Les jeunes explorateurs

Un programme d’éducation à l’environnement et au développement durable par la science participative et les actions artistiques

Dans le cadre de l’expédition vers Pamparigouste, et des explorations artistique et scientifiques autour de l’étang de Berre menées par le Bureau des guides en étroite collaboration avec l’Institut écocitoyen de Fos et le Gipreb, le designer Maxime Paulet (Aïe design) propose d’élaborer un “kit d’outils d’observation” à destination des écoles de voile, pour transmettre aux jeunes marins un regard objectif sur les milieux aquatiques. Ce kit – ou ensemble d’outils- s’imagine à partir des protocoles scientifiques pour créer un dispositif simple, capable de collecter des données suffisamment fiables pour alimenter certaines missions de recherche et d’analyse. L’objectif in fine est de pouvoir à la fois éduquer les jeunes générations de navigateurs tout en recueillant des informations valables dans une démarche scientifique.

De jeunes lycéens explorent l’étang de Berre en se mettant dans la peau d’insulaires, formant une tribu mystérieuse de l’étang. Au plus près des éléments du vivant, faisant la part belle aux paysages, le court-métrage relate une vie collective dans un hors-lieu, se construisant autour de la lagune et de rêves adolescents. Suivre leurs occupations quotidiennes pas à pas, leurs recherches et leurs découvertes. Et si l’étang était une île ?
Plusieurs moments en immersion d’une classe du lycée agricole des Calanques à Saint-Chamas en compagnie de l’artiste Hélène Dattler. Une série de rencontres, de découvertes, de constructions, de lectures viendront rythmer ce voyage et contribuer à boucler la réalisation d’un film docu-fiction “Sur mon île”. Les élèves sont associés à la conception, l’écriture et la réalisation de ce film.

Carte sensible

S’initier à la cartographie et comprendre ses enjeux en arpentant le territoire pour réaliser à son tour une carte sensible

Objectif des ateliers : 
– Réaliser une carte sensible d’un quartier et de ses alentours.

Enjeux pédagogiques :
– S’initier à la cartographie (comment lit-on une carte ? De quoi est-elle constituée ? à quoi ça sert ?).
– Comprendre qu’une carte traduit une « vision » de la réalité, qu’elle n’est pas qu’un outil technique mais un « regard » sur le monde.
– Apprendre à utiliser les outils et conventions cartographiques. Comprendre qu’il y a de multiples conventions et que l’on peut jongler entre elles.
– Explorer son quartier avec ses pieds, affiner son regard sur son environnement et le paysage.

Enjeux artistiques :
– Fabriquer un bel objet qui donne envie d’explorer le quartier et qui permet de le faire.
– Se demander quel regard on porte sur un quartier ? Actuellement, dans le futur ?
– Inventer l’histoire que l’on veut raconter à travers cette carte sensible.
– Chercher ce que la carte peut révéler du territoire.

Atelier pédagogique mené par l’artiste Julien Rodriguez :
· avec une classe de 3e du collège Rosa Parks dans le cadre du projet « Collégiens et espace public » coordonné par  L’Association pour La Cité des Arts de la Rue » (ApCAR) de février à mars 2022. Ce projet s’inscrit dans les Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle (PEAC). 
· avec les DNMADE graphisme et espace du Lycée Diderot en novembre 2021.

Viens visiter mon quartier !

Balades urbaines et connectées

Une troupe de jeunes vont tenter de mettre en récit Belsunce et de produire une balade originale valorisant le patrimoine de ce quartier. Cette balade se déclinera en application pour smartphone intégrant vidéos, sons et jeux et également en une balade urbaine physique.
Durant un an, ils vont suivre un programme alternant accompagnement à l’insertion professionnelle et initiation aux métiers du numérique, du son, de l’image, du théâtre et de la balade urbaine, avec des intervenants de plusieurs structures
locales (Impact Jeunes, Contact Club, Transmission & Développement, Urban Prod, Théâtre de l’Œuvre, Bureau des guides GR 2013, la Compagnie). Il s’agit d’une réalisation collective à partir de leurs envies et d’un travail d’enquête mené sur le territoire.
Ils vont pouvoir découvrir les éléments d’histoire qu’ils ignorent pour la plupart, mais aussi s’appuyer sur l’histoire qu’ils sont les seuls à connaître. C’est cet équilibre entre “la grande histoire” et l’histoire vécue qui produira un récit unique et captivant pour les visiteurs, et qui permettra de valoriser leurs propres connaissances.

