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La cavale du CDI

Récit d’une cavale pédestre improvisée entre Vitrolles et Saint Chamas…

Mai 2020 // Étang de Berre / Texte : Antoine Devillet et Julie Demuer / Photos : Marielle Agboton

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Du canal au Jarret

Récit de la conversation marchée du 16 avril 2022 

Ça se passe dans le 4-5… de Marseille, obviously.

14:00 aux 5 Avenues. 25°. Soleil, soleil, soleil.

Nord, Sud, Ouest, Est. Les participants arrivent de partout et se regroupent sur cet embranchement qui porte bien son nom.

Les habitués se claquent la bise. Les quelques non-inscrits sont acceptés malgré une liste aussi longue que la feuille A4. On n’attendra pas les retardataires.

C’est à une respectueuse balade, érudite et sensible, ludique et informelle pédagogique et sensorielle que nous invite Dalila. Ouverte à toutes et à tous (pas Dalila, mais la visite !), proposée par la Mairie du 4-5, avec comme promesse en fin de journée, un amour acquis ou accru pour tout ce qui bouge et des inscriptions futures à des tas d’initiatives de consultations citoyennes de proximité.

Penser la ville et sa biodiversité. S’attrister, s’émerveiller, s’offusquer. Constater. Fulminer. Rire du gâchis, de la gabegie, du grabuge. Se fâcher. Se relâcher. Respirer. Sentir, humer. Parfois, se boucher le nez, dans notre souvenir ou en vrai. Ne pas en croire ses yeux ni ses oreilles.

Se sentir rassuré, rasséréné. Au moins, un p’tit moment. Retrouver son calme, sa sérénité, grâce à nos sentinelles, oiseaux, papillons, abeilles et à nos jeunes et moins jeunes, gardiens du temps, actifs chacun à sa manière. Au moins, un p’tit moment. Car ça urge, cette histoire de danger climatique.

Balade de prévention sans prétention, pleine de précisions et de circonvolutions qui va nous mener en zigzag autour du parc Longchamp sans jamais y pénétrer ! ça, c’est très fort et on est très fiers d’avoir nargué en le frôlant ce majestueux mastodonte au pouvoir imposant !

Calme des petites rues en crête de colline. La ville en contrebas vrombit de l’effervescence politique du meeting du président candidat, juché lui aussi sur un promontoire, près du zéro degré de la mer.

Parcourir pour Comprendre. Comprendre en regardant. Se faire expliquer. Découvrir. Partager. Marcher, grimper. Monter, descendre, remonter, redescendre.

S’arrêter. Ecouter.

Prendre des notes, prendre des photos, prendre le temps, prendre le pouls de la ville. Mettre les lunettes de soleil, le chapeau, enlever l’écharpe, la veste, le pull… Sortir la gourde. Resserrer ses lacets. Trouver un banc, vite vite. A l’ombre, svp ! Se retrouver bras nus après 2 h à haleter en plein soleil.

Déambuler, piétiner. Croiser des gens perplexes ou goguenards.

Contribuer. Participer. Enrichir le récit avec une anecdote vécue, un souvenir d’enfance.

Comprendre mais comprendre quoi ?

Du flou et du moins flou. Les enjeux, la planète, la ville dans sa complexité, les travers des habitants, les contraintes des intervenants techniques, les services municipaux, la Métropole, les entités incontournables qui gèrent tant bien que mal notre confort urbain, les acronymes ronflants (la SEM et la SERAM), la chaleur, accablante et bienveillante, l’artificialisation qu’il faut contrer par nos astuces, aussi infimes soient-elles…

Et l’eau, encore et toujours Elle, héroine de Marseille : écologique à 200%, gaspillée ou économisée à tort ou à raison, précieuse et dangereuse.

L’eau qui fuit, l’eau qui coule, l’eau qui stagne.

L’eau qui s’infiltre, l’eau qui résiste.

L’eau que l’on gâche et celle que l’on préserve.

L’eau très très cruche, qui se perd et celle, plus astucieuse, qui se recycle dans les fontaines. L’eau qui permet la vie. La vie, rien que ça !

Et l’insecte. Bestiole énigmatique, si simple à décrypter, limpide à décoder : il est comme nous ! C’est bête à dire mais il fallait le dire.

« Il a besoin de se …. et de se… et de se…. et de se… » (devinette pour les participants). De se nourrir, de se reposer, de se transporter, de se reproduire.

Il se balade, traverse, reste, cohabite, communique, s’abrite, se désaltère. Il se pose, mange un brin, boit un coup, se regroupe avec ses compagnons… Comme nous. Comme nous, il pratique le brassage des gènes ; il cherche et trouve un autre lui, différent, pour s’adapter et survivre. C’est mieux à deux ou trois ou dix. United we stand.

Les clichés tombent les uns après les autres

Au fil des rues et des arrêts

coup de balai

à nos notions erronées

tellement ancrées

bien trop romantiques pour être vraies :

* La garrigue : cruelle et perfide envers les insectes, peu accueillante car elle ne propose pas d’ombre. Car où se protéger ? Incessante quête d’une zone d’abri pour le gîte et le couvert, se cacher, ralentir son métabolisme.

