Benoît Guillaume

Dessinateur de plein-air

« Je suis né en 1976. J’ai travaillé comme graphiste, mais maintenant, c’est surtout du dessin. Dessin en extérieur et bandes-dessinées, voilà mon hygiène.
Quand j’étouffe un peu trop chez moi, je sors et, si j’ai la chance d’être dans une grande ville, je me bats contre les foules. Le reste du temps, si je suis dans le sud, je fais pareil avec les calanques. « 

https://benoitguillaume.org

Pierre Tandille

Créateur de projets sur papier et sur écran autant que dans la ville

Après son diplôme à la Haute École des arts du Rhin (HEAR Strasbourg), Pierre Tandille commence à travailler avec différentes structures culturelles, associations et artistes. Il collabore avec d’autres designers ainsi qu’avec des architectes-constructeurs pour des projets sur papier et sur écran autant que dans la ville, sur divers matériaux. Considérant son travail comme une forme documentaire, il accorde beaucoup d’importance au travail d’enquête préalable durant laquelle il observe et questionne le contexte d’intervention, la production de contenu, les procédés d’impression et de fabrication, ainsi que les outils de diffusion. Ce goût pour l’enquête l’amène à collaborer régulièrement avec des artistes, des designers ainsi qu’avec des enfants ou des passants pour chercher ensemble, lors de sessions de travail ou d’ateliers publics. Dans son rapport au lecteur, il aime ouvrir des espaces de jeu et d’ambiguïté créative grâce à un vocabulaire de formes libres et de couleurs pures.

Pierre et Aéro Club Studio collabore régulièrement avec le Bureau des guides par le biais des éditions DEHORS ainsi qu’avec le collectif Gammares.

Site web

Amélie Laval

Militante du roman-photo spéculatif

À Marseille depuis 2014, Amélie Laval a d’abord travaillé pour une association d’éducation populaire. Elle a ainsi participé aux activités de la Baguette Magique, une revue autoéditée et réalisée par un groupe d’habitantes de la cité de la Castellane Par ailleurs, elle lance un atelier d’édition en risographie avec d’autres artistes et publie plusieurs projets féministes (A life defiant 2017, Sorcières 2018). Elle mène désormais des projets de narration visuelle utilisant tour à tour le roman-photo, la scénographie, le photocollage et le dessin. Son premier roman-photo de science-fiction Le syndicat des algues brunes est paru en 2018 aux éditions FLBLB. Elle créé régulièrement des images pour la revue Panthère Première et anime des ateliers de fanzines et d’autofiction photographique avec des groupes d’habitant.e.s.

Elle a collaboré avec les Gammares pour l’illustration de la Gazette n°2.

https://cargocollective.com/amelielaval

Grégoire Édouard

Photographe d’être, de choses et de lieux

Dans sa pratique photographique Grégoire Édouard, a pour préoccupation principale les questions liées à la place de l’homme au sein de la biosphère. Sa pratique photographique est guidée par de nombreuses marches, et tente de restaurer les liens qui nous lient aux êtres, aux choses et aux lieux. Elle prend naissance dans la rencontre de l’ordinaire et tente d’en célébrer sa présence. Fragmentée, sans artifice, l’écriture puise sa force dans la sensorialité alliée à l’expérimentation du dehors comme un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur (et inversement). Sa démarche nécessite du temps, un temps pour vivre pleinement l’expérience artistique et en dégager tout superflu, elle réside dans l’accomplissement d’une pratique : des séjours immersifs, des marches effectuées quotidiennement, la simplification de ses outils de travail et la quête d’une plus grande liberté d’agir. Dans son dernier travail Bruissement il tente déconstruire la dichotomie entre nature et culture, en proposant une approche multiple, sensorielle et vivante, qui retissent des relations entre l’humain et le reste du vivant.

Site web

Camille Goujon

Bio-artiste spécialiste des paysages hybrides et antagonistes

Si le point de départ du travail de Camille Goujon s’ancre dans le réel, ses créations plastiques donnent forme à l’imaginaire, prétexte à raconter des histoires où l’articulation entre réel et fiction est si ténue qu’elle lui permet de traiter de sujets graves avec humour.

C’est à l’occasion d’un échange scolaire entre l’école des Beaux arts de Paris et l’école Art Center collège de Los Angeles en 2004 que Camille Goujon commence une enquête sur l’histoire de l’eau à Los Angeles.

Son travail sur la disparition de l’eau, les effondrements géologiques, les réseaux, les catastrophes environnementales liées à l’activité humaine prend son ampleur.

En 2018, Camille Goujon décide de venir s’installer à Marseille, ville où elle trouve de multiples similitudes avec Los Angeles. De par sa lumière, son climat méditerranéen, sa végétation, l’aridité de ses paysages, la confrontation entre le minérale et l’architecture, l’étendue même de cette ville étalée entre mer et montagnes, la diversité de sa population…

Les recherches qu’elle développe actuellement à Marseille s’inscrivent dans la continuité de son enquête sur les effondrements, la disparition, les réseaux souterrains, la mise en évidence par le minuscule de problématiques graves qui révèlent l’histoire politique, économique et écologique d’un territoire.

https://www.camillegoujon.com

Christophe Modica

Faiseur de son et chercheur en dramaturgie sonore

 

Christophe Modica est faiseur de sons. Ses recherches s’inscrivent dans les frontières poreuses entre les genres et les arts. Il travaille à partir du réel, avant de s’en distancier afin d’élaborer une écriture qui entretient un rapport intime avec lui. Il interroge l’écoute, le silence, la perception. Il s’intéresse particulièrement aux relations entre sons, musiques, paysages, espaces publics, théâtre et récits de vies. Il a d’abord été photographe de presseavant de réaliser de nombreux films documentaires, travaux photographiques et créations sonores ou radiophoniques (il a réalisé  de nombreuses promenades sonores à Marseille et Istanbul avec Radio Grenouille).

Depuis 2012, il intervient comme initiateur pédagogique à la Faiar (Formation supérieure d’art en espace public) à Marseille et travaille avec de nombreuses compagnies tournées vers l’espace public comme la Compagnie sous X (No Visa for this CountryLe Preneur de son, Terre commune), l’Agence de Géographie Affective (Ici, maintenant ?Le retour des rois d’Iran), KMK (Ailleurs à…, Qu’est-ce qu’il y juste après ?), l’Agence Touriste (Go EastPlein Air) ou encore le Théâtre de l’Arpenteur (Archéologie du présent) et la Maison du Conte à Chevilly-Larue.

cmodica.net/

Ipin alias Germain Prévost

Peintre contextuel

Ipin alias Germain Prévost, né à Reims en 1981, est un artiste hétérodoxe.
Au début des années 2000, G. alias I. partage sa formation entre peindre dans des friches industrielles et valider un master Environnement et Société à Marseille.
De nombreux chemins de traverse, du street art au spectacle vivant en passant par la performance, le conduisent aujourd’hui à s’orienter plutôt vers un art contextuel.
Passionné par le travail in-situ, le rapport à l’échelle, au paysage et à la photographie, il nous propose dans ses travaux une vision engagé, ironique et sensible de son environnement.
Bien qu’utilisant maintenant un vocabulaire non figuratif, dans ses dystopies graphiques ou ses récents travaux de la série HØME(s), il nous parle bel et bien de l’Humain et de sa place dans la Société. Il vit actuellement à Toulon.

cargocollective.com/aliasipin