S’exposer au vent

Conversations autour du projet d’éoliennes flottantes dans le golfe du Lion : le 2 octobre 2021

La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit qu’en 2030, 40% de l’électricité provienne de sources renouvelables. Pour parvenir à cet objectif, elle prévoit d’attribuer en Méditerranée, en 2022, deux parcs éoliens flottants commerciaux de 250 MW chacun et de leurs extensions, de 500 MW chacune. C’est l’ensemble de ce projet qui est soumis au débat public. Selon le Code de l’environnement (art L121-1), un débat public doit permettre de débattre de l’opportunité d’un projet, de se questionner sur des solutions alternatives et des enjeux de société qu’il sous-tend.

Que l’on soit pêcheur.se, paysagiste, juriste, habitant.e, ornithologue, historien.ne de l’énergie ou ingéneur.e en éolienne, les questions que l’on adresse aux futurs parcs éoliens flottants ne sont pas les mêmes. Il souffle pleins de vents, parfois contraires, alors prêtons une attention à toutes les brises pour apprendre à s’orienter et éprouver collectivement le futur…

Un premier temps d’enquêtes collectives visant à mettre en commun questions, connaissances, points de vue et enjeux avec différentes communautés concernées a eu lieu cet été.

A partir de toutes ces explorations et conversations estivales, une grande marche entre la mer et la terre, le vent et les fonds, nous attend ce samedi 2 octobre. Un parcours en bateau de Port de Bouc puis à pied dans la vaste paysage de Port St Louis nous amènera à éprouver les échelles, déplier l’énergie, interroger notre rapport à la mer. Des interventions de chercheurs, d’usagers ou d’acteurs du projet seront revisitées et mises en discussion par les artistes associés et par l’expérience située de la balade.en compagnie de l’artiste Camille Goujon, du collectif SAFI, des chercheurs Alain Nadai (Socio-économiste des enjeux énergétiques), Fabien Bartolotti (historien de l’énergie), Laurence Nicolas (anthropologue) et Marie-Laure Lambert (juriste de l’environnement), de Bernard Genet (ancien agent du Grand port de Marseille), Pierre-Yves Hardy (WWF),  Yves Henocque (écologue marin), Vincent Baggioni (animateur régional du réseau Energies Partagées) et de ceux et celles concernées par le projet qui ont marché avec nous tout l’été.

MARCHES EXPLORATOIRES

  • La première marche du 9 juillet sous forme d’une navigation de Port de Bouc à Port Saint Louis. Elle nous exposera aux paysages énergétiques du golfe de Fos et à ceux plus invisibles des fonds marins. En compagnie de Bertand Folléa, paysagiste directeur de la chaire paysage de la transition énergétique, Marie-Laure Lambert, chargée de recherches en droit de l’environnement, Yves Henocque, écologue marin questionnant les modes de gouvernances maritimes.
  • La seconde du 31 août dans les sansouires Port Saint-Louisiennes pour porter notre attention sur les mobilités éoliennes et animales. En compagnie d’Arnaud Bechet, Écologue de la Tour du Valat, Alain Nadaï, Socio-économiste des enjeux énergétiques, Stéphane Arnassant, Responsable du pôle biodiversité et patrimoine naturel du Parc naturel régional de Camargue, Laurence Nicolas, anthropologue et Christelle Gramaglia, sociologue.

  • La troisième le 9 septembre aux alentours de l’anse de Gloria en nous invitant à converser sur les usages du littoral et de la mer, les politiques énergétiques et économiques ainsi que la place des communautés concernées dans les processus décisionnels. En compagnie d’Olivier Labussière, socio-économiste des enjeux énergétiques et Vincent Baggioni, animateur régional du réseau Energie Partagée.

  • Balade publique le 2 octobre à Port-de-Bouc.
Journal La Provence, le 15 juillet 2021

DANS LE CADRE DU DÉBAT EOS – QUELLES ÉNERGIES EN MÉDITERRANÉE ?

