Grégoire Édouard

Photographe d’être, de choses et de lieux

Dans sa pratique photographique Grégoire Édouard, a pour préoccupation principale les questions liées à la place de l’homme au sein de la biosphère. Sa pratique photographique est guidée par de nombreuses marches, et tente de restaurer les liens qui nous lient aux êtres, aux choses et aux lieux. Elle prend naissance dans la rencontre de l’ordinaire et tente d’en célébrer sa présence. Fragmentée, sans artifice, l’écriture puise sa force dans la sensorialité alliée à l’expérimentation du dehors comme un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur (et inversement). Sa démarche nécessite du temps, un temps pour vivre pleinement l’expérience artistique et en dégager tout superflu, elle réside dans l’accomplissement d’une pratique : des séjours immersifs, des marches effectuées quotidiennement, la simplification de ses outils de travail et la quête d’une plus grande liberté d’agir. Dans son dernier travail Bruissement il tente déconstruire la dichotomie entre nature et culture, en proposant une approche multiple, sensorielle et vivante, qui retissent des relations entre l’humain et le reste du vivant.

Site web

Camille Goujon

Bio-artiste spécialiste des paysages hybrides et antagonistes

Si le point de départ du travail de Camille Goujon s’ancre dans le réel, ses créations plastiques donnent forme à l’imaginaire, prétexte à raconter des histoires où l’articulation entre réel et fiction est si ténue qu’elle lui permet de traiter de sujets graves avec humour.

C’est à l’occasion d’un échange scolaire entre l’école des Beaux arts de Paris et l’école Art Center collège de Los Angeles en 2004 que Camille Goujon commence une enquête sur l’histoire de l’eau à Los Angeles.

Son travail sur la disparition de l’eau, les effondrements géologiques, les réseaux, les catastrophes environnementales liées à l’activité humaine prend son ampleur.

En 2018, Camille Goujon décide de venir s’installer à Marseille, ville où elle trouve de multiples similitudes avec Los Angeles. De par sa lumière, son climat méditerranéen, sa végétation, l’aridité de ses paysages, la confrontation entre le minérale et l’architecture, l’étendue même de cette ville étalée entre mer et montagnes, la diversité de sa population…

Les recherches qu’elle développe actuellement à Marseille s’inscrivent dans la continuité de son enquête sur les effondrements, la disparition, les réseaux souterrains, la mise en évidence par le minuscule de problématiques graves qui révèlent l’histoire politique, économique et écologique d’un territoire.

https://www.camillegoujon.com

Christophe Modica

Faiseur de son et chercheur en dramaturgie sonore

 

Christophe Modica est faiseur de sons. Ses recherches s’inscrivent dans les frontières poreuses entre les genres et les arts. Il travaille à partir du réel, avant de s’en distancier afin d’élaborer une écriture qui entretient un rapport intime avec lui. Il interroge l’écoute, le silence, la perception. Il s’intéresse particulièrement aux relations entre sons, musiques, paysages, espaces publics, théâtre et récits de vies. Il a d’abord été photographe de presseavant de réaliser de nombreux films documentaires, travaux photographiques et créations sonores ou radiophoniques (il a réalisé  de nombreuses promenades sonores à Marseille et Istanbul avec Radio Grenouille).

Depuis 2012, il intervient comme initiateur pédagogique à la Faiar (Formation supérieure d’art en espace public) à Marseille et travaille avec de nombreuses compagnies tournées vers l’espace public comme la Compagnie sous X (No Visa for this CountryLe Preneur de son, Terre commune), l’Agence de Géographie Affective (Ici, maintenant ?Le retour des rois d’Iran), KMK (Ailleurs à…, Qu’est-ce qu’il y juste après ?), l’Agence Touriste (Go EastPlein Air) ou encore le Théâtre de l’Arpenteur (Archéologie du présent) et la Maison du Conte à Chevilly-Larue.

