La balade sonore du ruisseau

Une balade sonore pour découvrir le ruisseau Caravelle-Aygalades

Ecoutez-la depuis l’entrée principale de la Cité des Arts de la Rue, au 225 avenue Ibrahim Ali 13015, ou bien depuis l’entrée du Jardin de la cascade, 32 bis rue Augustin Roux 13015. Une balade pour découvrir le ruisseau Caravelle-Aygalades, le Jardin de la cascade et le collectif des Gammares. Les photos de chaque piste vous indiquent là où déclencher les points d’écoute. Avant toute chose, écoutez l’intro. Une création avec des sons empruntés aux formidables artistes sonores Christophe Modica, Erikm, Yosi Horikawa et Meitei.

©Pierre Tandille

Le Tarot du Ruisseau

Un tarot humaniste pour se connecter au fleuve côtier Caravelle-Aygalades

Approchez et interrogez les cartes ! Elles vous dévoilent le cours des choses et le flot de vos énergies par les arcanes du ruisseau. Profitez, car que vous soyez en période de crue ou plutôt à sec, il vous faut bien mener votre kayak…

Par Marielle Agboton et Marine Torres du collectif Gammares
Mai 2022 – Marseille.
Typographies : Basteleur by Keussel + Avara by Raphaël Bastide

The Realtour : une boucle sonore le long du Réaltor

Acoustic Commons est un réseau émergent de flux environnementaux en direct qui attire l’attention sur les sons uniques de lieux particuliers en Europe et au-delà. Le projet actuel rassemble quatre organisations artistiques européennes et une série de partenaires associés, chacun ayant des liens étroits avec un site spécifique de valeur patrimoniale culturelle et/ou naturelle.

En octobre 2022, les partenaires collaboreront à une « exposition de sons » publique à Aix, produite par Locus Sonus et présentant le travail créé au cours du projet par le biais de conférences, de présentations et de nouvelles installations et performances dérivées du site. L’exposition aura lieu du 5 au 9 octobre 2022, en utilisant les espaces autour de l’ESAAix et en installant des œuvres dans divers autres lieux, y compris des sections du sentier GR2013 en partenariat avec le Bureau des Guides.

À cette occasion, The Realtour : une boucle sonore le long du Réaltor une marche publique ponctuée d’événements artistiques aura lieu le 8 octobre au départ de la gare TGV d’Aix-en-provence.

Pour en savoir plus : http://acousticommons.net/ 

The Acoustic Commons est un projet de coopération soutenu en partie par le programme Creative Europe de l’Union européenne.

Informations pratiques

08 octobre 2022

10h-16h30

Balade en boucle de 8km, aucune difficulté. Le point de rdv à 10h dans la gare d'Aix TGV est situé sur la Terrasse avec le cadre. Attention : la gare d'Aix en provence est situé à 18km du centre ville d'Aix en provence ! Fin de balade 16h30 à la gare TGV d'Aix. Pour les Marseillais qui viennent en transport : Départ 09:45 gare St charles pour une arrivée à 09:57 à Aix-en-Provence TGV (Pensez à réservez votre billet TGV Inoui dès que possible 6€40) Retour vers Marseille en Bus en passant par Aix centre ville et possibilité de s'arreter à l'école d'art d'Aix pour découvrir les expositions Acoustic Commons. Amener vos écouteurs et smartphone chargés, votre pique nique/ eau et de bonnes chaussures !

Le voyage estival de Ricochet

Poursuivant sa quête infinie de Pamparigouste, le drôle d’équipage reprend cet été ses explorations de l’étang de Berre, et rajoute quelques chapitres à sa folle aventure !


Sensibilisation aux enjeux écologiques de l’étang et à sa réhabilitation, valorisation des mémoires riveraines et créations artistiques partagées, le Voyage estival propose à l’occasion d’une navigation du Ressentiscaphe, la plateforme flottante du Collectif SAFI, des temps de rencontres sur les rives avec les artistes Camille Goujon, Maxime Paulet, les Pas Perdus, Hélène Dattler, Grégoire Édouard ou encore Fabrice Gallis et son laboratoire des hypothèses. 


