S’exposer au vent

Conversations autour du projet d’éoliennes flottantes dans le golfe du Lion 

La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit qu’en 2030, 40% de l’électricité provienne de sources renouvelables. Pour parvenir à cet objectif, elle prévoit d’attribuer en Méditerranée, en 2022, deux parcs éoliens flottants commerciaux de 250 MW chacun et de leurs extensions, de 500 MW chacune. C’est l’ensemble de ce projet qui est soumis au débat public. Selon le Code de l’environnement (art L121-1), un débat public doit permettre de débattre de l’opportunité d’un projet, de se questionner sur des solutions alternatives et des enjeux de société qu’il sous-tend.

Que l’on soit pêcheur.se, paysagiste, juriste, habitant.e, ornithologue, historien.ne de l’énergie ou ingéneur.e en éolienne, les questions que l’on adresse aux futurs parcs éoliens flottants ne sont pas les mêmes. Il souffle pleins de vents, parfois contraires, alors prêtons une attention à toutes les brises pour apprendre à s’orienter et éprouver collectivement le futur…

Un premier temps d’enquêtes collectives visant à mettre en commun questions, connaissances, points de vue et enjeux avec différentes communautés concernées a eu lieu cet été grâce à trois marches. La première marche du 9 juillet sous forme d’une navigation de Port de Bouc à Port Saint Louis en compagnie de Bertand Folléa, paysagiste directeur de la chaire paysage de la transition énergétique, Marie-Laure Lambert, chargée de recherches en droit de l’environnement, Yves Henocque, écologue marin questionnant les modes de gouvernances maritimes.. La seconde du 31 août dans les sansouires Port Saint-Louisiennes pour porter notre attention sur les mobilités éoliennes et animales en compagnie d’Arnaud Bechet, Écologue de la Tour du Valat, Alain Nadaï, Socio-économiste des enjeux énergétiques, Stéphane Arnassant, Responsable du pôle biodiversité et patrimoine naturel du Parc naturel régional de Camargue, Laurence Nicolas, anthropologue et Christelle Gramaglia, sociologue. La troisième le 9 septembre aux alentours de l’anse de Gloria en nous invitant à converser sur les usages du littoral et de la mer, les politiques énergétiques et économiques ainsi que la place des communautés concernées dans les processus décisionnels en compagnie d’Olivier Labussière, socio-économiste des enjeux énergétiques et Vincent Baggioni, animateur régional du réseau Energie Partagée..

A partir de toutes ces explorations et conversations estivales, une grande marche entre la mer et la terre, le vent et les fonds, s’est déroulée le 2 octobre 2021. Un parcours en bateau de Port de Bouc puis à pied dans la vaste paysage de Port St Louis nous amène à éprouver les échelles, déplier l’énergie, interroger notre rapport à la mer. Des interventions de chercheurs, d’usagers ou d’acteurs du projet seront revisitées et mises en discussion par les artistes associés et par l’expérience située de la balade.en compagnie de l’artiste Camille Goujon, du collectif SAFI, des chercheurs Alain Nadai (Socio-économiste des enjeux énergétiques), Fabien Bartolotti (historien de l’énergie), Laurence Nicolas (anthropologue) et Marie-Laure Lambert (juriste de l’environnement), de Bernard Genet (ancien agent du Grand port de Marseille), Pierre-Yves Hardy (WWF),  Yves Henocque (écologue marin), Vincent Baggioni (animateur régional du réseau Energies Partagées) et de ceux et celles concernées par le projet qui ont marché avec nous tout l’été.

Nous vous invitons à découvrir la restitution de toute cette enquête à travers un roman-photo d’Amélie Laval et une édition regroupant les entretiens retranscrits, les images de Benjamin Bechet et les dessins de Benoit Guillaume.