cmodica.net/

Ipin alias Germain Prévost

Peintre contextuel

Ipin alias Germain Prévost, né à Reims en 1981, est un artiste hétérodoxe.
Au début des années 2000, G. alias I. partage sa formation entre peindre dans des friches industrielles et valider un master Environnement et Société à Marseille.
De nombreux chemins de traverse, du street art au spectacle vivant en passant par la performance, le conduisent aujourd’hui à s’orienter plutôt vers un art contextuel.
Passionné par le travail in-situ, le rapport à l’échelle, au paysage et à la photographie, il nous propose dans ses travaux une vision engagé, ironique et sensible de son environnement.
Bien qu’utilisant maintenant un vocabulaire non figuratif, dans ses dystopies graphiques ou ses récents travaux de la série HØME(s), il nous parle bel et bien de l’Humain et de sa place dans la Société. Il vit actuellement à Toulon.

cargocollective.com/aliasipin

Les Pas Perdus

Groupe d’intervention spatiale.

Initiateur du groupe artistique Les Pas Perdus qui aujourd’hui réunit une équipe pluridisciplinaire, Guy-André Lagesse est un artiste plasticien mauricien, qui a vécu en Afrique du Sud jusqu’à l’âge de 17 ans avant de s’installer à Marseille, en France. Ce trajet particulier de vie l’a conduit, dans sa pratique artistique, à œuvrer au rassemblement des disciplines artistiques, des genres, des registres et des personnes que les situations sociales et économiques ont tendance à séparer.

Le groupe artistique Les Pas Perdus proposent donc depuis une quinzaine d’années des installations et des œuvres plastiques imbriquées dans un voyage inventif à travers le meuble > la maison > le quartier > la ville. En côtoyant des pratiques esthétiques populaires, le groupe artistique travaille à la fabrication d’œuvres en co-réalisation avec des créateurs/trices populaires; habitant/tantes enthousiastes, bricoleurs/euses, jardiniers/ières, rêveurs/euses, passionnés/ées de travaux manuels, poètes/esses d’appartement…

Toujours prêts à réemployer avec ravissement et ivresse ce dont les autres veulent se débarrasser, Guy-André Lagesse, Nicolas Barthélemy et Jérôme Rigaut ont instauré dans le temps une relation de complicité vigoureuse et dynamique avec des habitants « inventeurs du quotidien ».
Les Zones d’Anniversaire Concerté, le Tuning d’Appartement, les Circuits Meublés, la Promenade du Jardin des Souhaits Bricolés et Les Maisons de l’Ordinaire et de la Fantaisie® offrent la possibilité de travailler autour des audaces et de la fougue de ces habitants devenus pour la circonstance des «Occasionnels de l’art ».

Ainsi, les artistes proposent aux usagers de la ville de se pencher sur les préoccupations du quotidien comme potentiel poétique, de trouver le lien entre la singularité et l’ordinaire des jours et d’habiter le monde à travers des pratiques esthétiques et des réalisations plastiques à la fois dans des espaces publics et dans des zones urbaines en mutation.

www.lespasperdus.com/

Yes We Camp

Fabricants d’ambiance

Depuis 2013, Yes We Camp explore les possibilités de construire, habiter et utiliser les espaces partagés en proposant des équipements temporaires innovants, fonctionnels et inclusifs. Pour chaque projet, l’association fait appel aux compétences ciblées de professionnels de son réseau et travaille en lien avec les acteurs locaux. Aujourd’hui, l’équipe permanente regroupe une vingtaine de personnes basées à Marseille et à Paris qui partagent la même envie de contribuer au monde contemporain.

yeswecamp.org

Collectif ETC

Collectif d’expérimentateurs

Né à Strasbourg en septembre 2009, le Collectif Etc a pour volonté de rassembler des énergies autour d’une dynamique commune de questionnement de l’espace urbain. Par le biais de différents médiums et de différentes compétences, le Collectif se veut être un support à l’expérimentation.

Leurs projets se veulent optimistes, ouverts et sont orientés vers le public spontané de la ville. Leur particularité commune est d’agir dans l’espace public en intégrant la population locale dans leur processus créatif.

Ils s’expriment au travers de la réalisation de structures construites, de mobilier urbain, de scénographies, de dispositifs légers, de l’organisation de rencontres ou de conférences, d’ateliers d’apprentissage.

L’objet et l’intérêt de ces expérimentations urbaines n’est pas seulement dans le résultat, mais surtout dans le processus qui le génère et dans le nouvel environnement et les nouveaux comportements qu’il engendre.

collectif etc.com