PARTICIPEZ AU DÉBAT DU 12 JUILLET AU 31 OCTOBRE 2021

Metropolitan trails academy

Cycle de rencontres et outils pour apprendre des sentiers…

Les Sentiers Métropolitains sont à la fois un outil et une pratique innovante pour redécouvrir nos territoires habités et redéfinir nos géographies politiques. L’académie des sentiers métropolitains est un projet éducatif qui donne des pistes pour construire des sentiers métropolitains et lire les métropoles. La mise en place d’un sentier métropolitain va de pair avec la mise en place de « communautés éducatives locales » (sur le modèle des communautés patrimoniales de Faro). Au sein de ces communautés, une pratique civique de partage des connaissances et de partage d’expertise se déroule sur le terrain, tout en marchant.À travers la production d’une charte, d’un guide et de MOOCs (traduit en 6 langues), 6 structures unissent leurs connaissances pour définir un socle commun qui permettra à de nouveaux porteurs de projets de développer leur propre pratique, de concevoir leur projet et de travailler à la fois avec les collectivités et avec la société civile (artistes, associations) en s’appuyant sur un panel complexe de compétences et d’expériences, à la fois techniques, humaines et relationnelles.

Naissance d’une école urbaine

Entre urbanisme, écologie, tourisme et art contemporain, les Sentiers Métropolitains sont des équipements urbains qui renouvellent nos représentations et nos pratiques de la ville contemporaine. Les Sentiers Métropolitains sont des plateformes ouvertes de formation continue à la ville sous tous ses aspects. Souhaitant partager leur savoir-faire, plusieurs créateurs de Sentiers Métropolitains d’Europe se sont réunis pour fonder l’Académie des Sentiers Métropolitains, qui publie en 2020 une charte, un guide méthodologique et un mooc.

Exposition

L’exposition « L’art des sentiers métropolitains » révèle cette pratique émergente, rend hommage aux pionniers de la discipline, donne les clés de la création d’un sentier métropolitain et dévoile pour la première fois le tracé du sentier du Grand Paris. L’art des sentiers métropolitains  a été présentée du 11 juillet au 11 octobre 2020 au Pavillon de l’Arsenal à Paris.

Conférence

Cette série de conférences rassemble toute l’équipe de l’Académie des Sentiers Métropolitains au MUCEM pour présenter au public les résultats et les perspectives de cette université hors les murs qui nous invite à réhabiter nos villes.

Comment dessiner un itinéraire ? 
Boris Sieverts (artiste, arpenteur du grand Cologne depuis 1995)

Comment faire communautés ? 
Loïc Magnant (Bureau des Guides du GR2013)

Comment raconter une métropole ?
Gianni Biondillo (artiste) et Gianluca Migliavacca (architectes, cofondateurs du Sentier du Grand Milan)

Comment devenir guide ? 
Nicolas Memain (artiste, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière (urbaniste, cofondateur du Sentier du Grand Paris)

Comment produire un sentier métropolitain ? 
Baptiste Lanaspeze (éditeur, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière

L’Académie a été conçue à l’issue de l’Assemblée générale des sentiers métropolitains, qui s’est tenue au Mucem en décembre 2017, lors de l’inauguration de la vitrine des sentiers métropolitains. Il est coordonné par Metropolitan Trails, avec PathsOfGreece, Trekking Italia, Büro für Städtereisen, urbanegestalt, Le Bureau des guides du GR2013 et Mucem. Un projet cofinancé par l’agence Erasmus + de l’Union européenne dans le cadre d’un programme éducatif à destination des adultes.