Cette année ce sont aussi les enfants qui vont fabriquer l’expédition. Missionné•es par le Bureau des guides et un mystérieux navigateur errant, un équipage de jeunes aventurier•es mènera une quête de 10 jours pour rencontrer artistes et habitants des rives, et créer la carte qui redonnera sa place à la lagune.


Alors direction l’étang !

Dans le cadre de l’expédition Pamparigouste.

La cavale du CDI

Récit d’une cavale pédestre improvisée entre Vitrolles et Saint Chamas…

Mai 2020 // Étang de Berre / Texte : Antoine Devillet et Julie Demuer / Photos : Marielle Agboton

Du canal au Jarret

Récit de la conversation marchée du 16 avril 2022 

Ça se passe dans le 4-5… de Marseille, obviously.

14:00 aux 5 Avenues. 25°. Soleil, soleil, soleil.

Nord, Sud, Ouest, Est. Les participants arrivent de partout et se regroupent sur cet embranchement qui porte bien son nom.

Les habitués se claquent la bise. Les quelques non-inscrits sont acceptés malgré une liste aussi longue que la feuille A4. On n’attendra pas les retardataires.

C’est à une respectueuse balade, érudite et sensible, ludique et informelle pédagogique et sensorielle que nous invite Dalila. Ouverte à toutes et à tous (pas Dalila, mais la visite !), proposée par la Mairie du 4-5, avec comme promesse en fin de journée, un amour acquis ou accru pour tout ce qui bouge et des inscriptions futures à des tas d’initiatives de consultations citoyennes de proximité.

Penser la ville et sa biodiversité. S’attrister, s’émerveiller, s’offusquer. Constater. Fulminer. Rire du gâchis, de la gabegie, du grabuge. Se fâcher. Se relâcher. Respirer. Sentir, humer. Parfois, se boucher le nez, dans notre souvenir ou en vrai. Ne pas en croire ses yeux ni ses oreilles.

Se sentir rassuré, rasséréné. Au moins, un p’tit moment. Retrouver son calme, sa sérénité, grâce à nos sentinelles, oiseaux, papillons, abeilles et à nos jeunes et moins jeunes, gardiens du temps, actifs chacun à sa manière. Au moins, un p’tit moment. Car ça urge, cette histoire de danger climatique.

Balade de prévention sans prétention, pleine de précisions et de circonvolutions qui va nous mener en zigzag autour du parc Longchamp sans jamais y pénétrer ! ça, c’est très fort et on est très fiers d’avoir nargué en le frôlant ce majestueux mastodonte au pouvoir imposant !

Calme des petites rues en crête de colline. La ville en contrebas vrombit de l’effervescence politique du meeting du président candidat, juché lui aussi sur un promontoire, près du zéro degré de la mer.

Parcourir pour Comprendre. Comprendre en regardant. Se faire expliquer. Découvrir. Partager. Marcher, grimper. Monter, descendre, remonter, redescendre.

S’arrêter. Ecouter.

Prendre des notes, prendre des photos, prendre le temps, prendre le pouls de la ville. Mettre les lunettes de soleil, le chapeau, enlever l’écharpe, la veste, le pull… Sortir la gourde. Resserrer ses lacets. Trouver un banc, vite vite. A l’ombre, svp ! Se retrouver bras nus après 2 h à haleter en plein soleil.

Déambuler, piétiner. Croiser des gens perplexes ou goguenards.

Contribuer. Participer. Enrichir le récit avec une anecdote vécue, un souvenir d’enfance.

Comprendre mais comprendre quoi ?

Du flou et du moins flou. Les enjeux, la planète, la ville dans sa complexité, les travers des habitants, les contraintes des intervenants techniques, les services municipaux, la Métropole, les entités incontournables qui gèrent tant bien que mal notre confort urbain, les acronymes ronflants (la SEM et la SERAM), la chaleur, accablante et bienveillante, l’artificialisation qu’il faut contrer par nos astuces, aussi infimes soient-elles…

Et l’eau, encore et toujours Elle, héroine de Marseille : écologique à 200%, gaspillée ou économisée à tort ou à raison, précieuse et dangereuse.

