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S’exposer au vent [2021]

Conversations autour du projet d’éoliennes flottantes dans le golfe du Lion 

La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit qu’en 2030, 40% de l’électricité provienne de sources renouvelables. Pour parvenir à cet objectif, elle prévoit d’attribuer en Méditerranée, en 2022, deux parcs éoliens flottants commerciaux de 250 MW chacun et de leurs extensions, de 500 MW chacune. C’est l’ensemble de ce projet qui est soumis au débat public. Selon le Code de l’environnement (art L121-1), un débat public doit permettre de débattre de l’opportunité d’un projet, de se questionner sur des solutions alternatives et des enjeux de société qu’il sous-tend.

Que l’on soit pêcheur.se, paysagiste, juriste, habitant.e, ornithologue, historien.ne de l’énergie ou ingéneur.e en éolienne, les questions que l’on adresse aux futurs parcs éoliens flottants ne sont pas les mêmes. Il souffle pleins de vents, parfois contraires, alors prêtons une attention à toutes les brises pour apprendre à s’orienter et éprouver collectivement le futur…

Un premier temps d’enquêtes collectives visant à mettre en commun questions, connaissances, points de vue et enjeux avec différentes communautés concernées a eu lieu cet été grâce à trois marches. La première marche du 9 juillet sous forme d’une navigation de Port de Bouc à Port Saint Louis en compagnie de Bertand Folléa, paysagiste directeur de la chaire paysage de la transition énergétique, Marie-Laure Lambert, chargée de recherches en droit de l’environnement, Yves Henocque, écologue marin questionnant les modes de gouvernances maritimes.. La seconde du 31 août dans les sansouires Port Saint-Louisiennes pour porter notre attention sur les mobilités éoliennes et animales en compagnie d’Arnaud Bechet, Écologue de la Tour du Valat, Alain Nadaï, Socio-économiste des enjeux énergétiques, Stéphane Arnassant, Responsable du pôle biodiversité et patrimoine naturel du Parc naturel régional de Camargue, Laurence Nicolas, anthropologue et Christelle Gramaglia, sociologue. La troisième le 9 septembre aux alentours de l’anse de Gloria en nous invitant à converser sur les usages du littoral et de la mer, les politiques énergétiques et économiques ainsi que la place des communautés concernées dans les processus décisionnels en compagnie d’Olivier Labussière, socio-économiste des enjeux énergétiques et Vincent Baggioni, animateur régional du réseau Energie Partagée..

A partir de toutes ces explorations et conversations estivales, une grande marche entre la mer et la terre, le vent et les fonds, s’est déroulée le 2 octobre 2021. Un parcours en bateau de Port de Bouc puis à pied dans la vaste paysage de Port St Louis nous amène à éprouver les échelles, déplier l’énergie, interroger notre rapport à la mer. Des interventions de chercheurs, d’usagers ou d’acteurs du projet seront revisitées et mises en discussion par les artistes associés et par l’expérience située de la balade.en compagnie de l’artiste Camille Goujon, du collectif SAFI, des chercheurs Alain Nadai (Socio-économiste des enjeux énergétiques), Fabien Bartolotti (historien de l’énergie), Laurence Nicolas (anthropologue) et Marie-Laure Lambert (juriste de l’environnement), de Bernard Genet (ancien agent du Grand port de Marseille), Pierre-Yves Hardy (WWF),  Yves Henocque (écologue marin), Vincent Baggioni (animateur régional du réseau Energies Partagées) et de ceux et celles concernées par le projet qui ont marché avec nous tout l’été.

Nous vous invitons à découvrir la restitution de toute cette enquête à travers un roman-photo d’Amélie Laval et une édition regroupant les entretiens retranscrits, les images de Benjamin Bechet et les dessins de Benoit Guillaume.

Journal La Provence, le 15 juillet 2021

DANS LE CADRE DU DÉBAT EOS – QUELLES ÉNERGIES EN MÉDITERRANÉE ?
DU 12 JUILLET AU 31 OCTOBRE 2021

DANS LE CADRE DU DÉBAT EOS – QUELLES ÉNERGIES EN MÉDITERRANÉE ?

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AirWalk

Mesurer la qualité de l’air à travers l’observation des lichens.
Depuis 2022, des parcours sont imaginés par le Bureau des guides et les chercheur·se·s de l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP) avec des artistes invité·e·s. Ces balades permettent de découvrir les méthodes de biosurveillance, de rencontrer des habitant·e·s impliqué·e·s tout en partageant des pratiques sensibles et des récits territoriaux proposés par les artistes.