* Le papillon : insecte territorial pas du tout pacifique, éminemment belliqueux, maître de sa zone de guet d’où il alterne attaque et défense

* Le bâtiment : obstacle qui gêne la graine

Or, la graine DOIT voyager. Car de sa rencontre avec le substrat, naît la plante.

* La danse de l’abeille : pas du tout un manque de coordination incohérent, erratique. Au contraire, un système ingénieux de messages codés pour optimiser déplacements et productivité en échangeant des infos cruciales avec ses congénères (mime de l’intervenante avec le corps, la voix, les bras levés ‘viens par ici, ya du bon’, ‘encore un peu à droite, le festin te tend les bras’, ‘je suis là, je suis la belle, la resplendissante, toute parée d’indices comme un étendard vers mon suc’, ‘j’ai de grands pétales, tra la la, pour mieux t’attirer’, ‘mon cœur tout foncé te guide’, ‘prend le chemin vers moi’…)

* Les chats errants trop bien nourris : c’est faire une bonne action envers Dame Nature que de leur apporter à manger. Car l’inciter à ne pas courir après les oiseaux, c’est maintenir intacte la fragile chaîne de vie. Une des mille leçons de la journée : On peut, on doit, on n’a pas le choix que contribuer, à notre modeste niveau, à tout ce qui peut permettre à la vie de prospérer

* La canne de Provence : plante aux mille usages, utilitaires, religieux, biologiques dans des domaines variés comme en musique, liturgie, écriture, mise à l’abri… On évoque pèle mêle les très actuels Rameaux de la tradition chrétienne, La Canebière pour Marseille qui fut un grand comptoir de chanvre (en provençal ‘canebe’) pour la fabrication et le commerce des cordages, les valeureux étudiants paysagistes penchés sur des parcelles qu’ils sortent de l’anonymat pour l’étonnement des yeux et le bien-être des bestioles (encore elles !)

* Les trottoirs : la terre est rendue stérile par des siècles d’activités. La bitumisation qui imperméabilise et engendre des risques d’inondation. Tout ce qu’on pensait bienfaisant pour le confort de nos semelles est nuisible à long terme

* La rosée : seules les plantes savent la capter. La Nature est ainsi faite qu’elle surpasse en ingéniosité le plus diplômé des humains aménageurs d’espaces

Butiner = Aller chercher du nectar avec sa trompe.

Se débrouiller. L’offre et la demande. Ces gracieuses créatures du vivant sont très variées pour répondre à la morphologie des appareils buccaux. Et puis, si chaque pétale est une fleur, toutefois, une fleur épuisée donne un nectar de moindre qualité et pas toutes les fleurs confient leur pollen aux insectes.

Heureusement que le vent jardine, comme nous.

Corolle, pistil, pollen… Organe femelle, organe mâle. On a vu ça en SVT, sans prendre du tout du tout conscience à quel point c’était précis et précieux.

Vigilance de tous les instants

Sur les parterres de fleurs devenant vite débarras commode pour le fainéant : rats, pigeons, détritus, déchets, encombrants et crottes, beaucoup de crottes.

Sur le danger d’extinction du papillon alcoolique qui a besoin de fruits pourris qu’on nous a appris à jeter

Sur la surabondance de bitume trop chaud, bien trop chaud

Sur la présence décorative de jardinets artificiels, un moindre mal mais pas si top

Sur les terrains pollués à l’ère industrielle pas si lointaine qui obligent les 88 membres cultivateurs de l’association/collectif d’habitants autour d’un jardin collectif au parc Longchamp, ‘porteur de printemps, de liens, de compost, d’initiatives’ à tout mettre en bac surélevé

Sur les pins dont les feuilles transpirent peu (c’est bien) mais dont l’ombre est chaude (c’est moins bien) et qui ne rendent pas un grand service

Iris, monnaie du pape, espèce endémique, citron végétal. Sous-bois, lisière, gazon.

Plante pariétaire qui s’accroche en grappe à la paroi de nos vieux murs de pierre.

Utile. Et beau.

La vie en rose, jaune, blanc, violet, orange.

Et plein de vert, pas encore cuit, roussin, séché par le soleil parce qu’on n’est qu’au printemps.

Alors, on arrose comment ?

Et le clou de la visite, c’est le récit invisible du sous-sol

L’eau qui circule dans la ville. Tant bien que mal. La goutte, la fuite, l’inondation.

Le cycle sempiternel vers la mer. Redevenir eau salée. Destin incompatible avec nos besoins.

L’eau qui court trop vite sur un sol artificialisé. Coupable celui qui bétonne à outrance.

Les égouts, les cloaques, les eaux usées

La Durance domptée

Les fontaines, piles et éviers.

Les porteurs d’eau, petit métier fort sympathique avant le déploiement de la magnifique ingénierie pour abreuver une Marseille assoiffée.