L’eau qui fuit, l’eau qui coule, l’eau qui stagne.

L’eau qui s’infiltre, l’eau qui résiste.

L’eau que l’on gâche et celle que l’on préserve.

L’eau très très cruche, qui se perd et celle, plus astucieuse, qui se recycle dans les fontaines. L’eau qui permet la vie. La vie, rien que ça !

Et l’insecte. Bestiole énigmatique, si simple à décrypter, limpide à décoder : il est comme nous ! C’est bête à dire mais il fallait le dire.

« Il a besoin de se …. et de se… et de se…. et de se… » (devinette pour les participants). De se nourrir, de se reposer, de se transporter, de se reproduire.

Il se balade, traverse, reste, cohabite, communique, s’abrite, se désaltère. Il se pose, mange un brin, boit un coup, se regroupe avec ses compagnons… Comme nous. Comme nous, il pratique le brassage des gènes ; il cherche et trouve un autre lui, différent, pour s’adapter et survivre. C’est mieux à deux ou trois ou dix. United we stand.

Les clichés tombent les uns après les autres

Au fil des rues et des arrêts

coup de balai

à nos notions erronées

tellement ancrées

bien trop romantiques pour être vraies :

* La garrigue : cruelle et perfide envers les insectes, peu accueillante car elle ne propose pas d’ombre. Car où se protéger ? Incessante quête d’une zone d’abri pour le gîte et le couvert, se cacher, ralentir son métabolisme.

* Le papillon : insecte territorial pas du tout pacifique, éminemment belliqueux, maître de sa zone de guet d’où il alterne attaque et défense

* Le bâtiment : obstacle qui gêne la graine

Or, la graine DOIT voyager. Car de sa rencontre avec le substrat, naît la plante.

* La danse de l’abeille : pas du tout un manque de coordination incohérent, erratique. Au contraire, un système ingénieux de messages codés pour optimiser déplacements et productivité en échangeant des infos cruciales avec ses congénères (mime de l’intervenante avec le corps, la voix, les bras levés ‘viens par ici, ya du bon’, ‘encore un peu à droite, le festin te tend les bras’, ‘je suis là, je suis la belle, la resplendissante, toute parée d’indices comme un étendard vers mon suc’, ‘j’ai de grands pétales, tra la la, pour mieux t’attirer’, ‘mon cœur tout foncé te guide’, ‘prend le chemin vers moi’…)

* Les chats errants trop bien nourris : c’est faire une bonne action envers Dame Nature que de leur apporter à manger. Car l’inciter à ne pas courir après les oiseaux, c’est maintenir intacte la fragile chaîne de vie. Une des mille leçons de la journée : On peut, on doit, on n’a pas le choix que contribuer, à notre modeste niveau, à tout ce qui peut permettre à la vie de prospérer

* La canne de Provence : plante aux mille usages, utilitaires, religieux, biologiques dans des domaines variés comme en musique, liturgie, écriture, mise à l’abri… On évoque pèle mêle les très actuels Rameaux de la tradition chrétienne, La Canebière pour Marseille qui fut un grand comptoir de chanvre (en provençal ‘canebe’) pour la fabrication et le commerce des cordages, les valeureux étudiants paysagistes penchés sur des parcelles qu’ils sortent de l’anonymat pour l’étonnement des yeux et le bien-être des bestioles (encore elles !)

* Les trottoirs : la terre est rendue stérile par des siècles d’activités. La bitumisation qui imperméabilise et engendre des risques d’inondation. Tout ce qu’on pensait bienfaisant pour le confort de nos semelles est nuisible à long terme

* La rosée : seules les plantes savent la capter. La Nature est ainsi faite qu’elle surpasse en ingéniosité le plus diplômé des humains aménageurs d’espaces

Butiner = Aller chercher du nectar avec sa trompe.