Mesurer la qualité de l’air

La qualité de l’air est un enjeu majeur du développement des territoires, compte-tenu du lien entre les expositions aux polluants atmosphériques et l’état de santé des populations.

L’IECP conduit depuis 2011 un suivi de la pollution atmosphérique par l’étude et l’analyse des lichens : on parle de biosurveillance lichénique. Un tel suivi permet une approche complémentaire aux analyses instrumentales réalisées par les acteurs scientifiques ou le réseau de surveillance de la qualité de l’air. 

Les résultats de ce projet montrent concrètement les niveaux d’exposition (bioaccumulation) et l’impact à long-terme des polluants atmosphériques sur la communauté lichénique (bioindication), sur une échelle géographique étendue.  La première campagne d’étude, conduite en 2011, a tout d’abord concerné les zones proches des principaux émetteurs de pollution, notamment les villes de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Aujourd’hui, c’est un suivi trisannuel qui est organisé sur la totalité du territoire métropolitain.

Le sentier du GR2013 comporte des stations d’observation lichénique appartenant au réseau de biosurveillance de la qualité de l’air développé par l’IECP. Ce réseau a permis de produire une cartographie des cumuls d’expositions aux polluants atmosphériques et d’évaluer leurs impacts sur la biodiversité lichénique. Des citoyens volontaires, formés aux méthodes d’observations, participent à cette biosurveillance de la qualité de l’air (Observatoire citoyen de l’environnement – VOCE).  

Les lichens sont de bon bio-indicateurs, car ils permettent d’évaluer à l’œil nu la qualité de l’air d’un espace : plus la qualité de l’air est bonne, plus la diversité lichénique est grande.
Parce qu’il grandit lentement mais tout au long de l’année, qu’il se nourrit de l’air ambiant (il n’a pas de racine) et qu’il n’a pas de système d’excrétion pour se débarrasser des déchets, le lichen est très exposé aux constituants de l’air. On parle alors de bioaccumulation lichénique. Leur analyse permet de connaître précisément les éléments qui constituent l’air d’une vaste zone, comme celle que vous traverserez [lors des balades que nous vous proposons] Collectif SAFI, Carnet AirWalk

Cycle des balades Air walk

En 2022, le cycle Inspirations lichéniques vous a emmenés dans 4 conversations marchées animées par l’artiste plasticien Côme Di Meglio.
Vendredi 3 juin 2022
# Balade Hydratation – Sainte-Victoire, entre Le Tholonet et Aix-enProvence
Mardi 14 Juin 2022
# Balade Combustion – La Couronne, entre Lavéra et la Couronne
Vendredi 24 Juin 2022
# Balade Digestion – L’Arbois, entre Cabriès et Vitrolles
Vendredi 1er juillet 2022
# Balade Consommation – les traverses Marseillaises, entre La Barasse et Font obscure
Vous pouvez retrouver le carnet Inspirations Lichéniques qui accompagnait ces 4 marches.

En 2024, le collectif SAFI prend le relais avec deux nouveaux parcours expérimentés au printemps à proximité de l’Étang de Berre et de Fos-sur-Mer.
Samedi 27 avril 2022
# Balade Érosion – de Istres à Saint-Chamas
Samedi 8 juin 2024
#2 de Port-de-Bouc à Fos-sur-mer
Ces deux balades de création ont permis de récolter l’avis des participant·e·s, d’élaborer le carnet de médiation AirWalk et de former les guides à la grande constellation de balades AirWalk prévue Samedi 12 octobre 2024.

Samedi 12 octobre 2024 : la Galaxie Air Walk

Fruit de ces observations collectives menées par l’IECP, le collectif SAFI et le Bureau des guides du GR2013, la Galaxie Airwalk proposera 6 balades en simultané.

Illustrations : Stéphane Brisset
Ces marches sont proposées dans le cadre du projet AIRWALK, financé par le programme DIAMS et porté par l’Institut Ecocitoyen en partenariat avec le Bureau des guides du GR2013. DIAMS (Digital Alliance for Aix-Marseille Sustainability/Alliance numérique pour le développement durable d’Aix-Marseille), offre l’opportunité au territoire métropolitain d’expérimenter de nouvelles façons d’appréhender la qualité de l’air tout en développant des solutions innovantes. DIAMS est un projet de la Métropole Aix-Marseille-Provence cofinancé par le programme UIA (Urban Initiative action) et soutenu par l’Union Européenne.

