← Tous les projets

Les événements du Bureau des guides au festival Lecture par Nature

Pour son édition 2026, le festival Lecture par Nature prend pour thématique « Sur les chemins ». Alors forcément, cela nous parle beaucoup ! L’occasion de vous donner rendez-vous dans les médiathèques de la métropole avec les artistes, cartographes et photographes du GR2013 pour interroger le territoire et nous amener à fouiller dans les trésors des bibliothèques.

← Tous les projets

Miam miam – Glou glou

Deux balades simultanées pour comprendre comment Marseille s’alimente en nourriture et en eau

D’où viennent les aliments qui sont dans nos assiettes à la cantine ou à la maison ? Comment l’eau arrive dans notre robinet et comment se fait-il qu’elle soit potable ? En marchant dans le quartier de Sainte-Marthe (Marseille 14e), il est possible de comprendre tous ces acheminements en allant rencontrer les agriculteurs, en allant voir le MIN d’où arrive la nourriture du monde entier, et en découvrant le canal de Marseille et l’usine de potabilisation d’eau.

Sur une journée, on propose de diviser le groupe en deux :

Une équipe part pour la Balade Miam Miam avec la guide Alice Durot, pour découvrir l’alimentation locale, les cycles des saisons et différents lieux de production : maraîchage, jardins partagés, lieux solidaires…
Une équipe part pour la Balade Glouglou avec Chloé Mazzani, pour une exploration théâtrale du canal de Marseille, avec une explication des cycles de l’eau et ses infrastructures : château d’eau, usine de traitement, canal.

À la fin de journée, les deux groupes se retrouvent autour d’un goûter à la Maison Lull pour partager ce qu’ils ont observé et appris.

Objectifs pédagogiques :
– Comprendre le lien entre alimentation, territoire et engagement citoyen
– Déconstruire l’idée reçue que l’eau potable de Marseille provient de la désalinisation !

Dates et public :
– À partir d’avril 2026
– Écoles de Marseille : CE2, CM1, CM2

← Tous les projets

Rando-Archives d’architecte

← Tous les projets

Un terrain témoin : la Maison Lull

Au printemps 2025, le Bureau des guides du GR2013 se voit confier la gestion d’un terrain abandonné sur les hauteurs de Sainte-Marthe : la Maison Lull. Parmi ses voisin·es du Boulevard Notre-dame de Santa Cruz, elle compte trois fermes en agriculture biologique : le Rugissement du Lapin, la Ferme de l’Étoile et la Ferme des Petits champs. L’histoire agricole de Sainte-Marthe se retrouve également dans le sol du jardin de Lull laissé en friche pendant des décennies : une véritable banque de graines témoignent des pratiques du passé. Ce jardin très accueillant devient alors le lieu de rencontres et de pédagogie autour de l’alimentation et de l’agriculture, la Zone à Manger. C’est aussi là qu’on se retrouve pour la veillée du mémorable Bivouac Sunrise en mai 2025.

Le 8 juillet 2025, tandis que le grand incendie touche les Pennes-Mirabeau et le nord de Marseille, un autre feu se déclare dans la colline de Mirabilis. Il atteint le terrain de la Maison Lull et l’incendie.


Illustration © Timothée Girault

Son terrain rassemble sur une seule parcelle plusieurs milieux types, tous incendiés et dont nous allons suivre en temps réel l’évolution : une prairie ouverte, des restanques, un talus avec risque élevé d’érosion, une pinède, un espace de jardin aménagé avec bassin, une haie, une garrigue basse.


← Tous les projets

La communauté de l’école

Le groupe habitant·es

Le groupe habitant·es de l’École du feu s’est constitué à la suite de la première rencontre à Miramar le 23 juillet 2025 et d’une décision prise en assemblée générale du collectif de l’incendie du 8 juillet. Il rassemble vingt personnes habitant l’Estaque ou un de ses quartiers limitrophes et qui sont directement concernées par le risque incendie en zone de lisière urbaine. Ces habitant·es prévoient de se retrouver régulièrement sous la forme à la fois de réunions et d’explorations des zones de l’incendie, pour commencer à affiner les thématiques à travailler.

Le groupe sera mobilisé durant toute la durée du projet de l’École du feu pour co-construire les actions en direction des publics habitants (balades, ateliers, écriture), concevoir les premières formes d’actions collectives à expérimenter sur le territoire, et se faire le relais du collectif de l’incendie du 8 juillet auprès de l’Ecole du feu (et inversement).