Faire venir l’eau en abondance

De plus loin, de la Durance

Canal, aqueduc, palais, Espérandieu, Consolat, Montricher, le parc Longchamp

On descend vers le Jarret

Il coule sous la route en fond de vallon

Il fut nauséabond

Et rayé de la vue pour rendre la ville salubre

Il devint autoroute hostile qui coupa le 4-5 en deux

pacifiée depuis peu

par Christine Garcia

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Le grand air

UNE TRAVERSÉE DANS L’EST MARSEILLAIS

8h30 – 15h. D’une rive à l’autre, on y va à pied ?

Une balade de la Valbarelle au Centre hospitalier Valvert

En route pour une remontée vers le FAR EAST de la ville, un voyage pédestre pour se frayer la possibilité d’un déplacement, d’un dépaysement jusqu’à trouver au bout du Far l’expérience du proche et de la terre vivante. Prenons la marche et prenons l’Air, à plusieurs voix, en plusieurs tissages et trames !

À l’invitation du Bureau des guides du GR2013, avec des habitant·es impliqué·es de cet Est marseillais et l’association Rives et Cultures, nous partirons à la rencontre du Grand Air, de la Valbarelle jusqu’au parc du Centre hospitalier Valvert, pour clore la marche avec un temps de rencontre convivial et deux représentations artistiques.

Conception et coordination Bureau des guides du GR2013 avec les collectifs SAFI et Ici-M me [Gr.]. Journée imaginée en collaboration avec l’association Cultures Permanentes, les habitant.es de la Cité Michelis et l’association Rives & Cultures, la ferme pédagogique du Collet des Comtes et le Centre hospitalier Valvert. Invitation et participation à l’élaboration Théâtre La Cité.

• Conception et coordination Bureau des guides du GR2013 avec les collectifs SAFI et Ici-M me [Gr.]. Journée imaginée en collaboration avec l'association Cultures Permanentes, les habitant.es de la Cité Michelis et l'association Rives & Cultures, la ferme pédagogique du Collet des Comtes et le Centre hospitalier Valvert. Invitation et participation à l’élaboration Théâtre La Cité.

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Le voyage estival [2022]

Sensibilisation aux enjeux écologiques de l’étang et à sa réhabilitation, valorisation des mémoires riveraines et créations artistiques partagées, le Voyage estival propose à l’occasion d’une navigation du Ressentiscaphe, plateforme flottante du Collectif SAFI, des temps de rencontres sur les rives avec les artistes Camille Goujon, Maxime Paulet, les Pas Perdus, Hélène Dattler, Grégoire Édouard ou encore Fabrice Gallis et son laboratoire des hypothèses. 
Cette année ce sont aussi les enfants qui vont fabriquer l’expédition. Missionné·es par le Bureau des guides et un mystérieux navigateur errant, un équipage de jeunes aventurier·es mènera une quête de 10 jours pour rencontrer artistes et habitants des rives, et créer la carte qui redonnera sa place à la lagune
. Alors direction l’étang !

Les projets et leurs équipages

Le Collectif SAFI

Au cœur de l’aventure Pamparigouste depuis son amorce en 2019, le collectif SAFI a élaboré la plateforme d’observation et de navigation du Ressentiscaphe.
À partir de l’hypothèse d’inviter les moules à “s’accrocher » à la vie dans l’étang de Berre, le Ressentiscaphe invite à mesurer la vie à la surface et dans les profondeurs de l’étang à l’aide de nos perceptions sensibles. 
Produisant de multiples histoires à partager sous forme de performances, d’ateliers et d’installations plastiques, le collectif SAFI et son radeau mettent en récits les milieux marins de l’étang et leurs interactions avec le vivant, les activités humaines, l’industrialisation…

Camille Goujon

Le point de départ de cette enquête commence par la mort d’un arbre qui a été abattu et découpé en rondelles
dans le parc de la Poudrerie. Pourquoi est-il mort ? Quel âge avait-il ? Qui l’a découpé en morceau ? En élargissant le périmètre d’investigation, on découvre que les vieux platanes plusieurs fois centenaires ont tous été « décapités » à 30 cm du sol.
À travers les stigmates de ces arbres, c’est l’histoire de ce territoire qui est dévoilé: trois siècles de la plus ancienne Usine Seveso de l’Etang de Berre : Le parc de la poudrerie royale de Saint-Chamas-Miramas. 
Autour de cette enquête différents spécialistes du parc seront invités à dialoguer sur les sujets de botanique, d’écotoxicologie, de Pipe-Line et des risques industriels.
Hélène Dattler et Grégoire Edouard

Hélène Dattler et Grégoire Edouard sont embarqués dans l’équipe Pamparigouste. Par ailleurs habitante des rives de l’étang, Hélène Dattler a elle-même éprouvé le rejet puis l’attachement progressif à l’étang au fur et à mesure qu’elle en explorait les paysages, qu’elle en comprenait l’histoire et en imaginait les invisibilités. Inversement Grégoire Edouard a rencontré l’étang dans cette fascination pour ce vaste paysage à la fois vivant et abimé, miroir en abyme d’une histoire plus vaste que lui-même qui fait écho mais qu’on n’ose saisir si l’on n’y habite pas.