Collaborations artistiques

De projets initiés en collaboration avec des artistes pour un événement particulier

La traversée des désirs

Ilaria Turba est une artiste visuelle. Dans ses créations, qu’il s’agisse d’œuvres, installations, projets in situ, projets de communications, elle utilise plusieurs médias en privilégiant la photographie, la vidéo et l’animation. Son travail est le résultat d’un parcours personnel qui mélange l’expérimentation visuelle avec d’autres disciplines : sciences sociales, arts du spectacle et histoire orale, souvent en collaboration avec d’autres artistes, artisans, professionnels. La traversée des désirs est une promenade/défilé/procession publique reliant le Merlan à la Gare Franche pour Manifesta 2020. Le parcours est ponctué d’étapes comprenant performances et actions collectives sur le thème du désir en collaboration avec d’autres artistes et avec la participation active des habitants.

INTERVALLE(s)

Laëtitia Madancos, apprentie à la FAI-AR propose une expérience immersive révélant les contours inconscients d’un paysage, parfois tapi derrière les façades d’immeuble d’une rue de Belsunce, pour lui donner un droit d’existence et de résistance. Avec poésie, elle incite à regarder l’autre, bousculant l’intime relation à nous-même et au monde. En circulation le long d’une rue, le visiteur, intronisé passant parmi les passants, est invité à recomposer son regard. Il y découvre une mosaïque restituant des fragments d’humanités. Parfois décalés ou amplifiés, des détails mis en valeur – bouts de vie, rites et usages, individualités révélées, en mots, sons, images et tableaux vivants – créent perturbations et interpellations. Le Panorama des chantiers de la FAI-AR Formation supérieure d’art en espace public se déroule du mercredi 17 au vendredi 19 avril 2019. Julie Demuer ( Le Bureau des guides – GR 2013) est complice de Laetitia Madancos.

La marmara / Paysage parlé *

Depuis 2018, Ici-Même GR. propose des rendez-vous pour pratiquer ensemble la marche sonore au yeux clos. L’idée est de partager cette manière d’écouter, d’attraper la ville par les oreilles et son paysage sonore : guider et être guidé… La Marmara est un premier rdv en complicité avec le Bureau des guides dans le cadre des dimanches de la Canebière.

L’Uomo che Cammina

À partir de la bande dessinée L’homme qui marche de Jiro Taniguchi, DOM élabore une dramaturgie d’espaces, explorant la lisière entre paysage urbain et tiers paysage. Pénétrant toujours plus la substance des lieux, l’expérience vive de la marche sert de prétexte pour se frotter à l’inéliminable tension et tremblement du réel. Le Bureau des guides a accueilli la compagnie en résidence artistique à la Cité des arts de la rue du 25 avril au 3 mai 2018 pour la création d’une marche urbano-poétique au Nord de la ville. Une proposition de Parallèle – Plateforme pour la jeune création internationale pour le festival Maravilloso. Voir le reportage du journal Zibeline.

…naissent parfois des formes qui perdurent dans le temps…

Martine, voyante des territoires

Initié lors de 1001 NUITS #2 à Roquevaire, Martine Voyante des territoires poursuit sa route et repend le principe de cartomancie urbanistique à travers toute la France…

Que ce soit lors de fêtes citoyennes, de journées de travail – rencontres au sommet aux questions précises – ou lors de cérémonies d’inauguration de nouveaux espaces ou projets de territoire, Martine met ses aptitudes de voyance, son sens du rituel médiumnique, son esprit d’observation critique et son humour au service des réflexions et des visions d’avenirs de vos territoires.

Martine TAROT, Voyantes des territoires est un projet d’écriture à géométrie variable, mettant l’expérience du théâtre en espace public, le jeu d’acteur et le personnage de « bouffon sacré » au service du débat public.

AtTEnTIOn à La mArcHE !

