Mathias Ben Achour
Guide autodidacte, marseillais tous les jours depuis les années 1990




Cueilleuse d’histoires, poète sous la douche, astromage en devenir.
Marcheuse amatrice qui regarde, soit un peu trop le sol et les plantes, soit un peu trop le ciel à la recherche des nuages, elle se fait surnommer Alfonce lorsqu’elle fabrique des images. Dessinatrice tremblante, musicienne occasionnelle, ou lectrice à voix haute passionnée, elle pense son vrai métier à la façon d’une lecture constante de son environnement, qu’elle tente de décrypter et espère rafistoler quand c’est nécessaire.
Après des études en design graphique en Limousin et un cursus à l’école des Beaux-arts de Marseille, la forêt et le patchwork marseillais se mélangent dans son imaginaire, qu’elle a décidé de mettre au service de la matière où l’on pose nos pieds.
https://www.instagram.com/al_fonce_/





Poursuivant sa quête infinie de Pamparigouste, le drôle d’équipage reprend cet été ses explorations de l’étang de Berre, et rajoute un chapitre à sa folle aventure : le laboratoire plastique ! Pendant 3 ans l’étang de Berre va être étudié sous tous les angles : sociologique, artistique, physico-bio-géochimique. Et si un laboratoire pouvait être l’occasion de rassembler les communautés nautiques de l’étang ? Fantastique !
Cet été nous naviguerons donc une ultime fois avec le Ressentiscaphe, nous suivrons de près les balises qui peuplent l’étang et ouvrirons l’oeil pour scruter les micros et les macros plastiques.
Alors direction l’étang !
Plusieurs rendez-vous vous permettront de rejoindre l’équipage sur les rives :
Samedi 27 mai de 14h à 18h
Fête de la nature à Saint-Chamas
Trois visites (14h30, 15h30 et 16h30) seront proposées par le collectif SAFI et le Bureau des guides du GR2013 pour vous conter l’histoire de Pamparigouste et son nouveau chapitre le Laboratoire plastique. Nous partirons du théâtre de Verdure pour rejoindre le Ressentiscaphe sur la Grande plage de Saint-Chamas.
L’ensemble de la programmation de la journée : https://www.facebook.com/events/814235852872339
Dimanche 28 mai de 17h à 19h
Cap sur Istres !
Plonger dans l’envers de la carte, pour mieux (re)découvrir les rives de cette lagune à la beauté obsédante. Dans l’édition de l’Atlas Michelin de 2015, l’étang de Berre disparaît. Un équipage hybride d’artistes, riverain·e·s, scientifiques se réunit pour voir ce qui se cache derrière cette disparition. Petit à petit, l’équipage s’agrandit de toutes les rencontres faites en chemin. Moules, zostères, torchères racontent l’histoire de Pamparigouste : une île cachée où la vie est douce et heureuse.
Cette balade sonore du Bureau des guides du GR2013 réalisée par Pascal Messaoudi et proposée par l’office du tourisme d’Istres, relate cette enquête à la recherche de cette île que les anciennes légendes situent quelque part à l’étang de Berre. C’est depuis les rives d’Istres, et les secrets qu’elle recèle, que l’équipage Pamparigouste vous invite à (ré)explorer cet étang. Et si cette disparition dans l’atlas était un indice pour nous mener vers l’île tant rêvée ?Venez (re)découvrir collectivement cette balade sonore le long des rives istréennes en compagnie du Bureau des guides et de l’office du tourisme.
L’evenement : https://www.facebook.com/events/825915549161355
Du 3 au 21 juin
Exposition collective « Transition » avec la participation du Collectif SAFI à l’office du tourisme de Saint-Chamas
Le collectif SAFI y présentera des images du Voyage du Ressentiscaphe, une plateforme d’observation pour mesurer, avec nos sens, la vie à la surface et les profondeurs de l’étang mais aussi la série d’objets conçue pour tenter de communiquer avec les infra mondes et la série de « drapeaux récits » qui flottent sur cette embarcation.
Infos sur l’exposition : https://www.facebook.com/events/625048679543546
Mercredi 14 juin
Journée des Balises à la base nautique de Rognac
Le matin, le designer Maxime Paulet et ses apprentis installeront le filet pèlerin. Après un repas partagé, Peter Sinclair (Locus stream), 8 vies pour la planète et le GIPREB présenteront à leur tour leurs différentes balises.
Samedi 24 juin de 10 à 17h
À l’abordage !
Le Ressentiscaphe sera sur la Grande plage de Saint-Chamas (Cabassons) et le collectif SAFI vous proposera de tester un cahier de jeux “sensoriels” en cours de fabrication avec le graphiste Pierre Tandille.
Jeudi 29 juin
Journée de prélèvement de plastiques et ramassage collectif de déchets à Istres
Organisée par l’IECP dans le cadre du projet de laboratoire Plastique, cette journée aura lieu à la plage de Monteau.
Le matin les prélèvements seront assurés par l’IECP et après un repas partagé, une collecte de déchets sera proposée par Wings of the ocean.

Collectif SAFI (artistes marcheurs-cueilleurs, plasticiens)
Au cœur de l’aventure Pamparigouste depuis son amorce en 2019, le collectif SAFI a élaboré la plateforme d’observation et de navigation du Ressentiscaphe.
À partir de l’hypothèse d’inviter les moules à “s’accrocher » à la vie dans l’étang de Berre, le Ressentiscaphe invite à mesurer la vie à la surface et dans les profondeurs de l’étang à l’aide de nos perceptions sensibles.
Produisant de multiples histoires à partager sous forme de performances, d’ateliers et d’installations plastiques, le collectif SAFI et son radeau mettent en récits les milieux marins de l’étang et leurs interactions avec le vivant, les activités humaines, l’industrialisation…

Dans le cadre de l’expédition Pamparigouste.