Dans la rencontre avec des jeunes lycéens en filière agricole, ils ont déplacé ensemble cette frontière de qui est l’habitant qui ne l’est pas en s’hybridant avec les paysages. 
En 2021 le compagnonnage engagé depuis 2019 avec le Lycée agricole des Calanques a ainsi abouti à un corpus d’images et de textes (Mon ile- Exposition médiathèque de St Chamas février mars 2022) donnant formes et sens à ces hybridations humaines et non humaines, ces fées de Pamparigouste réactualisent la légende dans sa vive contemporanéité anthropocène.


Fabrice Gallis et Sophie Lapalu

Adeptes des hypothèses flottantes, des actions furtives et des navigations incertaines, l’artiste Fabrice Gallis et sa coéquipière Sophie Lapalu rejoindront cet été l’équipage de Pamparigouste. 
Dans le sillage de leur propre projet maritime Embed (voyage en voilier réalisé à partir de protocoles d’œuvres artistiques embarquées) et poursuivant les multiples inversions engagées par le récit de Parmparigouste, leur travail s’attachera à explorer l’attente et les zones de fiction que les narrations d’exploration peuvent susciter. 
A partir de l’histoire de Donald Crowhurst, navigateur perdu en mer mais qui avait truqué son journal de bord pour ne pas perdre la face lors de la première course autour du monde en solitaire sans escale, ils co-écriront en complicité avec les communautés locales une enquête à la fois documentaire et fictionnée d’une navigation inachevée dans les confins de l’étang.

Maxime Paulet

L’histoire de l’embarquement du designer Maxime Paulet dans l’aventure Pamparigouste part d’une nasse revisitée pour nettoyer la surface des lacs, des rivières, fleuves, mers et océans, en invitant les gens qui naviguent, glissent ou nagent à agir plus facilement.
C’est avec l’idée de cet outil de dépollution aux allures de gros poisson qu’il nomme le Pèlerin il rejoindra peu à peu l’équipage, son exploration sensible du territoire et l’envie commune de servir un écosystème aussi fragile que passionnant.
Le dessein se précise en rencontrant l’équipe du Tara qui, de retour de mission, accostera à Martigues le temps d’une journée riche en expériences et nourrira l’intuition qu’un dialogue entre artistes et scientifiques pourrait s’engager sur à la fois les besoins fonctionnels nécessaires et les narrations pour répondre aux défis marins, y réfléchir et agir. Entre phase d’enquêtes auprès des acteurs scientifiques et résidences estivales auprès des habitants et usagers, un premier kit d’outils de mesures élémentaires inspiré du matériel scientifique a été conçu et testé par l’artiste.

Le collectif de plasticien·nes Les Pas perdus produit invite ici des « occasionnels de l’art » à participer à la production d’objets de fantaisie exposés au regard des publics des territoires sur lesquels ils interviennent. A partir de matériaux naturels (coquillages, rochers, bois flottés, …), d’objets ordinaires ramassés sur la plage, et de vaisselle colorée, travaillés in situ et aussi en atelier par les artistes du collectif accompagnés par les publics participants, des formes curieuses et inattendues surgissent à travers la métamorphose de l’obsolète, du délaissé, de l’usuel, en oeuvre d’art. La Berdoulette est un objet d’art décoratif dans lequel chacun y voit un peu ce qu’il veut : c’est ça qui fait que c’est un objet universel. 

L’expédition des enfants

Fabrice, un marin perdu à la recherche de l’étang, sollicité un petit équipage d’enfants et leur confie une mission ! Le petit équipage, à l’aide d’une carte et d’outils, ira devra rencontrer plusieurs personnages pour avancer dans son enquête. Une archiviste (Marielle), un inventeur (Maxime), un philosophe (Anti), une spécialiste de la baignade incollable en coquillages de l’étang (Johanne), une interprète (Camille), un savant fou…

Les rendez-vous publics

18 juillet 2022 – 9h30-17h – Parc de la Poudrerie, St Chamas
Lancement de la deuxième semaine du voyage estival Pamparigouste, avec une enquête-performance de Camille Goujon, suivie d’un pique-nique

18 juillet – 18h30 – 22h – Lavoir de Saint-Chamas
Apéro de départ du Voyage en Ressentiscaphe 

22 juillet – 17h-23h / Plage du Cercle de voile de Rognac
Accostage Pamparigouste ! Restitution et partage des multiples aventures du voyage avec l’ensemble des artistes et l’équipage des enfants.

Dans le cadre du programme « Rouvrir le Monde", un dispositif de la DRAC PACA dans le cadre de l’été culturel 2022 du Ministère de la Culture », avec le soutien de la commune de Martigues dans le cadre de Bel été, en partenariat avec l'association Voyons voir et avec les communes de Saint-Chamas, Rognac, Berre L'étang, Miramas, Istres et Martigues. Avec également l'implication des associations 8 vies pour la planète, Nostamar, Ricochet, les bases nautiques riveraines, le centre social Aquarelle de Berre l'Etang et la Maison de quartier de ND les Marins à Martigues.

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La Fête du Ruisseau 2022

Trois week-end pour prendre soin du fleuve côtier Caravelle/Aygalades

Un bassin versant est quelque chose de merveilleux à prendre en compte : par son processus (pluie, cours d’eau, évaporation des océans), chaque molécule d’eau sur Terre fait le grand voyage tous les deux millions d’années. La surface de notre planète est sculptée en bassins versants – une sorte de ramification familiale, une charte relationnelle et une définition des lieux. 