Un projet coordonné par Tabasco Video et en partenariat avec Impact Jeunes, Contact Club, Transmission & Développement, Urban Prod, Théâtre de l’Œuvre, Bureau des guides GR 2013, la Compagnie

Les Venants

Expérience sensible au cœur du quartier de la Joliette en reliant le FRAC au Mucem

Les Venants propose une expérience sensible au cœur du quartier de la Joliette en reliant le FRAC au Mucem. Une véritable déambulation à destination des élèves des établissements scolaires pour visiter lors d’une journée leurs architectures, sous la forme d’une parcours numérique.
Cette application regroupe les ambiances sonores et extraits conçus par Mehdi Ahoudig, les textes écrits par
Hadrien Bels et les photographies de Geoffroy Mathieu.
Elle sera disponible au printemps 2022.

« Les Venants » c’est :
— une expérience sensible pour découvrir un quartier de la Joliette et son histoire
— une manipulation originale des tablettes numériques des élèves
— une immersion dans le paysage par le son tout en éveillant la curiosité et l’écoute lors du passage dans les lieux
— un dispositif qui associe le regard et l’écoute grâce à un objet hybride entre la production sonore, la photographie et le récit
— une expérience sensorielle ancrée dans le réel, qui permet de questionner l’environnement et d’offrir des contre-champs
— une mise en valeur des archives et des oeuvres issus des collections des deux structures

Durée
Sur une journée, deux visites architecturales d’une heure en moyenne (celles du Frac et du Mucem) associées à un parcours augmenté lors du déplacement entre les deux structures à l’aide d’une application sur tablette.
Une durée de 2h est à prévoir pour ce déplacement d’un lieu vers l’autre, comprenant l’expérience numérique (estimée à 20 minutes) et le moment du repas.
Publics ciblés
Ce dispositif est conçu pour les classes de collégiens et de lycéens de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Nombre de participants
30 élèves en moyenne par groupe accompagnés de leur enseignant et d’un accompagnateur. Un enseignant par demi-groupe (environ 15 élèves) sur le parcours.
Matériel
Chaque élève sera muni de sa tablette numérique (fournie par le département des Bouches-du-Rhône ou par la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur) et de son casque audio ou de ses écouteurs personnels.

Commanditaires : FRAC et Mucem dans le cadre du dispositif  TRAIT D’UNION 

Application créée par Mardi8 en tant que mécène du projet, en collaboration avec Le Bureau des guides du GR2013, producteur exécutif.

S’exposer au vent

Conversations autour du projet d’éoliennes flottantes dans le golfe du Lion : le 2 octobre 2021

La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit qu’en 2030, 40% de l’électricité provienne de sources renouvelables. Pour parvenir à cet objectif, elle prévoit d’attribuer en Méditerranée, en 2022, deux parcs éoliens flottants commerciaux de 250 MW chacun et de leurs extensions, de 500 MW chacune. C’est l’ensemble de ce projet qui est soumis au débat public. Selon le Code de l’environnement (art L121-1), un débat public doit permettre de débattre de l’opportunité d’un projet, de se questionner sur des solutions alternatives et des enjeux de société qu’il sous-tend.

Que l’on soit pêcheur.se, paysagiste, juriste, habitant.e, ornithologue, historien.ne de l’énergie ou ingéneur.e en éolienne, les questions que l’on adresse aux futurs parcs éoliens flottants ne sont pas les mêmes. Il souffle pleins de vents, parfois contraires, alors prêtons une attention à toutes les brises pour apprendre à s’orienter et éprouver collectivement le futur…

Un premier temps d’enquêtes collectives visant à mettre en commun questions, connaissances, points de vue et enjeux avec différentes communautés concernées a eu lieu cet été.

A partir de toutes ces explorations et conversations estivales, une grande marche entre la mer et la terre, le vent et les fonds, nous attend ce samedi 2 octobre. Un parcours en bateau de Port de Bouc puis à pied dans la vaste paysage de Port St Louis nous amènera à éprouver les échelles, déplier l’énergie, interroger notre rapport à la mer. Des interventions de chercheurs, d’usagers ou d’acteurs du projet seront revisitées et mises en discussion par les artistes associés et par l’expérience située de la balade.en compagnie de l’artiste Camille Goujon, du collectif SAFI, des chercheurs Alain Nadai (Socio-économiste des enjeux énergétiques), Fabien Bartolotti (historien de l’énergie), Laurence Nicolas (anthropologue) et Marie-Laure Lambert (juriste de l’environnement), de Bernard Genet (ancien agent du Grand port de Marseille), Pierre-Yves Hardy (WWF),  Yves Henocque (écologue marin), Vincent Baggioni (animateur régional du réseau Energies Partagées) et de ceux et celles concernées par le projet qui ont marché avec nous tout l’été.