Journal La Provence, le 15 juillet 2021

DANS LE CADRE DU DÉBAT EOS – QUELLES ÉNERGIES EN MÉDITERRANÉE ?
DU 12 JUILLET AU 31 OCTOBRE 2021

Inspirations lichéniques

Mesurer la qualité de l’air à travers l’observation des lichens

La qualité de l’air est un enjeu majeur du développement des territoires, compte tenu du lien entre les expositions aux polluants atmosphériques et l’état de santé des populations.

L’Institut écocitoyen (IECP) conduit depuis 2011 un suivi de la pollution atmosphérique par l’étude et l’analyse des lichens, on parle de biosurveillance lichénique. Un tel suivi permet une approche complémentaire aux analyses instrumentales réalisées par les acteurs scientifiques ou le réseau de surveillance de la qualité de l’air. Sans être aussi précis que des données issues de mesures physico-chimiques, les résultats de cette action montrent concrètement les niveaux d’exposition (bioaccumulation) et l’impact à long-terme des polluants atmosphériques sur la communauté lichénique (bioindication), sur une échelle géographique étendue. 
La première campagne d’étude, conduite en 2011, a tout d’abord concerné les zones proches des principaux émetteurs de pollution, notamment les villes de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Aujourd’hui, c’est un suivi trisannuel qui est organisé sur la totalité du territoire métropolitain, d’Arles à Aix-en-Provence, incluant Marseille, Martigues, Istres, les Alpilles… Si en 2011 les chercheurs de l’IECP étudiaient 13 stations, ils en suivent 41 en 2021.

MARCHES EXPLORATOIRES

Le GR2013 comporte des stations d’observation lichénique appartenant au réseau de biosurveillance de la qualité de l’air développé par l’Institut Ecocitoyen (IECP). Ce réseau a permis de produire une cartographie des cumuls d’expositions aux polluants atmosphériques et d’évaluer leurs impacts sur la biodiversité lichénique. Des citoyens volontaires, formés aux méthodes d’observations, participent à cette biosurveillance de la qualité de l’air (Observatoire citoyen de l’environnement – VOCE). En effet, l’IECP a crée en 2010 un Observatoire Citoyen de l’Environnement, avec le soutien du Ministère en charge de l’écologie et du développement durable, labellisé en 2012 par la commission pluraliste REPERE sur les sciences participatives. Plusieurs actions sont actuellement déployées sur le territoire de la métropôle Aix-Marseille-Provence, dont l’action LICHEN qui vise à collecter des données sur la diversité et l’abondance lichénique, en impliquant directement les habitants dans l’observation scientifique

En 2022, des randonnées thématiques à l’échelle métropolitaine seront proposées au public pour marcher le nez au vent et saisir ce qu’il y a dans l’air que nous respirons. Guidées par l’artiste Côme di Meglio et avec l’aide des scientifiques de l’IECP, nous apprendrons à apprécier la qualité de l’air par une série de mesures scientifiques (capteur DIAMS) complétées par l’observation des lichens.

© Côme Di Meglio

4 dérives lichéniques
 

Hydratation / vendredi 3 Juin – la Sainte-Victoire  

Consommation / vendredi 1er juillet – Marseille

Combustion / samedi 01 octobre – la Nerthe (inscription

Digestion / novembre 2022 – l’Arbois (inscription)

Des capteurs DIAMS sont disponibles. Afin de pouvoir commander un capteur de particules fines pour un prêt d’une durée de 3 mois, téléchargez l’application « AirDIAMS ». 

Apple : https://apps.apple.com/fr/app/airdiams/id1546113115

Android : https://play.google.com/store/apps/details?id=org.atmosud.DIAMS

Ces marches sont proposées dans le cadre du projet AIRWALK, financé par le programme DIAMS et porté par l’Institut Ecocitoyen en partenariat avec le Bureau des guides du GR2013.  DIAMS (Digital Alliance for Aix-Marseille Sustainability/Alliance numérique pour le développement durable d’Aix-Marseille), offre l’opportunité au territoire métropolitain d’expérimenter de nouvelles façons d’appréhender la qualité de l’air tout en développant des solutions innovantes. DIAMS est un projet de la Métropole Aix-Marseille-Provence cofinancé par le programme UIA (Urban Initiative action) et soutenu par l’Union Européenne.