Pour le bassin versant, la ville, ses carrières et ses autoroutes sont éphémères et ne comptent pas plus qu’un rocher qui tombe dans le ruisseau ou qu’un glissement de terrain qui bouche temporairement la voie. L’eau sera toujours là et elle arrivera toujours à se frayer un passage. Aussi contrainte et polluée que soit Caravelle, notre Aygalades, on peut dire qu’elle est vivante et qu’elle abonde en cascades entre les mailles et tuyauteries de l’urbanisation. Peut-être même que de telles déviations l’amusent. 

Mais nous qui vivons à l’échelle des siècles et non de millions d’années devons maintenir ensemble le bassin versant et ses communautés, afin que nos enfants puissent espérer se baigner un jour dans une eau pure et profiter de la vie qui gravite autour de ces rives que nous habitons.

Le cycle de l’eau inclut nos sources, nos puits, les systèmes karstiques de l’Étoile et de la Nerthe, les canaux acheminant la Durance et le Verdon, les galeries souterraines du dix-neuvième siècle, nos stations d’épuration et les gammares qui dansent dans la colonne d’eau. C’est la grenouille rieuse et la bergeronnette du ruisseau qui papotent dans les laisses de crues au dégrilleur de la SERAMM. 

L’intention de la Fête du ruisseau commence de manière modeste :”Essayons de prendre soin de notre ruisseau, de telle manière que le gammare puisse à nouveau danser dans la colonne d’eau”. En cultivant cette intention, on peut se retrouver à vivre beaucoup de choses : questionner avec nos corps dansants l’extraction de calcaire en amont, arpenter les projets de rénovations urbaines en aval, collecter les déchets et les histoires de la production industrielle dans les vallons affluents. Et peut-être même s’en faire des costumes pour chanter en cascade…

La Fête du ruisseau devient alors toute une série d’aventures et de rituels collectifs pour se relier aux problématiques locales et globales qui affectent la santé du cycle des gammares et de tous les vivants qui les accompagnent.

Si une foule de personnes se joint à l’effort – des riverain·e·s et habitant·e·s, des jardinier·e·s-cheminot·te·s qui cultivent entre le ruisseau et la voie ferrée, des personnels de l’industrie de carriers, de l’aménagement et des réseaux d’entreprises voisins, des artistes de la Cité des Arts de la rue ou d’ailleurs, des scientifiques qui ont appris à connaître et aimer le cours d’eau, des élu·e·s et des curieux·ses de leur territoire – quelque chose de nouveau et de joyeux pourrait bien émerger.

La Fête du ruisseau est organisée par l’ensemble des acteurs du collectif des Gammares en partenariat avec Lieux publics – centre national et pôle européen de création pour La Fête du ruisseau est organisée par l’ensemble des acteurs du collectif des Gammares en partenariat avec Lieux publics – centre national et pôle européen de création pour l’espace public, la commune de Septèmes-les-vallons, le centre social de la Gavotte Peyret, l’Espace jeunes Septèmes et la chèvrerie communale de Septèmes-les-vallons, Unis-cité, la Cité de l’agriculture, la Réserve des arts, la médiathèque Jorgi Reboul et la commune de Septèmes-les-Vallons, Sud Side, le FRAC PACA, Inspiral London, les artistes contributeurs, les riverain.es du ruisseau. Avec le soutien technique et financier de l’Etablissement Public Huveaune-Côtiers-Aygalades (EPAGE HuCA) et des partenaires du Contrat de Rivière (Agence de l’Eau Rhone Méditerranée Corse – AERMC) et du Plan d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) (Fonds Barnier ou FPRNM Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs géré par l’Etat français), l’Agence de l’eau RMC dans le cadre du contrat de baie de la Métropole Aix Marseille Provence pour la valorisation des milieux aquatiques et par le projet européen Nature For City Life porté par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle se déroule dans le cadre d’un Été aux Aygalades, de Rendez-vous aux jardins, d’un Dimanche aux Aygalades et de Calanques propres. Rien que ça !

SAMEDI 28 MAI 2022 ◦ Balade de l’aval

Balade collective : Habiter l’embouchure 

A partir de la station de métro Bougainville, une balade polyphonique dans ce qui fut le delta d’un fleuve, une zone arrière portuaire et aujourd’hui un ensemble de quartiers pris dans le périmètre de rénovation urbaine de l’établissement public Euroméditerranée.Par le collectif des Gammares et Hôtel du Nord, avec Louise Gras, Claire Chamarat, à la rencontre d’initiatives et d’habitant·e·s motivé·e·s.

10h à 17h- Gratuit sur inscription

WEEK-END DES 3, 4 ET 5 JUIN 2022◦ Confluences

◘ Vendredi 3 juin ◘ 
Une journée les pieds dans l’eau pour collecter les macro-déchets du ruisseau.