MARCHES EXPLORATOIRES

  • La première marche du 9 juillet sous forme d’une navigation de Port de Bouc à Port Saint Louis. Elle nous exposera aux paysages énergétiques du golfe de Fos et à ceux plus invisibles des fonds marins. En compagnie de Bertand Folléa, paysagiste directeur de la chaire paysage de la transition énergétique, Marie-Laure Lambert, chargée de recherches en droit de l’environnement, Yves Henocque, écologue marin questionnant les modes de gouvernances maritimes.
  • La seconde du 31 août dans les sansouires Port Saint-Louisiennes pour porter notre attention sur les mobilités éoliennes et animales. En compagnie d’Arnaud Bechet, Écologue de la Tour du Valat, Alain Nadaï, Socio-économiste des enjeux énergétiques, Stéphane Arnassant, Responsable du pôle biodiversité et patrimoine naturel du Parc naturel régional de Camargue, Laurence Nicolas, anthropologue et Christelle Gramaglia, sociologue.

  • La troisième le 9 septembre aux alentours de l’anse de Gloria en nous invitant à converser sur les usages du littoral et de la mer, les politiques énergétiques et économiques ainsi que la place des communautés concernées dans les processus décisionnels. En compagnie d’Olivier Labussière, socio-économiste des enjeux énergétiques et Vincent Baggioni, animateur régional du réseau Energie Partagée.

  • Balade publique le 2 octobre à Port-de-Bouc.
Journal La Provence, le 15 juillet 2021

DANS LE CADRE DU DÉBAT EOS – QUELLES ÉNERGIES EN MÉDITERRANÉE ?

PARTICIPEZ AU DÉBAT DU 12 JUILLET AU 31 OCTOBRE 2021

Air walk

Mesurer la qualité de l’air à travers l’observation des lichens

La qualité de l’air est un enjeu majeur du développement des territoires, compte tenu du lien entre les expositions aux polluants atmosphériques et l’état de santé des populations.

L’Institut écocitoyen (IECP) conduit depuis 2011 un suivi de la pollution atmosphérique par l’étude et l’analyse des lichens, on parle de biosurveillance lichénique. Un tel suivi permet une approche complémentaire aux analyses instrumentales réalisées par les acteurs scientifiques ou le réseau de surveillance de la qualité de l’air. Sans être aussi précis que des données issues de mesures physico-chimiques, les résultats de cette action montrent concrètement les niveaux d’exposition (bioaccumulation) et l’impact à long-terme des polluants atmosphériques sur la communauté lichénique (bioindication), sur une échelle géographique étendue. 
La première campagne d’étude, conduite en 2011, a tout d’abord concerné les zones proches des principaux émetteurs de pollution, notamment les villes de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Aujourd’hui, c’est un suivi trisannuel qui est organisé sur la totalité du territoire métropolitain, d’Arles à Aix-en-Provence, incluant Marseille, Martigues, Istres, les Alpilles… Si en 2011 les chercheurs de l’IECP étudiaient 13 stations, ils en suivent 41 en 2021.

MARCHES EXPLORATOIRES

Le GR2013 comporte des stations d’observation lichénique appartenant au réseau de biosurveillance de la qualité de l’air développé par l’Institut Ecocitoyen (IECP). Ce réseau a permis de produire une cartographie des cumuls d’expositions aux polluants atmosphériques et d’évaluer leurs impacts sur la biodiversité lichénique. Des citoyens volontaires, formés aux méthodes d’observations, participent à cette biosurveillance de la qualité de l’air (Observatoire citoyen de l’environnement – VOCE). En effet, l’IECP a crée en 2010 un Observatoire Citoyen de l’Environnement, avec le soutien du Ministère en charge de l’écologie et du développement durable, labellisé en 2012 par la commission pluraliste REPERE sur les sciences participatives. Plusieurs actions sont actuellement déployées sur le territoire de la métropôle Aix-Marseille-Provence, dont l’action LICHEN qui vise à collecter des données sur la diversité et l’abondance lichénique, en impliquant directement les habitants dans l’observation scientifique

Au printemps 2022, des randonnées thématiques à l’échelle métropolitaine seront proposées au public pour marcher le nez au vent et saisir ce qu’il y a dans l’air que nous respirons. Guidées par l’artiste Côme di Meglio et avec l’aide des scientifiques de l’IECP, nous apprendrons à apprécier la qualité de l’air par une série de mesures scientifiques (capteur DIAMS) complétées par l’observation des lichens.