Se débrouiller. L’offre et la demande. Ces gracieuses créatures du vivant sont très variées pour répondre à la morphologie des appareils buccaux. Et puis, si chaque pétale est une fleur, toutefois, une fleur épuisée donne un nectar de moindre qualité et pas toutes les fleurs confient leur pollen aux insectes.

Heureusement que le vent jardine, comme nous.

Corolle, pistil, pollen… Organe femelle, organe mâle. On a vu ça en SVT, sans prendre du tout du tout conscience à quel point c’était précis et précieux.

Vigilance de tous les instants

Sur les parterres de fleurs devenant vite débarras commode pour le fainéant : rats, pigeons, détritus, déchets, encombrants et crottes, beaucoup de crottes.

Sur le danger d’extinction du papillon alcoolique qui a besoin de fruits pourris qu’on nous a appris à jeter

Sur la surabondance de bitume trop chaud, bien trop chaud

Sur la présence décorative de jardinets artificiels, un moindre mal mais pas si top

Sur les terrains pollués à l’ère industrielle pas si lointaine qui obligent les 88 membres cultivateurs de l’association/collectif d’habitants autour d’un jardin collectif au parc Longchamp, ‘porteur de printemps, de liens, de compost, d’initiatives’ à tout mettre en bac surélevé

Sur les pins dont les feuilles transpirent peu (c’est bien) mais dont l’ombre est chaude (c’est moins bien) et qui ne rendent pas un grand service

Iris, monnaie du pape, espèce endémique, citron végétal. Sous-bois, lisière, gazon.

Plante pariétaire qui s’accroche en grappe à la paroi de nos vieux murs de pierre.

Utile. Et beau.

La vie en rose, jaune, blanc, violet, orange.

Et plein de vert, pas encore cuit, roussin, séché par le soleil parce qu’on n’est qu’au printemps.

Alors, on arrose comment ?

Et le clou de la visite, c’est le récit invisible du sous-sol

L’eau qui circule dans la ville. Tant bien que mal. La goutte, la fuite, l’inondation.

Le cycle sempiternel vers la mer. Redevenir eau salée. Destin incompatible avec nos besoins.

L’eau qui court trop vite sur un sol artificialisé. Coupable celui qui bétonne à outrance.

Les égouts, les cloaques, les eaux usées

La Durance domptée

Les fontaines, piles et éviers.

Les porteurs d’eau, petit métier fort sympathique avant le déploiement de la magnifique ingénierie pour abreuver une Marseille assoiffée.

Faire venir l’eau en abondance

De plus loin, de la Durance

Canal, aqueduc, palais, Espérandieu, Consolat, Montricher, le parc Longchamp

On descend vers le Jarret

Il coule sous la route en fond de vallon

Il fut nauséabond

Et rayé de la vue pour rendre la ville salubre

Il devint autoroute hostile qui coupa le 4-5 en deux

pacifiée depuis peu

par Christine Garcia

Le grand air

UNE TRAVERSÉE DANS L’EST MARSEILLAIS

8h30 – 15h. D’une rive à l’autre, on y va à pied ?

Une balade de la Valbarelle au Centre hospitalier Valvert

En route pour une remontée vers le FAR EAST de la ville, un voyage pédestre pour se frayer la possibilité d’un déplacement, d’un dépaysement jusqu’à trouver au bout du Far l’expérience du proche et de la terre vivante. Prenons la marche et prenons l’Air, à plusieurs voix, en plusieurs tissages et trames !

À l’invitation du Bureau des guides du GR2013, avec des habitant·es impliqué·es de cet Est marseillais et l’association Rives et Cultures, nous partirons à la rencontre du Grand Air, de la Valbarelle jusqu’au parc du Centre hospitalier Valvert, pour clore la marche avec un temps de rencontre convivial et deux représentations artistiques.