Balade polyphonique autour de l’Arbois
“L’image qui me guide est celle du mille-feuilles des couches cartographiques thématiques d’un système d’information géographique. Il correspond, du moins en partie, à ce que les géographes nomment co-spatialité c’est à dire à« la superposition des territoires et des réseaux » . L’analyse de la co-spatialité des territoires me fournit la matière et les arguments pour construire un itinéraire précis : existe-t-il des interactions entre ces couches co-présentes et où se situent alors les « micro-fentes » qui les relient ?” Hendrik Sturm
À partir du concept de mille feuille développé par Hendrik Sturm, les artistes-marcheurs du GR2013 reviendront sur les traces de celui qui a parcouru mille fois l’Arbois. Une enquête spatio-temporelle des plus feuilletées, en l’hommage d’un grand marcheur minutieux.


© Mathieu Mollet



Un week-end pour prendre soin du fleuve côtier Caravelle/Aygalades
Les conclusions les plus évidentes cachent parfois les situations les plus mystérieuses. Demandez à vos voisin.e.s marseillais.e.s d’où vient l’eau qu’ielles boivent. La plupart répondront en riant quelque chose comme, « du robinet, bien sûr. Vous en voulez ? Il suffit de tourner la poignée.”
Il en va ainsi, tout particulièrement si vous avez passé votre vie à maîtriser la survie en appartement. Mais le robinet n’est que le dernier endroit par lequel l’eau est passée, non pas là d’où elle vient. Avant cela, elle était dans des tuyaux, et avant encore dans des conduites d’eau. Elle y est arrivée depuis une station de potabilisation à Sainte Marthe, et avant encore depuis le canal de Marseille, connecté à un autre canal – le canal usinier EDF, connecté à un lac de stockage… « Dites-moi donc le nom du lac et je saurai d’où vient vraiment l’eau. – Serre-Ponçon… ».
Trouver son nom et, mieux encore, marcher sur les bords de ce lac s’apparente définitivement à une première étape vers l’acquisition d’un sens du soin et de la gratitude.
Mais ce lac n’est qu’un endroit parmi d’autres où l’eau est passée. Elle est arrivée par le ruissellement des eaux de pluie, de la neige tombée des nuages et de la fonte des glaciers. Et ces glaciers ? Et ces nuages ? D’où viennent-ils alors ? Des eaux évaporées de l’océan ? De la rencontre de deux systèmes climatiques ? Quelles que soient les forces impliquées dans la formation d’un nuage ou d’un glacier particulier, la source de chaque goutte d’eau qui s’y trouve demeure un profond mystère. Si quoique ce soit peut être dit sur l’état par excellence de l’eau, c’est probablement qu’elle ne finit ni ne commence nulle part, mais qu’elle est prise dans un cycle permanent qui l’emmène d’une forme et d’un emplacement vers un autre.
Savoir que l’eau est toujours prise dans un cycle a une grande valeur pratique (quelle que soit la fragilité de notre perception de chaque phase du cycle). Cela signifie, par exemple, que rejeter des eaux usées ou chimiquement polluées ne permettra pas vraiment de se débarrasser de ces polluants. Ils seront juste transportés dans le flux suivant, où qu’il soit : la prise d’eau d’une ville en aval, peut-être, ou à travers le sol pour s’infiltrer ensuite dans des puits. Et un jour elle s’infiltre dans nos corps et nos tissus dansants. Ce savoir est la base de ce que l’on pourrait appeler « une politique sensible du cycle de l’eau ».
C’est une invitation à fêter notre ruisseau, les 30 septembre et 1 octobre 2023, pour le raconter dans ces cycles, le danser dans ces cycles, et construire ensemble quelque chose de cette politique commune des cycles. Des gestes simples comme glaner, nettoyer, se raconter des histoires, se faire des costumes, se dire ce qui a été fait le long de ce ruisseau cette année, lire et voir les futurs de ce ruisseau.












Festin thérapeutique / Ivresse forestière / Tourisme inter-espèce
L’hôpital Nature, telle une hospitalité naturelle, sera activé pour la première fois dans le cadre des Nuits des Forêts. Un processus de création, initié par Robin Decourcy, dont la danse et le soin seront ici les meilleurs alliés pour concevoir des performances inclusives et participatives, autour de la source du Fauge.
Des objets matérialisent la création artistique grâce à une collaboration avec l’architecte constructeur Florent Chiappero. Abbaye cistercienne, arbres centenaires, faune et flore du site de St Pons composent un vaste terrain de mémoires, mais aussi un milieu fragile : celui de notre avenir, de la disparité de l’eau et de la menace sur la vie animale. Ce qui nous invite à la question centrale de l’HOSPITAL NATURE : Qui soigne qui ?
Artistes associé.es : Raphaël Caillens, jardinier-poète. Mathilde Monfreux, chorégraphe.
Hospitalités du GR2013
Les « Hospitalités du GR2013 » réunissent des projets associant marche à la construction d’aménagements d’accueil et d’observation le long du sentier. Portées avec des collectifs d’artistes-constructeurs et d’architectes, elles proposent des interventions liées aux usages et aux lieux, des espaces de convivialité et de rassemblements, des installations publiques et poétiques.
Hospitalités du GR2013 dans le cadre des Nuits des Forêts 2023
https://nuitsdesforets.com