Opération Calanques Propres avec Mer-Terre -Jardin de la cascade des Aygalades – Cité des arts de la rue
9h30 à 16h avec un pique-nique partagé-Jardins du Cheminot 
Par l’association Jardinot et l’école de jardinage, avec Hôtel du Nord et Cap au Nord Entreprendre.
Ouvert à tous·tes sur inscription
-pour les jardins Cheminots :
sur le site Hôtel du Nord
-pour le ramassage à la Cité des arts de la rue : ruisseau@lacitedesartsdelarue.net 
9h30 à 16h avec un pique-nique partagé


Conférence : Redessiner le lit d’une rivière…
Avec Nicolas Debiais
Par la commune de Septèmes-les-Vallons
Comment redonner à Caravelle-Aygalades un cours plus naturel et propice à la vie ? Le Bureau d’études Biotec, spécialisé sur la restauration et la gestion des milieux aquatiques, nous donne quelques pistes, en partageant les résultats de l’étude qu’il a menée pour la commune de Septèmes-les-Vallons sur la trame turquoise.
18 h- Médiathèque Jorgi Reboul, Septèmes-les-Vallons


◘ Samedi 4 juin ◘
Découverte des jardins et des initiatives botaniques qui bordent les rives du ruisseau, dans le cadre de Rendez-vous au jardin.

Opération Calanques Propres avec Mer-Terre  
Septèmes-les-Vallons
3 points de ramassage et de caractérisation (Vallon du Maire, Septèmes centre et Notre Dame Limite), par l’AESE, l’Espace jeunes Septèmois et le centre social de la Gavotte Peyret. 
9h30 à 12h30 suivi d’un temps de caractérisation


Balade du Caprisun
Nous habitons dans une vallée où coule un fleuve qui change parfois de nom et disparaît souvent… Dans son lit s’écoulent des déchets, parfois grands comme un frigo, industriels comme un terril d’alumine ou emblématiques comme le Capri sun. Suivre la piste de la pochette brillante nous entraîne dans les méandres de la rivière…
Par le collectif SAFI et le Bureau des guides du GR 2013, le CIQ de St Antoine, l’AESE, l’Espace jeunes Septèmois et le centre social de la Gavotte Peyret.
9h30 à 17h – Gratuit sur inscription


À découvrir tout au long de la journée
La machine à renaturer par Les Arts de la crue, La Balade sonore du ruisseau, un Podcast in situ, une Bibliothèque sauvage du ruisseau par Jean-François Marc, des Matières à mémoires par C.Deschamps Prince & Nelo Gevers


Activités sur les rives
Des animations pour comprendre le ruisseau
11h30 – 17h Cité des arts de la rue – GratuitLes ateliers du ruisseau, la pêche aux gammares de Raymond par l’Association des Amis des Aygalades et l’ApCAR, le peuple de la rivière par Hôtel du Nord et le collectif des Gammares ainsi que le
Tarot du Ruisseau…


Spectacle Commandeau 
Par la Compagnie Pernette 
15h et 16h – Durée 15’ 
+ d’infos :  www.lieuxpublics.com


Initiation Trek Danse avec Robin Decourcy
Une séance-atelier pour découvrir la pratique du Trek Danse et préparer le grand partage des eaux qui aura lieu le samedi suivant du côté des sources dans le massif de l’Étoile.  
15h à 17h – sur inscription


◘ Dimanche 5 juin ◘ 
Un Dimanche aux Aygalades 


Kara-EAU-ké
Chansons à partager
Cry me a river, L’eau vive, La pluie fait des claquettes… Des chansons qui évoquent l’eau nous en connaissons tous·tes. Et si on les chantait avec notre propre flow ? Nous sommes le peuple de la rivière, revêtons nos plus beaux déchets et célébrons le ruisseau en créant collectivement le show!
18h à 20h – Entrée libre

Découverte du Jardin de la cascade et des rives du ruisseau
10h à 18h – Jardin de la Cascade des Aygalades, Cité des arts de la rue

Marché de producteurs locaux 
Avec la Cité de l’agriculture
10h à 15h30 

Conférence Voix d’eau 
Une conférence de plein air avec Frédéric Pitaval 
Par le Bureau des guides du GR2013
L’Appel du 5 juin !

Les activités du ruisseau
– Voir la programmation du samedi- 
On retrouve sur le marché les activités poétiques et scientifiques de la veille rejointes par la Manifestation des images de Geoffroy Mathieu.
10h-15h30 – Gratuit

Spectacle Vol Ephémère
Par la Cie les Têtes Bêches
12h30 – durée 30’ 

Bal Trad par Etienne Brochier (accordéon) et Sophie Couderc (violon)
15h à 17h

SAMEDI 11 JUIN 2022 ◦ Bal des Sources


Une journée dans les collines du massif de l’Étoile ou dans le vallon de Fabregoules en habitant collectivement l’amont du ruisseau.