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Parasites !

Cabinet de curiosité entre parasitisme et coévolution

Les parasites ne sont pas toujours pathogènes, ils ont également joué un rôle moteur dans l’apparition des végétaux qui ont vu le jour parce qu’une bactérie, capable de transformer la lumière en énergie, avait parasité une cellule primitive. Entre symbiose et conflit, le parasitisme est donc souvent une histoire de coévolution très fine. Le collectif Safi vous propose une balade pour explorer l’univers étonnant des galles, cette étrange relation entre une plante et un insecte qui interroge et renouvelle notre compréhension du parasitisme. En chemin, le collectif déplie son étonnant cabinet de curiosité pour exposer différentes formes parasitaires et révéler la recette parfaite de l’encre ferro-gallique.

SAFI travaille, apprend, rêve, partage, imagine, transmet à partir du végétal. Non pas la nature conservée, ni la nature domestiquée, mais celle plus complexe des espaces en friche, des frontières de la ville, là où le jeu reste possible tout en posant les enjeux du devenir urbain. Le collectif explore les ressources, se nourrit de rencontres, prend le temps de la résidence, du vagabondage et de l’expérimentation pour prendre le pouls des territoires traversés. Il met en valeur, en lumière, la conversation intime entre des hommes et leur environnement. À partir d’un répertoire de gestes fondamentaux : marcher, sentir, écouter, manger… SAFI invite à traverser des zones oubliées, à pratiquer des gestes vernaculaires et à (re)découvrir des richesses insoupçonnées. Il propose de faire des expériences sensibles qui révèlent ce qui sous nos yeux se dérobe, peut-être par habitude. il propose de découvrir qu’une mauvaise herbe peut être un végétal étonnant, un délice en cuisine ou un matériau d’avenir et constitue un véritable héritage qui nous aide à comprendre notre environnement, nous relie les uns aux autres et fait apparaître la ville sensible et affective.

14h00 Rendez vous aux Réformés canebière – arrêt du bus 34 (Départ du bus à 14h13)
Point de départ de la balade Merlan Tourelle
Retour vers 17h30

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TempeSte au Panier

L’Agonie du Palmier, collectif de théâtre de rue, propose une « Exploration ‘pataphysique* » du Panier par temps de peste ; un spectacle déambulatoire entre fiction et réalité pour découvrir Marseille sous un nouvel angle. 

Les G.P.S* ont bien bossé ! 

Ils se sont demandés…ils ont cherché … et ils ont trouvé !

Ici, ils ont découvert des secrets insoupçonnés. 

Usant de ‘pataphysique, science qui cherche des solutions imaginaires à des problèmes qui à priori n’existent pas, ils vous embarquent dans une exploration du Panier en temps de peste (d’où le titre). Ils vous feront revivre leur enquête, leurs questionnements et leurs déductions.

Créé en 2008 l‘Agonie du Palmier est un collectif implanté à Marseille. Il héberge des spectacles créés en son sein et les accompagne toute la durée de leur création et de leur diffusion. Chaque spectacle a une identité propre en fonction de l’équipe qui le constitue car les artistes du collectif sont issus de pratiques artistiques variées. Le collectif se donne le droit de changer régulièrement de forme afin d’être au plus près de la réalité de ceux qui le composent. Aujourd’hui les directions artistiques sont assurées par Coline Trouvé et Pierrick Bonjean. Ils donnent aux spectacles des teintes clownesques, ‘pataphysiques ; en rue, en appartement, en conférence, au comptoir du bar, en balade villosophique… Ils travaillent encore et toujours sur l’absurdité du monde qui fait d’eux des artistes vivant(s) du spectacle pas encore mort.

Des balades produites par le Bureau des guides du GR2013 pour le Musée d’histoire de Marseille dans le cadre de l’exposition « Marseille en temps de peste, 1720-1722 »

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Archéologies urbaines partant de pestes

Un itinéraire sur les traces de la Peste de 1720 dans la vieille ville de Marseille, en particulier à partir de ses fouilles depuis l’épave du Grand Saint Antoine, les anciennes infirmeries et le tracé du littoral jusqu’aux sépultures de catastrophes bordant églises et couvents, de la Major à l’Observance. Une enquête archéologique pour lire la ville, les anciens lazarets, les remparts et les portes pour interroger la question de la contagion, de sa propagation, comme du sens politique donné à son origine orientale. Des récits historiques et iconographiques pour saisir qui sauve qui en temps d’épidémies ? Des récits qui font appel à Fred Vargas en résonnance avec son thriller « Pars vite et reviens tard ». Un parcours en immersion dans le quartier du Panier où « le vinaigre des 4 voleurs » laisse planer son parfum curatif d’antan pour terminer entre Hôtel Dieu et Hôtel de Ville. Des questions politiques, économiques et de santé publique en résonnance avec la Covid 19.