Élise Boutié, anthropologue

Chercheuse à l’EHESS et enseignante à Aix-Marseille Université, Élise Boutié travaille sur les récits, perceptions et manières d’habiter les territoires marqués par le feu. Après une thèse consacrée à l’incendie le plus destructeur de l’histoire de Californie en 2018, l’École du Feu lui offre une opportunité d’analyses comparées entre les contextes californien et marseillais.
Son travail s’articule autour de trois axes : comprendre l’histoire et le fonctionnement des institutions liées à la gestion des incendies ; cartographier la mémoire des feux dans la région marseillaise à travers les voix de ses habitant·es ; et repenser le feu comme un phénomène multiple, au-delà du seul prisme du risque, pour imaginer de nouvelles façons de cohabiter avec lui.

Garance Maurer, artiste

Le travail de Garance Maurer à l’École du feu prolonge une recherche entamée en 2022 en Corse sur les fibres végétales et les ressources locales, poursuivie en Californie lors d’une résidence à la Villa Albertine San Francisco, et développée depuis autour du pourtour méditerranéen. Ce travail de recherche-action hybride sciences, art, design et folklore populaire, et s’inscrit dans une réflexion plus large sur la transformation des paysages et des pratiques humaines face au dérèglement climatique.

Elle souhaite développer un volet sur les savoirs et légendes méridionales, en croisant enquêtes de terrain, correspondances et pratiques plastiques pour raconter comment les feux intentionnels et les savoirs vernaculaires peuvent nourrir des stratégies collectives de résilience et une nouvelle habitabilité de nos territoires.

Jordan Szcrupak, paysagiste

Diplômé de l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles-Marseille, Jordan Szcrupak mène des projets de développement paysager au sein de l’agence APJS et enseigne à l’Ensa·m. Sa recherche porte particulièrement sur la vulnérabilité des zones d’interface habitat-forêt, notamment au sein de l’Association Forêt Méditerranéenne.

À l’École du feu, il met ses recherches en discussion avec les habitant·es et acteurs du territoire, autour de trois axes : intégrer le risque incendie dans l’urbanisme et les projets de territoire ; restaurer des mosaïques paysagères et maintenir des discontinuités de combustibles ; reconnaître et valoriser la forêt périurbaine comme un bien collectif nécessitant une gouvernance partagée.

La coopérative Hôtel du Nord

La coopérative a été créée en 2011 pour valoriser le patrimoine de métropole marseillaise, afin de le conserver « en vie » et d’améliorer la vie de ceux qui y vivent et travaillent. Ses coopérateurs habitants créent des balades patrimoniales, et mettent ainsi en oeuvre la convention de Faro à l’échelle des quartiers Nord ! La coopérative est aussi une force de mobilisation sur des enjeux de préservation patrimoniale ou écologique, comme c’est le cas depuis 2023 dans la lutte pour sauver le parc de Miramar. Alors que plusieurs de ses coopérateur·ices ont été directement touchés par l’incendie du 8 juillet 2025, elle apporte une force de mobilisation, des compétences pour mener des enquêtes citoyennes, et une source de connaissances accumulées sur les quartiers concernés par l’incendie.

← Tous les projets

Rendez-vous et balades apprenantes entre habitant·es

Comme une préfiguration à l’école du feu, nous souhaitons marcher entre habitant·es dans les zones incendiées de l’Estaque. En marchant ensemble et en échangeant nos vécus, nous voulons nous mettre en capacité de faire des choix réfléchis au milieu de la complexité.


La première rencontre

28 juillet 2025 au Parc de Miramar
Vingt jours après l’incendie, une première rencontre s’organise avec les habitant·es de l’Estaque, en contribution au Collectif de l’incendie du 8 juillet : notions-clés primordiales, organisation des solidarités, témoignages d’un pompier, d’une élue, et d’une ancienne sinistrée du feu.
Le compte-rendu de cette rencontre est disponible sur Hotel du Nord


Palade Pyros #1 du 27 octobre 2025, de la Montée Pichou aux abandonnés

Avec : Jordan Szcrupak (paysagiste), Patrick Jeannot (technicien feu), Sophie Bertran de Balanda (urbaniste), Basile Viguérie (technicien de la Ville de Marseille en charge des Obligations Légales de Débroussailler)

#Modes de propagation du feu #PRIF #PLU #Réglementation #Défendabilité #Pin d’Alep #Arbres Pyrophytes #Obligation légale de débroussailler #Gestion collective #Fascines


Balade Pyros #2 du 12 novembre 2025, Montée du Pin à Chateau Bovis

Avec : Véronique Mure (botaniste méditerranéenne), Garance Maurer (artiste), Élise Boutié (anthropologue), Alexis Feix (paysagiste), Willy et Julien (habitants)

