Nelo Gevers

Glaneur de pierres et d’histoires

Nelo glane et raconte des histoires invoquant des collections de pierres à venin, des stone butches qui transmettent leurs langages rocailleux, des feux-follets fossilisées au détour des chemins, des crues chantantes et des gestes boueux.

Il aime créer des espaces semi-fictifs, comme pour s’inviter dans nos rêves et hallucinations et s’inviter à incarner des rôles imaginaires et désirants. Son travail prends forme la d’installations, de costumes, d’autels, de collectes, dessins et d’invitations à se confier des histoires. 

Camille Fallet

Photographe enquêteur de l’imaginaire

Camille Fallet a commencé par documenter les paysages de l’Aveyron, où il a grandi, et poursuit une série sur les Molènes, hautes plantes qu’on trouve presque partout dans le monde, disséminées par le vent et les automobiles. À la manière d’un enquêteur, Camille Fallet relève à chaque fois dans un environnement donné des éléments potentiellement significatifs. Sa recherche est aussi celle d’images antérieures, liées à un imaginaire personnel. Dans cette mémoire visuelle associative, la notion de découpage, au double sens d’extraction et de séquence, tient une place essentielle. Elle constitue le lien entre les bandes dessinées, les films fantastiques et les livres d’artistes utilisant la photographie à travers lesquels son regard s’est formé.

Il fait parti de l’équipe initiatrice du projet INVENTAIRE qui rassemble une vaste sélection de travaux photographiques réalisés sur l’aire métropolitaine des Bouches-du-Rhône depuis les années 1980. Il réunit aujourd’hui près de 60 photographes et plus de 5000 images. Ce rassemblement inédit d’oeuvres photographiques a pour vocation de s’exposer en ligne pour y présenter côte à côte des séries d’images qui révèlent, en les parcourant, ces territoires balayés par un même vent.

 
 

 

Benjamin Bechet

Documentariste du vivre ensemble humains-non humains

Assumant une pratique photographique à la grammaire évolutive, Benjamin Béchet s’interesse autant à l’approche documentaire qu’à la mise en scène.
Il a cofondé des collectifs et participé à des aventures collectives : Dolce-Vita, Odessa Photograpie(s) ou encore l’agence coopérative Picturetank.
L’envie de pluridiscipliranité l’a aussi bien mené à la réalisation de films multimédias pour Médecins Sans Frontières qu’à la mise en scène d’autoportraits et de cadavres exquis.
Il travaille avec la presse française (Geo, Elle, Society, Obs…), étrangère (New York Times, Vanity Fair, Spiegel, Stern…) et des ONG (MSF…).

Il se consacre depuis 2020 à la nouvelle sensibilité accordée au vivant et aux relations « humains-non humains». 

Site web

Ses photos durant le bivouac avec l’ENSAM

Benoît Guillaume

Dessinateur de plein-air

« Je suis né en 1976. J’ai travaillé comme graphiste, mais maintenant, c’est surtout du dessin. Dessin en extérieur et bandes-dessinées, voilà mon hygiène.
Quand j’étouffe un peu trop chez moi, je sors et, si j’ai la chance d’être dans une grande ville, je me bats contre les foules. Le reste du temps, si je suis dans le sud, je fais pareil avec les calanques. « 

https://benoitguillaume.org

Pierre Tandille

Créateur de projets sur papier et sur écran autant que dans la ville

Après son diplôme à la Haute École des arts du Rhin (HEAR Strasbourg), Pierre Tandille commence à travailler avec différentes structures culturelles, associations et artistes. Il collabore avec d’autres designers ainsi qu’avec des architectes-constructeurs pour des projets sur papier et sur écran autant que dans la ville, sur divers matériaux. Considérant son travail comme une forme documentaire, il accorde beaucoup d’importance au travail d’enquête préalable durant laquelle il observe et questionne le contexte d’intervention, la production de contenu, les procédés d’impression et de fabrication, ainsi que les outils de diffusion. Ce goût pour l’enquête l’amène à collaborer régulièrement avec des artistes, des designers ainsi qu’avec des enfants ou des passants pour chercher ensemble, lors de sessions de travail ou d’ateliers publics. Dans son rapport au lecteur, il aime ouvrir des espaces de jeu et d’ambiguïté créative grâce à un vocabulaire de formes libres et de couleurs pures.

Pierre et Aéro Club Studio collabore régulièrement avec le Bureau des guides par le biais des éditions DEHORS ainsi qu’avec le collectif Gammares.

Site web

Amélie Laval

Militante du roman-photo spéculatif

À Marseille depuis 2014, Amélie Laval a d’abord travaillé pour une association d’éducation populaire. Elle a ainsi participé aux activités de la Baguette Magique, une revue autoéditée et réalisée par un groupe d’habitantes de la cité de la Castellane Par ailleurs, elle lance un atelier d’édition en risographie avec d’autres artistes et publie plusieurs projets féministes (A life defiant 2017, Sorcières 2018). Elle mène désormais des projets de narration visuelle utilisant tour à tour le roman-photo, la scénographie, le photocollage et le dessin. Son premier roman-photo de science-fiction Le syndicat des algues brunes est paru en 2018 aux éditions FLBLB. Elle créé régulièrement des images pour la revue Panthère Première et anime des ateliers de fanzines et d’autofiction photographique avec des groupes d’habitant.e.s.

Elle a collaboré avec les Gammares pour l’illustration de la Gazette n°2 , mais aussi sur la restitution du débat autour du projet d’éoliennes offshore dans le golfe de Fos.

https://cargocollective.com/amelielaval

Côme Di Meglio

Plasticien du temps végétal

Côme Di Meglio est artiste plasticien, né en 1988 à Paris. Il vit et travaille à Marseille.   

« Mon processus créatif commence avec une attention à l’environnement. Une reconnaissance du terrain donne lieu à une exploration de la matière disponible, de ses propriétés et de ses qualités souvent méconnues et insoupçonnées. Celles-ci sont aussi bien sensorielles, organiques, et symboliques, et propres à faire résonner notre dimension physique. Je convoque les éléments essentiels à toute forme de vie, la terre, le feu, l’eau et les nuages, le souffle de l’oralité. Je récolte et je tresse des végétaux. Je cultive des champignons pour créer des matériaux de construction. La nourriture a également une place centrale dans ma pratique, symbole des transformations de la matière qui opèrent autour de nous, et dont nous tirons notre énergie.”

Un article sur son travail

Grégoire Édouard

Photographe d’être, de choses et de lieux

Dans sa pratique photographique Grégoire Édouard, a pour préoccupation principale les questions liées à la place de l’homme au sein de la biosphère. Sa pratique photographique est guidée par de nombreuses marches, et tente de restaurer les liens qui nous lient aux êtres, aux choses et aux lieux. Elle prend naissance dans la rencontre de l’ordinaire et tente d’en célébrer sa présence. Fragmentée, sans artifice, l’écriture puise sa force dans la sensorialité alliée à l’expérimentation du dehors comme un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur (et inversement). Sa démarche nécessite du temps, un temps pour vivre pleinement l’expérience artistique et en dégager tout superflu, elle réside dans l’accomplissement d’une pratique : des séjours immersifs, des marches effectuées quotidiennement, la simplification de ses outils de travail et la quête d’une plus grande liberté d’agir. Dans son dernier travail Bruissement il tente déconstruire la dichotomie entre nature et culture, en proposant une approche multiple, sensorielle et vivante, qui retissent des relations entre l’humain et le reste du vivant.

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