Initié lors d’une collaboration avec le Bruit du Frigo en 2017, les universités de la randonnée suscitent l’engouement et se disséminent un peu partout dans l’hexagone… Sport de l’extrême ? Quête philosophique ? Course d’orientation ? Initiation néo-chamanique ? Exploration sociologique ? Déambulation onirique ? Parcours sensoriel ? La randonnée pédestre est aujourd’hui en pleine mutation et le voyage d’études de 24 kilomètres qui vous attend de pied ferme va nous permettre de nous pencher sur toutes sortes de pistes au risque de les voir s’entremêler… Ensemble, nous partirons d’ici pour aller là. Entre trek, théâtre, performance, danse et architecture, nous vous proposons un voyage dans les paysages quotidiens, une escapade dans l’ordinaire. Laissez-vous aller, joueurs, explorateurs de nouvelles perceptions, nous sommes ensemble pour vivre une aventure.

GRANDEUR NATURE

Entre déambulation audioguidée et performance, GRANDEUR NATURE propose une expérience radicalement intime du territoire. Équipé de casques audio, le public plonge dans les vies des habitant·e·s croisé·e·s sur le chemin. Tandis que le paysage défile en travelling, Anne-Sophie Turion devient la voix off d’un film qui s’orchestre en direct : figurant·e·s complices, les habitant·e·s apparaissent et disparaissent au gré de la marche, se laissant sciemment « épier » dans leurs activités routinières tandis qu’elle dévoile en off des bribes de leurs histoires. Produit pour la première fois au Parc de la Barasse, GRANDEUR NATURE est une création in situ qui s’adapte à chaque territoire d’accueil.

Les marches

Explorer les environs sous un angle nouveau…

Ces marches ont déjà eu lieu et peuvent à nouveau se produire en nous contactant pour imaginer ensemble.

Pour retrouver notre actualité, rendez-vous sur cette page.

Nature for City life

5 ans d’exploration des relations ville / nature dans les métropoles d’Aix-Marseille Provence et de Toulon Provence Méditerranée

En transposant la pratique de la grande randonnée dans nos territoires métropolitains, les actions émergeant du projet Nature for city Life informent les divers acteurs de la ville (habitants, aménageurs urbains, élus, étudiants…) sur le rôle des infrastructures vertes et bleues urbaines face aux changements climatiques. Une approche narrative et basée sur l’exploration sensible est privilégiée, favorisant une appropriation active des enjeux et une implication des participants à travers balades, ateliers thématiques, bivouacs, outils éditoriaux et d’observation ou encore conception d’un nouveau sentier dans la métropole Toulon Provence Méditerranée.

Sur le GR2013, des marches mensuelles sont ainsi proposées par Nicolas Mémain et le collectif SAFI, et dans la métropole toulonnaise, par Paul-Hervé Lavessière, en vue de la construction d’un Sentier Métropolitain du Grand Toulon.

Pendant 5 ans, ces guides, vont élaborer, une petite université populaire d’écologie métropolitaine – une « mission de service public pour penser, marcher, transmettre ».

Le projet Nature 4 City Life est un projet coordonné par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec la ville de Marseille, la métropole Aix-Marseille Provence, la métropole Toulon Provence Méditerranée, la métropole Nice Côte d’Azur, Air Paca, le Laboratoire Ecologie Population Développement (université AMU), le Bureau des guides du GR2013.

Pour aborder sous différents angles, et à différentes échelles, cette question des relations entre ville et nature, nous avons dégagé quelques thématiques et territoires spécifiques qui vont être approchés au cours de ces 5 ans.

1/ Les monographies des rivières

Fleuves côtiers, canaux, bassins… les infrastructures bleues sont la base des infrastructures vertes, et donc des éléments structurants de la métropole. Elles permettent d’approfondir des milieux spécifiques, dans plusieurs communes et également d’apprécier divers modes d’aménagement et de gestion.

2/ La Trame verte pratiquée

Les balades Trames vertes pratiquées propose de pratiquer à pied un tronçon de « trame verte » en expérimentant concrètement le rapport au déplacement, et en s’intéressant plus particulièrement à une espèce animale ou végétale dans ses usages des corridors. 

