois se situe au cœur de la métropole Aix-Marseille. Cet emplacement a été choisi à l’invitation du département pour aménager la première halte d’hospitalité entre les chênes kermès et les lignes haute tension. L’Arbois est un espace de nature pris dans un filet de réseaux d’énergies et de transport, un territoire habité par les sangliers, les TGV, le thym, les chasseurs et les promeneurs.
Le Rocher est une structure à habiter, une halte sur le chemin du Badaïre qui serpente sur le flanc des reliefs calcaires. Le Rocher est un abri singulier dans ce paysage provençal, une construction de bois, un signal étonnant que les curieux viennent visiter. Cet objet confortable permet une halte, un moment de contemplation de plusieurs éléments remarquables : ici le canal et son tunnel, là le vallon et sa «mange», ou encore le thym et la mangeoire, un morceau de ciel. par sa structure, le rocher pointe ces cadrages, souligne certains détails de ce paysage hybride, entre métropole et morceau de nature. en interaction avec son environnement.






Le Rocher est aussi un observatoire qui invite les marcheurs à participer à l’enrichissement d’une banque d’image.
Collectif d’artistes, marcheurs, cueilleurs et constructeurs, ils s’inspirent de la nature pour créer des oeuvres qui invitent à prendre le pouls des territoires, à (re)découvrir des richesses insoupçonnées.
Par leurs interventions le collectif souhaite faire résonner la conversation intime entre des hommes et leur environnement.
D’un groupe d’architectes : le collectif ETC
Né à Strasbourg en septembre 2009, le Collectif Etc rassemble des énergies autour d’une dynamique commune de questionnement de l’espace urbain.
Par le biais de différents médium et de différentes compétences, le Collectif se veut être un support à l’expérimentation.
Projet artistique participatif de représentation du territoire traversé par le GR2013, il documente ses usages, les frottements ville-nature et la grande richesse de ses paysages. 100 points de vue sont ainsi chaque année rephotographiés afin de réaliser une veille paysagère et d’engager une réflexion sur le devenir de nos paysages.
Des balades ont été crées autour du Rocher, elles peuvent être organisées à la demande.
Balade autour de la mémoire du camp américain de l’Arbois et de ses différents théâtres. Avec Hendrik Sturm. Lire l’article de Marsactu.
Balade autour de l’archéologie du Canal de Marseille, un patrimoine monumental à découvrir depuis le parc départemental de l’Arbois. Avec Nicolas Memain
Balade pour les familles pour découvrir les différentes manières de ressentir les paysages GR2013 depuis le parc de l’Arbois. Avec Loïc Magnant
Microbalades, SAFI installe au parc départemental de l’Arbois ses comptoirs du paysage du GR2013, point de départ de microbalades autour de la flore du parc. Avec le collectif SAFI

© Geoffroy Mathieu

© Geoffroy Mathieu