Conception et coordination Bureau des guides du GR2013 avec les collectifs SAFI et Ici-M me [Gr.]. Journée imaginée en collaboration avec l’association Cultures Permanentes, les habitant.es de la Cité Michelis et l’association Rives & Cultures, la ferme pédagogique du Collet des Comtes et le Centre hospitalier Valvert. Invitation et participation à l’élaboration Théâtre La Cité.

LE VOYAGE ESTIVAL 2022

Poursuivant sa quête infinie de Pamparigouste, le drôle d’équipage reprend cet été ses explorations de l’étang de Berre, et rajoute quelques chapitres à sa folle aventure !


Sensibilisation aux enjeux écologiques de l’étang et à sa réhabilitation, valorisation des mémoires riveraines et créations artistiques partagées, le Voyage estival propose à l’occasion d’une navigation du Ressentiscaphe, la plateforme flottante du Collectif SAFI, des temps de rencontres sur les rives avec les artistes Camille Goujon, Maxime Paulet, les Pas Perdus, Hélène Dattler, Grégoire Édouard ou encore Fabrice Gallis et son laboratoire des hypothèses. 


Cette année ce sont aussi les enfants qui vont fabriquer l’expédition. Missionné•es par le Bureau des guides et un mystérieux navigateur errant, un équipage de jeunes aventurier•es mènera une quête de 10 jours pour rencontrer artistes et habitants des rives, et créer la carte qui redonnera sa place à la lagune.


Alors direction l’étang !

Plusieurs rendez-vous vous permettront de rejoindre l’équipage sur les rives :

Lancement de la deuxième semaine du voyage estival Pamparigouste, avec une enquête/performance de Camille Goujon, suivi d’un pique-nique

18 juillet – 09h30 > 13h30 / Parc de la Poudrerie, St Chamas

 Réservation gratuite ici

Apéro de départ du Voyage en Ressentiscaphe 

Retrouvailles et présentation du voyage avec les artistes et collectifs riverains.

18 juillet – 18h30 > 22h / Lavoir de St Chamas (pas de réservation)

Accostage Pamparigouste ! Restitution et partage des multiples aventures du voyage avec l’ensemble des artistes et l’équipage des enfants.

22 juillet – 17h > 23h / Plage du Cercle de voile de Rognac (pas de réservation)

Collectif SAFI (artistes marcheurs-cueilleurs, plasticiens)

Au cœur de l’aventure Pamparigouste depuis son amorce en 2019, le collectif SAFI a élaboré la plateforme d’observation et de navigation du Ressentiscaphe.
À partir de l’hypothèse d’inviter les moules à “s’accrocher » à la vie dans l’étang de Berre, le Ressentiscaphe invite à mesurer la vie à la surface et dans les profondeurs de l’étang à l’aide de nos perceptions sensibles. 
Produisant de multiples histoires à partager sous forme de performances, d’ateliers et d’installations plastiques, le collectif SAFI et son radeau mettent en récits les milieux marins de l’étang et leurs interactions avec le vivant, les activités humaines, l’industrialisation…

Le point de départ de cette enquête commence par la mort d’un arbre qui a été abattu et découpé en rondelles
dans le parc de la Poudrerie. Pourquoi est-il mort ? Quel âge avait-il ? Qui l’a découpé en morceau ? En élargissant le périmètre d’investigation, on découvre que les vieux platanes plusieurs fois centenaires ont tous été « décapités » à 30 cm du sol.
À travers les stigmates de ces arbres, c’est l’histoire de ce territoire qui est dévoilé: trois siècles de la plus ancienne Usine Seveso de l’Etang de Berre : Le parc de la poudrerie royale de Saint-Chamas-Miramas. 
Autour de cette enquête différents spécialistes du parc seront invités à dialoguer sur les sujets de botanique, d’écotoxicologie, de Pipe-Line et des risques industriels.
Hélène Dattler (scénographe, plasticienne) et Grégoire Edouard (photographe)

Hélène Dattler et Grégoire Edouard sont embarqués dans l’équipe Pamparigouste. Par ailleurs habitante des rives de l’étang, Hélène Dattler a elle-même éprouvé le rejet puis l’attachement progressif à l’étang au fur et à mesure qu’elle en explorait les paysages, qu’elle en comprenait l’histoire et en imaginait les invisibilités. Inversement Grégoire Edouard a rencontré l’étang dans cette fascination pour ce vaste paysage à la fois vivant et abimé, miroir en abyme d’une histoire plus vaste que lui-même qui fait écho mais qu’on n’ose saisir si l’on n’y habite pas.