Informations pratiques

01 octobre 2022

Hydratation vendredi 03 Juin - la Sainte-Victoire une marche depuis le centre-ville d’Aix vers le Tholonet et les pentes de la Sainte-Victoire (11,5 km) Départ de la marche à 9h15, depuis la Gare SNCF Aix-en-Provence. (Transport possible par le TER de 8h23 depuis la gare Saint-Charles) Retour vers la gare d’Aix-en-Provence par le bus 13 en fin de journée (vers 17h). _ Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo. Consommation vendredi 1er juillet - Marseille une marche entre le Parc de Fontobscure et le vallon de la Barasse par les traverses Marseillaises (15 km) Départ de la marche à 8h30 à l’entrée du Parc (avenue Prosper Mérimée, à l’arrêt des bus Centre-Commercial du Merlan, lignes 27/32/33/34) Retour vers 17h par la gare TER de la Barasse vers Marseille Saint-Charles. _ Cette marche de clôture du cycle AIRWALK est destinée aux randonneurs courageux. Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo. Une ombrelle (ou un parapluie) est appréciable pour marcher au frais. Combustion samedi 01 octobre la Nerthe une marche depuis la gare de Lavera vers la plage de la Couronne à travers le massif (12 km) Départ de la marche à 8h45, depuis la gare de Lavéra. (Transport possible par le train de la Côte Bleue de 7h49 à la Saint-Charles) Retour par la gare de la Couronne-Carro, vers Marseille par le TER de 17h19 ou vers Martigues Lavera par le TER de 17h26. Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo. Digestion novembre - l’Arbois une marche depuis la gare d’Aix TGV vers le rocher de Vitrolles , à travers les vallons du plateau de l’Arbois (13 km) Départ de la marche à 8h30 sur la passerelle au-dessus des rails de la gare TGV d’Aix-en-Provence. (Transport possible par le TGV de à 8h10 à Marseille Saint-Charles) Retour vers 17h depuis la gare routière de la Pierre Plantée à Vitrolles, vers Marseille Saint-Charles par le cartreize 88 ou vers la gare d’Aix-en-Provence TGV par le bus 211. _ Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo.

Metropolitan trails academy

Cycle de rencontres et outils pour apprendre des sentiers…

Les Sentiers Métropolitains sont à la fois un outil et une pratique innovante pour redécouvrir nos territoires habités et redéfinir nos géographies politiques. L’académie des sentiers métropolitains est un projet éducatif qui donne des pistes pour construire des sentiers métropolitains et lire les métropoles. La mise en place d’un sentier métropolitain va de pair avec la mise en place de « communautés éducatives locales » (sur le modèle des communautés patrimoniales de Faro). Au sein de ces communautés, une pratique civique de partage des connaissances et de partage d’expertise se déroule sur le terrain, tout en marchant.À travers la production d’une charte, d’un guide et de MOOCs (traduit en 6 langues), 6 structures unissent leurs connaissances pour définir un socle commun qui permettra à de nouveaux porteurs de projets de développer leur propre pratique, de concevoir leur projet et de travailler à la fois avec les collectivités et avec la société civile (artistes, associations) en s’appuyant sur un panel complexe de compétences et d’expériences, à la fois techniques, humaines et relationnelles.

Naissance d’une école urbaine

Entre urbanisme, écologie, tourisme et art contemporain, les Sentiers Métropolitains sont des équipements urbains qui renouvellent nos représentations et nos pratiques de la ville contemporaine. Les Sentiers Métropolitains sont des plateformes ouvertes de formation continue à la ville sous tous ses aspects. Souhaitant partager leur savoir-faire, plusieurs créateurs de Sentiers Métropolitains d’Europe se sont réunis pour fonder l’Académie des Sentiers Métropolitains, qui publie en 2020 une charte, un guide méthodologique et un mooc.