#Jardiner la lisière #Pin d’Alep #Lignotubers #Régénération naturelle #Chateau Bovis #Luttes sociales #Figuier #Pistachier lentisque


Balade Pyros #3 du 13 décembre 2025, route du Beau soleil

Avec : Jordan Szcrupak (paysagiste), Francis Tallin (Ingénieur des travaux publics pour la Ville de Marseille), ainsi que les deux Agnès (habitantes et membres de la coopérative Hôtel du Nord)

[Récit de la balade à venir]


← Tous les projets

L’École du feu

Apprendre à vivre dans les territoires du feu


De l’incendie à la mobilisation citoyenne

Le 8 juillet 2025, un incendie dévastateur frappe la commune des Pennes-Mirabeau avant d’atteindre Marseille par le quartier de l’Estaque. En quelques heures, 750 hectares de garrigue et de forêts méditerranéennes sont réduits en cendres. 90 habitations sont détruites, et de vastes zones de végétation brulées. L’incendie laisse les habitant·es de l’Estaque dans un état de sidération et d’incompréhension… Le trauma touche tous ceux et celles qui ont lutté, pour sauver leurs maisons, leurs jardins, leurs espaces verts de voisinage, ainsi que l’ensemble des Marseillais·es qui ont ressenti la frayeur du feu qui rentre dans la ville.

Le 8 juillet 2025 également, un autre feu se déclare à quelques kilomètres, à Sainte-Marthe. Beaucoup plus modeste et rapidement circonscrit, ce feu a quand même le temps de parcourir notre terrain bien aimé de la Maison Lull ! Le projet d’en faire un espace pédagogique de plein-air est alors compromis… À moins que ?

Dès la mi-juillet, les habitant·es sinistré·es se constituent en “collectif de l’incendie du 8 juillet”. Le 23 juillet 2025, nous organisons un temps de rencontre au Parc de Miramar. Les habitant·e·s expriment le besoin de penser collectivement le sujet du feu.


Vers une école du feu

Que savons-nous vraiment du feu ? Comment l’expliquer, le comprendre, l’anticiper ? Et quels gestes collectifs peuvent réduire notre vulnérabilité ? Alors que le feu est inhérent au biome méditerrannéen, que toutes les prévisions s’accordent autour d’une aggravation du risque dans les années à venir – certains chercheur·ses ayant déjà théorisé notre entrée dans le « pyrocène » – nous nous rendons compte que nous connaissons finalement assez mal ce phénomène.

Aux côtés des groupes d’habitant·es, nous rassemblons alors les chercheur·ses Elise Boutié (anthropologue), Jordan Szcrupak (paysagiste-concepteur), Garance Maurer (artiste), ainsi que des spécialistes de terrain comme Patrick Jeannot (coordinateur de la Défense des forêts contre les incendies) auxquels d’autres personnes viendront se joindre… L’idée d’une école du feu émerge… Forcément, elle sera un peu buissonnière !

Une École du feu, pour :
– Apprendre ensemble. Enrichir nos savoirs scientifiques, botaniques, techniques, réglementaires et institutionnels, et transformer ces connaissances en un véritable bien commun, grâce à des méthodes d’apprentissage collectif ouvertes et inclusives.
– Faire ensemble. Cultiver la convivialité à travers des temps de partage, et renforcer notre pouvoir d’agir collectif par des gestes de prévention et de restauration des milieux.
Se mêler du feu. Se mettre en capacité d’interpeller les pouvoirs publics sur ces sujets et de produire des recommandations.

Nous marcherons sur les territoires incendiés de l’Estaque pour échanger nos connaissances et observations entre habitant·es. Le terrain de la Maison Lull quant à lui, deviendra un terrain d’observation et un lieu pour les rencontres de l’École du feu.



← Tous les projets

Petit catalogue art et design de Pamparigouste

Ressentir l’Étang

Un carnet de bord pour explorer l’étang autrement

À partir de l’hypothèse d’inviter les moules à « s’accrocher » à la vie dans l’étang de Berre, le collectif SAFI imagine le Ressentiscaphe, une drôle d’embarcation pour découvrir la vie de l’étang, retrouver la capacité de la ressentir et de l’écouter, avec nos corps comme instruments de mesure et de perception. Après plusieurs navigations, l’équipage ramène des récits et des jeux qu’il partage avec vous dans ce cahier, pour que, à votre tour, vous plongiez dans l’étang et découvriez celles et ceux qui l’habitent.

Conception : Collectif SAFI
Lien : Lire le cahier


0
    0
    Ton panier
    Ton panier est videRetour à la boutique