◘ Version colline ◘

Trek Danse “Le partage des eaux”
Par Robin Decourcy 
avec Leïla Zitouni, Elodie Huet, Raphaël Caillens et le collectif des GammaresEt si le temps d’une randonnée, nos corps devenaient les gouttes au point de bascule de la ligne de partage des eaux? Et si la marche devenait liquide et torrentielle? Et si nos pas se rencontraient jusqu’à faire jaillir les eaux captives? Ouvert à tous·tes, sans nécessité de pratiquer la danse, l’expérience sera à la fois ludique, émotionnelle et nous ouvrira d’autres voies pour donner vie à notre communauté de bassin versant. Pratiques proposées : Duos empathiques, explorations occultes, murmurations, spectacle du réel, marches groupales…

Trek Danse – Piste Bleue conçue par Robin Decourcy et proposée par le Bureau des guides du GR2013 en coproduction avec Lieux publics. Production : association Avaleur.
9h30 à 18h – gratuit sur inscription


◘ Version vallon ◘

Pique-nique partagé dans le vallon
Ateliers et présentation des actions menées par le centre social de la Gavotte Peyret autour du ruisseau.
A partir de 12h – Vallon de Fabregoules, le long du ruisseau

La balade de Fabregoules par l’association Septèmes Mémoire et Patrimoine
A la fois nom de la vallée et d’un très ancien domaine de Septèmes, Fabregoules porte de nombreuses histoires croisant la géologie, l’histoire industrielle et le développement de la commune. Les habitant·e·s guideront cette balade à la découverte des premiers aménagements du ruisseau.
14h à 15h30- Vallon de Fabregoules

La saga du Turfu
Duo de clownes futuristes, écologiques et burlesques pour monde post-apocalyptique par la Compagnie à coucher dehors
15h30- Vallon de Fabregoules, bassin le long du ruisseau – Durée : 45’

©Pierre Tandille
La Fête du ruisseau est organisée par l’ensemble des acteurs du collectif des Gammares en partenariat avec Lieux publics - centre national et pôle européen de création pour l’espace public, la commune de Septèmes-les-vallons, le centre social de la Gavotte Peyret, l’Espace jeunes Septèmes et la chèvrerie communale de Septèmes-les-vallons, Unis-cité, la Cité de l’agriculture, la Réserve des arts, la médiathèque Jorgi Reboul et la commune de Septèmes-les-Vallons, Sud Side, le FRAC PACA, Inspiral London, les artistes contributeurs, les riverain.es du ruisseau. Avec le soutien technique et financier de l’Etablissement Public Huveaune-Côtiers-Aygalades (EPAGE HuCA) et des partenaires du Contrat de Rivière (Agence de l’Eau Rhone Méditerranée Corse – AERMC) et du Plan d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) (Fonds Barnier ou FPRNM Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs géré par l’Etat français), l’Agence de l’eau RMC dans le cadre du contrat de baie de la Métropole Aix Marseille Provence pour la valorisation des milieux aquatiques et par le projet européen Nature For City Life porté par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle se déroule dans le cadre d’un Été aux Aygalades, de Rendez-vous aux jardins, d’un Dimanche aux Aygalades et de Calanques propres. Rien que ça ! Le collectif des Gammares réunit des associations et acteurs actifs le long du ruisseau pour favoriser un meilleur partage des connaissances, relier les initiatives et les territoires du bassin versant, proposer des actions communes et prendre soin du fleuve côtier. Il réunit à ce jour l’association AESE (Action Environnement Septèmes et Environs), l’association Jardinot et l’école de jardinage du jardin des cheminots, les CIQ riverains, la coopérative Hôtel du Nord, les CIQ riverains, les AAA (Association des Amis des Aygalades), le réseau Cap au Nord Entreprendre, l’Association pour la Cité des arts de la rue, le Bureau des guides du GR2013, le Collectif SAFI et les artistes-voisins de la Cité des arts de la rue.

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Le Bureau des guides recrute !

Services civiques d’une durée de 8 mois

Bureau: Usine Pillards, 15 Rue des Frères Cubeddu,13014 Marseille

Siège social: La cité des arts de la rue, 225 Avenue Ibrahim Ali, 13015 Marseille

Contact : contact(@)gr2013.fr

Réception des candidatures : jusqu’au 15 juin 2024

Début de la mission: à partir de mi-septembre 2024.

Fin de la mission: mi-mai 2025

PROFIL MÉDIATEUR

Cette mission vise à contribuer au développement des actions pédagogiques et à accompagner les événements et actions organisés par le Bureau des guides.

Sa mission :

Participation au développement des actions pédagogiques :

Mener et accompagner des interventions dans les établissements scolaires, notamment dans le cadre du projet « Lire les sentiers ». Il s’agit d’introduire les interventions et d’assister les guides lors des marches et repérages. 

Travailler au développement et à l’animation de l’outil Photophiles. Cette tâche implique de participer à la mise en place d’activités pédagogiques en lien avec la photographie et les sentiers, destinées à différents publics.

Possibilité de contribuer à la création d’outils pédagogiques tels que des mallettes pédagogiques, des livrets ou des ateliers sur d’autres projets du Bureau des guides.

Participation aux événements et actions organisés par le Bureau des guides :

Assister aux événements et actions organisés par le Bureau des guides pour accueillir les publics et accompagner les artistes invités. Cela inclut la participation à des rendez-vous en semaine, et parfois le week-end.

Veiller à accueillir le public et les artistes dans de bonnes conditions en assurant notamment la scénographie et la signalétique du site, en fournissant des informations au public et en accompagnant les artistes dans leurs propositions artistiques.