Exposition

L’exposition « L’art des sentiers métropolitains » révèle cette pratique émergente, rend hommage aux pionniers de la discipline, donne les clés de la création d’un sentier métropolitain et dévoile pour la première fois le tracé du sentier du Grand Paris. L’art des sentiers métropolitains  a été présentée du 11 juillet au 11 octobre 2020 au Pavillon de l’Arsenal à Paris.

Conférence

Cette série de conférences rassemble toute l’équipe de l’Académie des Sentiers Métropolitains au MUCEM pour présenter au public les résultats et les perspectives de cette université hors les murs qui nous invite à réhabiter nos villes.

Comment dessiner un itinéraire ? 
Boris Sieverts (artiste, arpenteur du grand Cologne depuis 1995)

Comment faire communautés ? 
Loïc Magnant (Bureau des Guides du GR2013)

Comment raconter une métropole ?
Gianni Biondillo (artiste) et Gianluca Migliavacca (architectes, cofondateurs du Sentier du Grand Milan)

Comment devenir guide ? 
Nicolas Memain (artiste, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière (urbaniste, cofondateur du Sentier du Grand Paris)

Comment produire un sentier métropolitain ? 
Baptiste Lanaspeze (éditeur, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière

L’Académie a été conçue à l’issue de l’Assemblée générale des sentiers métropolitains, qui s’est tenue au Mucem en décembre 2017, lors de l’inauguration de la vitrine des sentiers métropolitains. Il est coordonné par Metropolitan Trails, avec PathsOfGreece, Trekking Italia, Büro für Städtereisen, urbanegestalt, Le Bureau des guides du GR2013 et Mucem. Un projet cofinancé par l’agence Erasmus + de l’Union européenne dans le cadre d’un programme éducatif à destination des adultes.

Collaborations artistiques

De projets initiés en collaboration avec des artistes pour un événement particulier

La traversée des désirs

Ilaria Turba est une artiste visuelle. Dans ses créations, qu’il s’agisse d’œuvres, installations, projets in situ, projets de communications, elle utilise plusieurs médias en privilégiant la photographie, la vidéo et l’animation. Son travail est le résultat d’un parcours personnel qui mélange l’expérimentation visuelle avec d’autres disciplines : sciences sociales, arts du spectacle et histoire orale, souvent en collaboration avec d’autres artistes, artisans, professionnels. La traversée des désirs est une promenade/défilé/procession publique reliant le Merlan à la Gare Franche pour Manifesta 2020. Le parcours est ponctué d’étapes comprenant performances et actions collectives sur le thème du désir en collaboration avec d’autres artistes et avec la participation active des habitants.

INTERVALLE(s)

Laëtitia Madancos, apprentie à la FAI-AR propose une expérience immersive révélant les contours inconscients d’un paysage, parfois tapi derrière les façades d’immeuble d’une rue de Belsunce, pour lui donner un droit d’existence et de résistance. Avec poésie, elle incite à regarder l’autre, bousculant l’intime relation à nous-même et au monde. En circulation le long d’une rue, le visiteur, intronisé passant parmi les passants, est invité à recomposer son regard. Il y découvre une mosaïque restituant des fragments d’humanités. Parfois décalés ou amplifiés, des détails mis en valeur – bouts de vie, rites et usages, individualités révélées, en mots, sons, images et tableaux vivants – créent perturbations et interpellations. Le Panorama des chantiers de la FAI-AR Formation supérieure d’art en espace public se déroule du mercredi 17 au vendredi 19 avril 2019. Julie Demuer ( Le Bureau des guides – GR 2013) est complice de Laetitia Madancos.

La marmara / Paysage parlé *

Depuis 2018, Ici-Même GR. propose des rendez-vous pour pratiquer ensemble la marche sonore au yeux clos. L’idée est de partager cette manière d’écouter, d’attraper la ville par les oreilles et son paysage sonore : guider et être guidé… La Marmara est un premier rdv en complicité avec le Bureau des guides dans le cadre des dimanches de la Canebière.