Dans la rencontre avec des jeunes lycéens en filière agricole, ils ont déplacé ensemble cette frontière de qui est l’habitant qui ne l’est pas en s’hybridant avec les paysages. 
En 2021 le compagnonnage engagé depuis 2019 avec le Lycée agricole des Calanques a ainsi abouti à un corpus d’images et de textes (Mon ile- Exposition médiathèque de St Chamas février mars 2022) donnant formes et sens à ces hybridations humaines et non humaines, ces fées de Pamparigouste réactualisent la légende dans sa vive contemporanéité anthropocène.


Fabrice Gallis et Sophie Lapalu

Adeptes des hypothèses flottantes, des actions furtives et des navigations incertaines, l’artiste Fabrice Gallis et sa coéquipière Sophie Lapalu rejoindront cet été l’équipage de Pamparigouste. 
Dans le sillage de leur propre projet maritime Embed (voyage en voilier réalisé à partir de protocoles d’œuvres artistiques embarquées) et poursuivant les multiples inversions engagées par le récit de Parmparigouste, leur travail s’attachera à explorer l’attente et les zones de fiction que les narrations d’exploration peuvent susciter. 
A partir de l’histoire de Donald Crowhurst, navigateur perdu en mer mais qui avait truqué son journal de bord pour ne pas perdre la face lors de la première course autour du monde en solitaire sans escale, ils co-écriront en complicité avec les communautés locales une enquête à la fois documentaire et fictionnée d’une navigation inachevée dans les confins de l’étang.

Maxime Paulet (artiste designer)

L’histoire de l’embarquement du designer Maxime Paulet dans l’aventure Pamparigouste part d’une nasse revisitée pour nettoyer la surface des lacs, des rivières, fleuves, mers et océans, en invitant les gens qui naviguent, glissent ou nagent à agir plus facilement.
C’est avec l’idée de cet outil de dépollution aux allures de gros poisson qu’il nomme le Pèlerin il rejoindra peu à peu l’équipage, son exploration sensible du territoire et l’envie commune de servir un écosystème aussi fragile que passionnant.
Le dessein se précise en rencontrant l’équipe du Tara qui, de retour de mission, accostera à Martigues le temps d’une journée riche en expériences et nourrira l’intuition qu’un dialogue entre artistes et scientifiques pourrait s’engager sur à la fois les besoins fonctionnels nécessaires et les narrations pour répondre aux défis marins, y réfléchir et agir.
Entre phase d’enquêtes auprès des acteurs scientifiques et résidences estivales auprès des habitants et usagers, un premier kit d’outils de mesures élémentaires inspiré du matériel scientifique a été conçu et testé par l’artiste.

Collectif artistique Les Pas Perdus (plasticiens)

Le collectif produit ici une nouvelle action et installation en invitant des « occasionnels de l’art » à participer à la production d’objets de fantaisie exposés au regard des publics des territoires sur lesquels ils interviennent. A partir de matériaux naturels (coquillages, rochers, bois flottés, …), d’objets ordinaires ramassés sur la plage, et de vaisselle colorée, travaillés in situ et aussi en atelier par les artistes du collectif accompagnés par les publics participants, des formes curieuses et inattendues surgissent à travers la métamorphose de l’obsolète, du délaissé, de l’usuel, en oeuvre d’art.
La Berdoulette est un objet d’art décoratif dans lequel chacun y voit un peu ce qu’il veut: c’est ça qui fait que c’est un objet universel.  

Dans le cadre de l’expédition Pamparigouste.