DIAMS (Digital Alliance for Aix-Marseille Sustainability/Alliance numérique pour le développement durable d’Aix-Marseille), offre l’opportunité au territoire métropolitain d’expérimenter de nouvelles façons d’appréhender la qualité de l’air tout en développant des solutions innovantes. DIAMS est un projet de la Metropole Aix-Marseille-Provence cofinancé par le programme UIA (Urban Initiative action), soutenu par l’Union européenne et en partenariat avec AtmoSud, La Poste – Urby, ARIA Technologies, Matrice, L’Air et Moi, Groupe Tera et AViTeM. Les marches thématiques sont proposées à travers le programme AIRWALK, financé par DIAMS et porté par l’Institut Ecocitoyen en partenariat avec le Bureau des guides du GR2013.

Marseille en temps de peste

De novembre à février 2022

Le Musée d’histoire de Marseille ouvre ses portes avec une nouvelle exposition temporaire ! « Marseille en temps de peste 1720-1722 » qui revient sur la célèbre épidémie de peste noire qui a frappé Marseille et bouleversé la vie quotidienne de ses habitants au début du XVIIIe siècle.
Origine du fléau, premiers signes de contamination, parcours individuels et collectifs, tentatives pour endiguer l’épidémie et lieux emblématiques au cœur de la cité. De l’arrivée du célèbre Grand-Saint-Antoine, navire porteur de la peste, jusqu’à l’intervention du Chevalier Roze et de Monseigneur de Belsunce, héros Marseillais du bien commun. Une opportunité de comprendre et de se réapproprier ce qui fait notre patrimoine à travers toute une série de balades de novembre à février prochain !

Des balades produites par le Bureau des guides du GR2013 pour le Musée d’histoire de Marseille dans le cadre de l’exposition « Marseille en temps de peste, 1720-1722 »

Le Lazaret à Saint-Martin d’Arenc avec Hendrik Sturm samedi 22 janvier et samedi 5 février 2022

Archéologies urbaines partant de pestes avec Nathalie Cazals samedi 15 janvier 2022, samedi 29 janvier, samedi 26 février 2022

TempeSte au Panier avec l’Agonie du palmier mercredi 15 décembre,  dimanche 16 janvier 2022

Parasites ! avec le collectif SAFI 11 décembre 2021, 12 janvier et 12 février 2022

Points de vues d’adoptants

Du 19 octobre 2021 au 15 janvier 2022

L’Observatoire photographique du paysage depuis le GR®2013 est un projet mené par Geoffroy Mathieu et Bertrand Stofleth depuis 2012 dans le cadre de Marseille Provence 2013, Capitale européenne de la culture.

Il documente en 100 photographies  la grande richesse des paysages de la métropole qui révèlent un frottement perpétuel entre ville et nature. Il consiste à mettre en place sur le territoire, un système de veille photographique des paysages grâce à la reconduction périodique et régulière.

Projet artistique de représentation des paysages usagés de la métropole, il interroge le protocole des Observatoires du Paysage en inversant les notions de commanditaire/commandité, et en considérant les images produites comme proposition d’analyses et non comme illustrations de problématiques connues.

70 des 100 photographies ont été adoptées par les habitants pour en assurer les reconductions depuis 2012. Les 30 restantes ont été reconduites annuellement par les créateurs de l’OPP, Geoffroy Mathieu et Bertrand Stofleth.

À travers cette exposition, les adoptants des points de vue dressent le bilan de leur observation aux travers d’images et de paroles.

La Vitrine du sentier est soutenue par le Département des Bouches-du-Rhône dans le cadre de la redynamisation du centre-ville de Marseille.

L’OPP depuis le GR2013 est soutenue par  Aix Marseille Provence Métropole et le FRAC Paca. Il a été créé grâce à une  commande publique du Ministère de la Culture et de la Communication – Centre National des Arts Plastiques ; coproduction Marseille-Provence 2013, avec les participations de la Mission Interministérielle, Projet Métropolitain et de la mission France Territoire Liquide.