L’Uomo che Cammina

À partir de la bande dessinée L’homme qui marche de Jiro Taniguchi, DOM élabore une dramaturgie d’espaces, explorant la lisière entre paysage urbain et tiers paysage. Pénétrant toujours plus la substance des lieux, l’expérience vive de la marche sert de prétexte pour se frotter à l’inéliminable tension et tremblement du réel. Le Bureau des guides a accueilli la compagnie en résidence artistique à la Cité des arts de la rue du 25 avril au 3 mai 2018 pour la création d’une marche urbano-poétique au Nord de la ville. Une proposition de Parallèle – Plateforme pour la jeune création internationale pour le festival Maravilloso. Voir le reportage du journal Zibeline.

…naissent parfois des formes qui perdurent dans le temps…

Martine, voyante des territoires

Initié lors de 1001 NUITS #2 à Roquevaire, Martine Voyante des territoires poursuit sa route et repend le principe de cartomancie urbanistique à travers toute la France…

Que ce soit lors de fêtes citoyennes, de journées de travail – rencontres au sommet aux questions précises – ou lors de cérémonies d’inauguration de nouveaux espaces ou projets de territoire, Martine met ses aptitudes de voyance, son sens du rituel médiumnique, son esprit d’observation critique et son humour au service des réflexions et des visions d’avenirs de vos territoires.

Martine TAROT, Voyantes des territoires est un projet d’écriture à géométrie variable, mettant l’expérience du théâtre en espace public, le jeu d’acteur et le personnage de « bouffon sacré » au service du débat public.

AtTEnTIOn à La mArcHE !

Initié lors d’une collaboration avec le Bruit du Frigo en 2017, les universités de la randonnée suscitent l’engouement et se disséminent un peu partout dans l’hexagone… Sport de l’extrême ? Quête philosophique ? Course d’orientation ? Initiation néo-chamanique ? Exploration sociologique ? Déambulation onirique ? Parcours sensoriel ? La randonnée pédestre est aujourd’hui en pleine mutation et le voyage d’études de 24 kilomètres qui vous attend de pied ferme va nous permettre de nous pencher sur toutes sortes de pistes au risque de les voir s’entremêler… Ensemble, nous partirons d’ici pour aller là. Entre trek, théâtre, performance, danse et architecture, nous vous proposons un voyage dans les paysages quotidiens, une escapade dans l’ordinaire. Laissez-vous aller, joueurs, explorateurs de nouvelles perceptions, nous sommes ensemble pour vivre une aventure.

GRANDEUR NATURE

Entre déambulation audioguidée et performance, GRANDEUR NATURE propose une expérience radicalement intime du territoire. Équipé de casques audio, le public plonge dans les vies des habitant·e·s croisé·e·s sur le chemin. Tandis que le paysage défile en travelling, Anne-Sophie Turion devient la voix off d’un film qui s’orchestre en direct : figurant·e·s complices, les habitant·e·s apparaissent et disparaissent au gré de la marche, se laissant sciemment « épier » dans leurs activités routinières tandis qu’elle dévoile en off des bribes de leurs histoires. Produit pour la première fois au Parc de la Barasse, GRANDEUR NATURE est une création in situ qui s’adapte à chaque territoire d’accueil.

Les marches

Explorer les environs sous un angle nouveau…

Certaines marches ont déjà eu lieu et peuvent à nouveau se produire en nous contactant pour imaginer ensemble.

Pour retrouver notre actualité, rendez-vous sur cette page.

