Les Flâneuses

Médiatrices scientifiques en écologie citadine

Les flâneuses, ce sont 2 biologistes écologues passionnées, qui transmettent et parlent de leur univers de prédilection, la mer pour l’une et les chauves-souris pour l’autre, et cela dans leur ville de cœur, Marseille.

Après un Master en gestion de la biodiversité, Marion Gayaud a travaillé pour divers programmes d’étude et de conservation d’espèces : dans le Gers sur la Cistude d’Europe (Tortue semi-aquatique) puis en Allemagne sur les oiseaux migrateurs. C’est en 2011 qu’elle tombe du côté obscur de la force en se spécialisant dans l’étude des des chauves-souris. Animale hybride elle-même, citadine et naturaliste, elle saura vous emmener dans sa passion pour ces étranges demoiselles de la nuit et vous initier au monde de l’écologie urbaine Marseillais.

En 2010, après son master en biologie, Anjelika Solé part étudier les singes dans une forêt indienne puis les dauphins et les tortues marines en Mer Rouge en Egypte. C’est en 2011 qu’elle commence travailler comme médiatrice scientifique au Muséum de Marseille et elle anime de multiples sorties découverte de la biodiversité urbaine. Aujourd’hui, elle est guide conférencière en environnement et elle vous fera découvrir la nature à travers sa culture scientifique et pédagogique.

Anne-Sophie Turion

Guide de l’envers

Anne-Sophie Turion décline son appétence pour le vivant et le visuel sous forme d’interventions in-situ, de performances, de spectacles. Dans la boîte noire ou au grand air, elle s’attaque au réel pour l’orchestrer en fiction. S’emparant avec humour des artifices du théâtre ou du cinéma, elle fabrique des récits aux rouages apparents : images spectaculaires et scenarios se construisent à vue, laissant la vraie vie s’incruster de toutes parts.
Anne-Sophie travaille souvent à quatre mains : elle a conçu plusieurs projets en duo la performeuse Jeanne Moynot (Bordel en 2017, Le poil de la bête et Ça reste entre nous en 2018, Belles plantes en 2019) et amorce actuellement une nouvelle création avec le chorégraphe Eric Minh Cuong Castaing dans le cadre de leur résidence en binôme à la Villa Kujoyama (Kyoto).

Fondée en 2021, sa compagnie, Grandeur nature, est accompagnée par ActOral, Bureau d’accompagnement d’artistes (Marseille).

https://annesophieturion.com

L’Agonie du Palmier

Pataphysiciens en espace public

Créé en 2008 l‘Agonie du Palmier est un collectif implanté à Marseille.
Il héberge des spectacles créés en son sein et les accompagne toute la durée de leur création et de leur diffusion. Chaque spectacle a une identité propre en fonction de l’équipe qui le constitue car les artistes du collectif sont issus de pratiques artistiques variées. Le collectif se donne le droit de changer régulièrement de forme afin d’être au plus près de la réalité de ceux qui le composent. Aujourd’hui les directions artistiques sont assurées par Coline Trouvé et Pierrick Bonjean. Ils donnent aux spectacles des teintes clownesques, ‘pataphysiques ; en rue, en appartement, en conférence, au comptoir du bar, en balade villosophique… Ils travaillent encore et toujours sur l’absurdité du monde qui fait d’eux des artistes vivant(s) du spectacle pas encore mort.

https://www.agoniedupalmier.com

Nathalie Cazals

Anthropologue révélatrice de patrimoines

Nathalie Cazals est guidée par sa curiosité et l’envie de comprendre comment les choses fonctionnent autour de nous. Toujours à la recherche de sens lorsqu’elle s’investit dans une aventure.
Une (en)quête sur les identités culturelles pour son doctorat et la voilà archéologue pendant plus de 15 ans. Ainsi, des mains dans la terre à un regard systémique de la culture, elle développe une ample palette de connaissances et valorise le patrimoine sous des formes multiples.Elle accompagne les collectivités et le secteur associatif à la mise en place de projets culturels dont les valeurs sont issues de l’éducation populaire et par l’application des Droits Culturels, en créant des synergies entre les acteurs du tourisme, de la culture et du social.
Auteure de récits, Nathalie Cazals partage ses enquêtes sur Marseille, avec la minutie et l’analyse scientifiques et un zeste de restitutions artistiques au cours de balades urbaines.

www.nexperiences.com

Côme Di Meglio

Plasticien du temps végétal

Côme Di Meglio est artiste plasticien, né en 1988 à Paris. Il vit et travaille à Marseille.   

« Mon processus créatif commence avec une attention à l’environnement. Une reconnaissance du terrain donne lieu à une exploration de la matière disponible, de ses propriétés et de ses qualités souvent méconnues et insoupçonnées. Celles-ci sont aussi bien sensorielles, organiques, et symboliques, et propres à faire résonner notre dimension physique. Je convoque les éléments essentiels à toute forme de vie, la terre, le feu, l’eau et les nuages, le souffle de l’oralité. Je récolte et je tresse des végétaux. Je cultive des champignons pour créer des matériaux de construction. La nourriture a également une place centrale dans ma pratique, symbole des transformations de la matière qui opèrent autour de nous, et dont nous tirons notre énergie.”

Un article sur son travail

 

Antoine Devillet

Hydrosophe tout-terrain

Antoine Devillet est chercheur en philosophie au sein du Bureau des guides du GR2013, à l’interstice entre enquêtes philosophiques, paysagères, artistiques et fabrique de communautés territoriales collectives citoyennes. Il est diplomé en philosophie des sciences à l’Université Libre de Bruxelles suite à la défense de son mémoire sur les récifs artificiels comme trajectoire technique figurant les mutations au sein des pratiques de biologie de la conservation.

Clémentine Henriot

Paysagiste visionnaire

Son goût pour l’hybridation des disciplines, ainsi qu’une interrogation sur « notre place dans l’espace », sont nés aux débuts de sa formation à l’école des Beaux-Arts, et ont trouvé leur sens ensuite à l’Ecole du Paysage de Versailles, où elle a découvert l’épaisseur des sites. Après plusieurs années d’exercice en agences d’architecture, elle s’installe à son compte en créant le collectif Trajectoires (prix 2014 des Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes, décerné par le Ministère de la Culture.)

Depuis 2015, elle poursuit seule son activité, en ne se limitant plus au cadre professionnel proposé par les marchés publics. Aménagement de territoire et d’espaces public, mais aussi création de jardin, travail collaboratif et écriture sont désormais, des aspects complémentaires d’une seule démarche. Elle tente ainsi de donner à sa pratique une forme d’ensemble sur la base des hypothèses de travail suivantes : 

Travailler avec le paysage envisagé comme une matière croisant questions environnementales, sociales et culturelles, pour penser collectivement des conditions de vie en commun.

Travailler dans le paysage envisagé comme une invention essentielle de la culture occidentale, un laboratoire vivant où s’exerce la tension entre Sujet et Société, dans la manipulation matérielle et symbolique d’un donné topo-historique. 

Travailler depuis la dimension affective du paysage et sur son pouvoir imaginaire, pour interroger la fabrication d’un réel qui fait consensus.