Atelier carto

Une cartographie participative et citoyenne du ruisseau

Pour cartographier la perception de l’eau en ville sous ses formes les plus diverses : rivières, pluie ruissellement, eau potable, arrosage ou encore fontaine, Les Gammares ont fait appel à Julien Rodriguez, cartographe sensible très à l’écoute des environs.
 
Au cours de trois ateliers d’une journée (Exploration d’un quartier le matin et fond de plan l’aprem) menés avec trois groupes différents : les habitants seront amenés à faire des observations, des constats et imaginer des moyens graphiques pour constituer une cartographie collective ludique. 
 
 
Dans le cadre de l’appel à projet de l’Agence de l’eau portant sur le territoire Euromed 2.

Made in the river

Travail de costumes à partir de la rivière

« En enlevant le jugement moral sur les “déchets” travaillés par l’eau, nous reconnaissons la capacité d’agir de la rivière et nous pouvons nous en inspirer. Il ne s’agit pas de “sauver” une rivière passive ou uniquement victime mais de prendre modèle sur elle pour augmenter à notre tour notre vitalité. Le “prendre soin” de la rivière commence ici par une sortie de la posture dominante et coloniale du sauveur, pour humblement endosser celle de l’observateur, de l’apprenti.

Imiter la rivière dans son processus de récupération, de transformation et de revitalisation des scories industrielles nous permet de nous reconnecter à notre tour à notre capacité créatrice, démiurgique, sentir qu’il est encore possible d’agir dans le monde à partir de ce qui est présent, accessible, sans ajouter au désordre ambiant.

De même que la rivière hybride la matière en floutant la séparation entre l’organique et l’inorganique, la fabrication de costumes à partir des matériaux collectés dans la rivière ouvre une nouvelle branche d’hybridation possible : celle de la chair humaine et de la matière issue de la rivière.

En acceptant de me costumer, je joue le jeu de changer mon identité, de devenir autre et ainsi de rendre possible des perceptions, des sensations partagées avec d’autres entités. Le travail de CRÉATEUR me permet de devenir CRÉATURE. »

Renouer avec la canne

Travail collectif avec la canne de Provence

La canne de Provence accompagne nos sociétés depuis la nuit des temps. De la canisse au calame, les objets et les gestes issus de ce compagnonnage sont nombreux. Pourtant, depuis plusieurs années, la canne est devenue envahissante, notamment le long des berges et dans les milieux humides. Elle a ainsi été récemment qualifiée d’« indésirable » par l’UICN. De nombreuses études montre que l’approche de sa gestion par la destruction favorise en fait sa propagation par la dispersion et la stimulation de ses rhizomes. 

Ce chantier thématique invite donc à explorer l’hypothèse de vivre avec la canne. 

A partir de sa collection d’outils (en cours d’élaboration), le Collectif SAFI nous invite à couper, refendre, mettre en forme et valoriser ce bio matériau, mais aussi à (re)découvrir les techniques d’une gestion vertueuse pour renouer avec la canne, cette plante pleine d’avenir, si on apprend à dialoguer avec elle.

Ce workshop s’inscrit dans le cadre des actions portées par le collectif de Gammares qui réunit des associations et acteurs actifs le long du ruisseau des Aygalades à Septèmes-les-Vallons et à Marseille.

L’association Nostamar et le collectif des Gammares s’associent pour partager des connaissances, des gestes et des outils qui nous aident à prendre soin de nos paysages de l’eau.

Ce workshop fait partie des actions soutenues par l’EPAGE HuCa et a également vocation à tisser des liens entre communautés riveraines de l’étang de Berre et des fleuves côtiers Aygalades et Huveaune.

Informations pratiques

10 - 11 février 2023

Les Photophiles

Un éclairage sur les paysages contemporains et sur les métiers artistiques

L’atelier pédagogique Les Photophiles est une extension de L’inventaire pour permettre aux plus jeunes d’apprendre à manipuler les images en se questionnant sur les paysages qui les entourent. 

Par cette conversation ludique à travers les paysages, les jeunes pourront mettre des mots sur des photos et sortir du simple « J’aime / J’aime pas » pour tendre vers une autonomie du regard, aiguiser son oeil d’habitant, de citoyen, se forger un point de vue personnel sur la manière d’habiter, de vivre, de se déplacer, et le partager avec d’autres.

Cet atelier leur permet également de découvrir les professions de guide, paysagiste, urbaniste, de photographe ou encore de commissaire d’exposition en expérimentant ces activités au cours d’ateliers avec des photographes.

UN JEU EN ATELIER POUR SE RENCONTRER Sur ½ journée (environ 3h)
Par le biais de jeux simples et ludiques connus de tous allant du Time’s up, à des jeux de classement, les participants sont invités à manipuler une cinquantaine d’images. Le jeu pourra apporter des éléments de réflexion par rapport à un contexte en créant des espaces de discussion entre les joueurs. Il pourra également amener à des pratiques créatives et artistiques stimulant l’imagination de ces derniers en les incitant à partir d’images à développer leur propre univers par le biais du dessin, de l’écriture, de la photographie, etc.

UNE BALADE DANS LES PAYSAGES Sur ½ journée (environ 3h)
Le groupe sera invité le temps de balade – au cours de laquelle ils seront amenés à découvrir certains lieux visionnés dans la partie de jeu – à prendre des photos à leur tour. À cette occasion, ils auront la possibilité de questionner l’intervenant sur sa pratique de photographe et d’en apprendre davantage sur les paysages traversés.

UNE JOURNÉE POUR IMAGINER UNE MICRO-EXPOSITION  Sur une journée (environ 5h)
Le groupe sera invité à sélectionner des images prises lors des balades et à créer des séries thématiques avec l’aide du photographe. De courts textes seront rédigés par chacun·e pour expliquer les motivations de ses choix. La deuxième partie de journée sera consacrée à l’accrochage des images. À la fin de la journée, les familles des participants seront invitées au vernissage de la mini-exposition pour partager un moment convivial.

Informations et inscriptions : marielle@gr2013.fr

©Alice Durot

Les publics

Animée par un membre de l’équipe du Bureau des guides et un photographe professionnel, un atelier peut rassembler jusqu‘à 10 participants. Cet atelier s’adresse à un public à partir de 13 ans, spécialiste ou néophyte. Aucune connaissance en photographie n’est requise.

Dans le temps scolaire, il peut être exploité dans de nombreuses matières tant les compétences sollicitées font le lien avec les enseignements des filières générales, techniques, et professionnelles : arts plastiques, français, histoire, géographie, éducation – civique, philosophie. 
Cet atelier est également adapté aux activités extrascolaires et d’accompagnement des publics dans de nombreux secteurs, en particulier dans le réseau des bibliothèques, ludothèques, services pédagogiques des musées, centres sociaux, centres de formation continue, ateliers de pratique photographique, hôpitaux, prisons.

Avec une prédilection pour les 13-25 ans, l’atelier  Photophiles vise à faire découvrir aux jeunes les métiers de la photo et l’univers muséal dans un but d’éveiller des vocations et de faciliter une éventuelle professionnalisation en rencontrant des professionnels.

Photophiles est lauréat de C’est mon patrimoine ! qui permet à des milliers d’enfants et adolescents de découvrir, comprendre et partager la culture patrimoniale par la pratique artistique, sur le temps des vacances scolaires. En s’adressant, en priorité, à des publics éloignés de la culture, ce dispositif favorise l’égalité des chances et l’accès de tous à l’éducation artistique et culturelle.