Nathalie Cazals est guidée par sa curiosité et l’envie de comprendre comment les choses fonctionnent autour de nous. Toujours à la recherche de sens lorsqu’elle s’investit dans une aventure. Une (en)quête sur les identités culturelles pour son doctorat et la voilà archéologue pendant plus de 15 ans. Ainsi, des mains dans la terre à un regard systémique de la culture, elle développe une ample palette de connaissances et valorise le patrimoine sous des formes multiples.Elle accompagne les collectivités et le secteur associatif à la mise en place de projets culturels dont les valeurs sont issues de l’éducation populaire et par l’application des Droits Culturels, en créant des synergies entre les acteurs du tourisme, de la culture et du social. Auteure de récits, Nathalie Cazals partage ses enquêtes sur Marseille, avec la minutie et l’analyse scientifiques et un zeste de restitutions artistiques au cours de balades urbaines.

Une balade co-produite par le Musée d’histoire de Marseille et le Bureau des guides du GR2013 dans le cadre de l’exposition « Marseille en temps de peste, 1720-1722 »

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Le Lazaret à Saint-Martin d’Arenc

Quelles sont les traces du grand lazaret d’Arenc, cet équipement majeur contre la propagation de la peste, bientôt 200 ans après sa destruction ? Nous allons nous promener dans la ville invisible en suivant le périmètre du lazaret.

Hendrik Sturm est artiste marcheur. Originaire de Düsseldorf, il vit à Marseille depuis 1994. Après avoir mené de front, entre la France et l’Allemagne, une formation aux Beaux-Arts et une thèse en neurobiologie, Hendrik Sturm enseigne aujourd’hui à l’école des Beaux-Arts de Toulon, et pratique son art de la marche un peu partout en France, à Marseille ou Paris, souvent en zone périurbaine, mais également en centre-ville ou en milieu rural.

Une balade co-produite par le Musée d’histoire de Marseille et le Bureau des guides du GR2013 dans le cadre de l’exposition « Marseille en temps de peste, 1720-1722 »

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Marseille en temps de peste

Octobre 2022

Le temps de deux balades en compagnie de Nathalie Cazals et l’Agonie du palmier, nous reviendrons sur la célèbre épidémie de peste noire qui a frappé Marseille et bouleversé la vie quotidienne de ses habitants au début du XVIIIe siècle.
Origine du fléau, premiers signes de contamination, parcours individuels et collectifs, tentatives pour endiguer l’épidémie et lieux emblématiques au cœur de la cité. De l’arrivée du célèbre Grand-Saint-Antoine, navire porteur de la peste, jusqu’à l’intervention du Chevalier Roze et de Monseigneur de Belsunce, héros Marseillais du bien commun. Une opportunité de comprendre et de se réapproprier ce qui fait notre patrimoine !

Des balades produites en 2021 par le Bureau des guides du GR2013 pour le Musée d’histoire de Marseille dans le cadre de l’exposition « Marseille en temps de peste, 1720-1722 »

Archéologies urbaines partant de pestes avec Nathalie Cazals les mercredi 5 octobre de 17H-19H30 et samedi 8 octobre 2022 de 15H-17H30.

TempeSte au Panier avec l’Agonie du palmier le samedi 1er octobre 2022 à 11h et 16h


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Port-saint-Louis life

Mardi 30 novembre 2021

Port-Saint-Louis est un bout du monde 
où il y a tant de place que le rêve s’y déploie sans entraves.
la journée sera principalement marchée pour environ 10km,
et peut-être anecdotiquement voiturée pour un saut de puce jusque Gloria.
Loin d’une tentative d’exploration exhaustive de la Commune, 
nous arpenterons cette petite agglomération pour aborder la question de la nature en ville 
et des solution que cette nature apporte face aux changements climatiques.

Cette promenade s’inscrit dans un programme de 5 ans du projet Nature 4 City Life (2017-2022) favorisant une meilleure intégration de la nature au projet urbain dans un contexte de changement climatique.

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