Nature for City life

5 ans d’exploration des relations ville / nature dans les métropoles d’Aix-Marseille Provence et de Toulon Provence Méditerranée

En transposant la pratique de la grande randonnée dans nos territoires métropolitains, les actions émergeant du projet Nature for city Life informent les divers acteurs de la ville (habitants, aménageurs urbains, élus, étudiants…) sur le rôle des infrastructures vertes et bleues urbaines face aux changements climatiques. Une approche narrative et basée sur l’exploration sensible est privilégiée, favorisant une appropriation active des enjeux et une implication des participants à travers balades, ateliers thématiques, bivouacs, outils éditoriaux et d’observation ou encore conception d’un nouveau sentier dans la métropole Toulon Provence Méditerranée.

Sur le GR2013, des marches mensuelles sont ainsi proposées par Nicolas Mémain et le collectif SAFI, et dans la métropole toulonnaise, par Paul-Hervé Lavessière, en vue de la construction d’un Sentier Métropolitain du Grand Toulon.

Pendant 5 ans, ces guides, vont élaborer, une petite université populaire d’écologie métropolitaine – une « mission de service public pour penser, marcher, transmettre ».

Le projet Nature 4 City Life est un projet coordonné par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec la ville de Marseille, la métropole Aix-Marseille Provence, la métropole Toulon Provence Méditerranée, la métropole Nice Côte d’Azur, Air Paca, le Laboratoire Ecologie Population Développement (université AMU), le Bureau des guides du GR2013.

Pour aborder sous différents angles, et à différentes échelles, cette question des relations entre ville et nature, nous avons dégagé quelques thématiques et territoires spécifiques qui vont être approchés au cours de ces 5 ans.

1/ Les monographies des rivières

Fleuves côtiers, canaux, bassins… les infrastructures bleues sont la base des infrastructures vertes, et donc des éléments structurants de la métropole. Elles permettent d’approfondir des milieux spécifiques, dans plusieurs communes et également d’apprécier divers modes d’aménagement et de gestion.

2/ La Trame verte pratiquée

Les balades Trames vertes pratiquées propose de pratiquer à pied un tronçon de « trame verte » en expérimentant concrètement le rapport au déplacement, et en s’intéressant plus particulièrement à une espèce animale ou végétale dans ses usages des corridors. 

3/ L’Etang de Berre 

En 2020, des événements publics relatent l’aboutissement d’un long travail d’enquête autour des enjeux écologiques de l’Etang de Berre.

4/ Le Ruisseau des Aygalades 

Alors que l’émergence d’une prise de conscience collective émerge quant au rôle d’un fleuve côtier tel que celui des Aygalades, des balades seront proposées de la source à l’embouchure.

5/ Foresta

Dans le contexte du projet Foresta qui installe peu à peu la représentation, les usages et les modes de gestion d’un parc urbain basé sur une ancienne friche industrielle, le principe des Conversations marchées est d’inviter des scientifiques à marcher sur site, afin de collectionner les histoires écologiques des lieux, grâce au partage de connaissances diverses.

6/ Toulon Provence Méditerranée

Les balades ont vocation à faire émerger à la fois un nouveau sentier métropolitain, et une compréhension des enjeux écologiques tant pour les professionnels que pour les habitants.

©Julien Rodriguez

École buissonnière

Voyages d’études, workshops et ateliers de partage de connaissances…

La marche à pied est l’échelle de lecture du paysage, particulièrement adaptée pour qui souhaite comprendre et sentir l’univers qui l’entoure.

Changer de posture, être ouvert aux savoirs des uns, à la mémoire des autres, entrer dans l’épaisseur physique et historique d’un territoire, d’un paysage.

Créer une relation dynamique et poétique avec son entourage quotidien…

Le marcheur n’est plus observateur lointain mais participe, se qualifie par l’échange, l’écoute et les rencontres qu’il fait en marchant.

“Comprendre son passé, ses usages présents et les enjeux de son futur.“

C’est cette approche de la marche, qui révèle, actualise, poétise ce qui est là et que le Bureau des guides invite à mettre en pratique à travers ces trois “formats” :

Voyages d’études

Ils sont conçus sur mesure et en collaboration avec les enseignants en amont. Ils donnent lieu à la poursuite d’un travail de recherche une fois le voyage terminé.