Enregistrer les événements pour contribuer à la construction des récits ou à la communication sur les actions du Bureau des guides. Cela peut se faire à travers la photographie, la vidéo, les textes ou les dessins, en faisant preuve de créativité et d’initiatives.

Aide à la mise en forme des dossiers et documents de médiation / communication :

Collaborer étroitement avec l’équipe de communication et les artistes invités pour aider à la mise en forme des dossiers et documents liés à la médiation et à la communication. Il s’agit d’être rigoureux·se et pédagogique dans cette tâche.

PROFIL ENQUÊTEUR

Cette mission a pour objectif de soutenir les démarches d’enquêtes, tout en participant aux actions organisées par le Bureau des guides et en menant une enquête sur les publics participants.

Sa mission :

Participation au développement des contenus :

  • Réaliser des enquêtes de terrain et des interviews pour produire du contenu.
  • Contribuer aux conversations avec les chercheurs. 
  • Apporter un soutien de médiation aux participants (artistes, professeurs, étudiants…) des projets.

Participation aux événements et actions du Bureau des guides :

  • Assister aux événements organisés par le Bureau des guides pour accueillir les publics. Cela inclut la participation à des rendez-vous en semaine, et parfois le week-end.
  • Veiller à accueillir le public et les artistes dans de bonnes conditions en fournissant des informations au public.
  • Enregistrer les événements et contribuer à la construction des récits ou à la communication en utilisant des médias variés tels que la photographie, la vidéo, les textes ou les dessins.

Participation à l’élaboration d’une étude des publics :

  • Collaborer avec l’équipe de communication et des publics pour contribuer à la mise en forme d’une étude des publics.

Ces missions en service civique offrent une opportunité de s’impliquer activement dans le projet du Bureau des guides du GR 2013, en participant à la promotion de la randonnée métropolitaine et à la découverte des territoires de Marseille d’une manière originale et culturelle tout en sensibilisant le public aux enjeux écologiques, culturels et patrimoniaux du territoire. Ces missions se clôtureront par la participation aux rencontres des communs pédagogiques en mai 2025 à Marseille.

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Balades en lien avec le mémorial des Déportations

De mars à juillet 2022

Le Mémorial des déportations, rattaché au musée d’Histoire de Marseille, installé dans un blockhaus construit par l’armée allemande en 1943, s’attache à transmettre l’histoire et la mémoire des hommes, femmes et enfants arrêtés puis déportés parce que nés Juifs ou réprimés en tant que politiques, résistants, otages ou « suspects ».

En 1940, Marseille est encore un port ouvert sur le monde, une porte vers la liberté pour certains, vers la reprise du combat pour d’autres. Dès 1942, lors de son occupation, Marseille bascule. En 1943, qualifiée de « chancre de l’Europe » par le régime nazi, elle cristallise la haine de l’étranger et de l’indésirable. Les événements tragiques de janvier 1943 menés par les Nazis avec la collaboration du régime de Vichy sont  longuement évoqués au travers de films, de témoignages des victimes: rafles des familles juives, évacuation et destruction des « vieux quartiers » et déportations.

Depuis le 9 décembre 2021 « Résistants une génération oubliée » aborde la Résistance à l’occupation et dans les camps de concentration au travers d’une exposition de huit portraits de résistants déportés et une nouvelle création audiovisuelle artistique immersive.

Une série de balades de mars à juillet propose de revenir sur cet évènement tragique de janvier 1943 qui a laissé des blessures encore vivaces dans la population marseillaise. Certains parcours seront aussi l’occasion de revenir sur des figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération.

Balade patrimoniale : Marseille dans la Guerre, indésirables et résistant.e.s avec Ancrages
samedi 21 mai 2022, samedi 18 juin 2022, samedi 23 juillet 2022 à 9h30
Infos et réservations sur le site ancrages.org

Le Panier, des humains et des lieux, destructions et reconstructions avec Bénédicte Sire
le 16 juin, le 2 juillet et le 24 août  à 9h45.
Infos et réservations sur le site baladesurbaines.fr

Tabula Rasa  : Balade sur la destruction de la rive nord du Vieux-Port en 1943 avec Natalie Meissner
samedi 12 Mars, dimanche 3 Avril, jeudi 5 Mai à 16h
Infos et réservations sur le site du Musée d’histoire de Marseille

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Archéologie des espaces verts

Une tentative d’archéologie de la gestion administrative et technique des espaces verts des 4e et 5e arrondissements. Une après-midi à la découverte de certains parcs et jardins des 4e et 5e pour mieux comprendre et valoriser les actions municipales dont les savoir-faires des agents de la ville.
Le projet municipal, à travers les actions d’urbanisme, passées et en cours, et du rôle du service des Espaces Verts, y sera éloquent et exemplaire.

Cette promenade en partenariat avec la mairie de secteur du 4/5 s’inscrit également dans un programme de 5 ans du projet européen Nature 4 City Life (2017-2022) qui veut favoriser une meilleure intégration de la nature dans le projet urbain dans un contexte de changement climatique.

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