OBJECTIF : Créer une cohésion de groupe, rencontrer chacun autrement, appliquer des savoirs théoriques, amorcer une thématique en partant du terrain…

DURÉE : De une à plusieurs journées, possibilité de bivouac.

PUBLIC : Étudiants en architecture, art et design, urbanisme, paysage…

Workshops

Sur une thématique définie, ces temps de formation ouverts à chacun sont des moments de partage et de mise en commun des savoirs. Ils peuvent donner lieu à une restitution commune.

OBJECTIF : Enrichir ses connaissances et sa pratique, rencontrer des partenaires de projet, découvrir un territoire…

DURÉE : De une à plusieurs journées, possibilité de bivouac.

PUBLIC : Étudiants, Scolaires, Artistes, Professionnels de la culture et du développement territorial…

Ateliers

Moments de réflexion et de teambuilding pour une équipe, la mise en pratique et la confrontation des savoirs sur le terrain fait émerger de nouvelles idées, questionne et repose les bases d’un travail collectif.

OBJECTIF : Confronter théorie et pratique, créer une cohésion de groupe, rencontrer chacun autrement, amorcer une thématique en partant du terrain.

DURÉE : ½ journée à plusieurs jours.

PUBLIC : Techniciens des collectivités territoriales, professionnels de la culture et du développement territorial.

Les bivouacs

Itinérances avec nuitée pour habiter le péri-urbain.

Accompagnés des artistes marcheurs, l’observation des paysages amène peu à peu à fabriquer l’espace d’un bivouac et le temps d’une veillée.

AtTEnTIOn à La mArcHE ! Première Université d’été de la Randonnée expérimentale

Du samedi 8 et dimanche 9 juillet 2017 à travers la métropole bordelaise : 2 jours, 1 nuit en bivouac sur 30 kilomètres entre Pessac et Floirac

Sport de l’extrême ? Quête philosophique ? Course d’orientation ? Initiation néo-chamanique ? Exploration sociologique ? Déambulation onirique ? Parcours sensoriel ? La randonnée pédestre est aujourd’hui en pleine mutation et le voyage d’études de 30 kilomètres qui vous attend de pied ferme va nous permettre de nous pencher sur toutes sortes de pistes au risque de les voir s’entremêler

Ensemble, nous partirons d’ici pour aller là. Entre trek, théâtre, performance, danse et architecture, nous vous proposons un voyage dans les paysages quotidiens, une escapade dans l’ordinaire. Laissez-vous aller, joueurs, explorateurs de nouvelles perceptions, nous sommes ensemble pour vivre une aventure…

Les Bivouacs du GR2013 : deux  jours une nuit pour habiter le sentier

L’exploration d’un mirage du samedi 20  au dimanche 21 mai 2017

Body Building du Samedi 30 septembre au dimanche 1er octobre 2017

Nés à l’occasion de la Capitale européenne du sport MP2017, les Bivouacs du GR2013 proposent des voyages pédestres de deux jours et une nuit le long du sentier : une expérience de groupe à 100 marcheurs.

Un temps d’observation du territoire à percer ses mirages industriels, ses traits côtiers en mouvement, ses berges aux plages discrètes, ses grottes et éperons rocheux, carrières et collines, tuf et calcaire.

Une marche où l’on récolte des plantes, des histoires, des points de vue : un partage qui invente la veillée du soir.

Bivouac ENSA•M

Chaque année depuis 2018 pour ouvrir leur première année à l’école d’architecture, les nouveaux étudiants partent à la découverte du territoire en marchant plusieurs jours sur des séquences du sentier métropolitain. Cette école buissonnière est animée par les enseignants des différentes disciplines de l’école, accompagnés du Bureau des guides du GR2013 et de commentateurs invités. À l’issue de cette exploration, les étudiants constitueront un récit du territoire arpenté, en utilisant divers outils de représentation : croquis, relevés, photos, vidéos, enregistrements sonores, entretiens…