3/ L’Etang de Berre 

En 2020, des événements publics relatent l’aboutissement d’un long travail d’enquête autour des enjeux écologiques de l’Etang de Berre.

4/ Le Ruisseau des Aygalades 

Alors que l’émergence d’une prise de conscience collective émerge quant au rôle d’un fleuve côtier tel que celui des Aygalades, des balades seront proposées de la source à l’embouchure.

5/ Foresta

Dans le contexte du projet Foresta qui installe peu à peu la représentation, les usages et les modes de gestion d’un parc urbain basé sur une ancienne friche industrielle, le principe des Conversations marchées est d’inviter des scientifiques à marcher sur site, afin de collectionner les histoires écologiques des lieux, grâce au partage de connaissances diverses.

6/ Toulon Provence Méditerranée

Les balades ont vocation à faire émerger à la fois un nouveau sentier métropolitain, et une compréhension des enjeux écologiques tant pour les professionnels que pour les habitants.

Partage de connaissances

Voyages d’études, workshops et ateliers…

La marche à pied est l’échelle de lecture du paysage, particulièrement adaptée pour qui souhaite comprendre et sentir l’univers qui l’entoure.

Changer de posture, être ouvert aux savoirs des uns, à la mémoire des autres, entrer dans l’épaisseur physique et historique d’un territoire, d’un paysage.

Créer une relation dynamique et poétique avec son entourage quotidien…

Le marcheur n’est plus observateur lointain mais participe, se qualifie par l’échange, l’écoute et les rencontres qu’il fait en marchant.

“Comprendre son passé, ses usages présents et les enjeux de son futur.“

C’est cette approche de la marche, qui révèle, actualise, poétise ce qui est là et que le Bureau des guides invite à mettre en pratique à travers ces trois “formats” :

Voyages d’études | Groupe

Ils sont conçus sur mesure et en collaboration avec les enseignants en amont. Ils donnent lieu à la poursuite d’un travail de recherche une fois le voyage terminé.

OBJECTIF : Créer une cohésion de groupe, rencontrer chacun autrement, appliquer des savoirs théoriques, amorcer une thématique en partant du terrain…

DURÉE : De une à plusieurs journées, possibilité de bivouac.

PUBLIC : Étudiants en architecture, art et design, urbanisme, paysage…

Workshops | Individuels

Sur une thématique définie, ces temps de formation ouverts à chacun sont des moments de partage et de mise en commun des savoirs. Ils peuvent donner lieu à une restitution commune.

OBJECTIF : Enrichir ses connaissances et sa pratique, rencontrer des partenaires de projet, découvrir un territoire…

DURÉE : De une à plusieurs journées, possibilité de bivouac.

PUBLIC : Étudiants, Artistes, Professionnels de la culture et du développement territorial…

Ateliers | Teambuilding

Moments de réflexion pour une équipe, la mise en pratique et la confrontation des savoirs sur le terrain fait émerger de nouvelles idées, questionne et repose les bases d’un travail collectif.

OBJECTIF : Confronter théorie et pratique, créer une cohésion de groupe, rencontrer chacun autrement, amorcer une thématique en partant du terrain.

DURÉE : ½ journée à plusieurs journées.

PUBLIC : Techniciens des collectivités territoriales, professionnels de la culture et du développement territorial.

Les bivouacs

Itinérances avec nuitée pour habiter le péri-urbain.

Accompagnés des artistes marcheurs, l’observation des paysages amène peu à peu à fabriquer l’espace d’un bivouac et le temps d’une veillée.

AtTEnTIOn à La mArcHE ! Première Université d’été de la Randonnée expérimentale

Du samedi 8 et dimanche 9 juillet 2017 à travers la métropole bordelaise : 2 jours, 1 nuit en bivouac sur 30 kilomètres entre Pessac et Floirac

Sport de l’extrême ? Quête philosophique ? Course d’orientation ? Initiation néo-chamanique ? Exploration sociologique ? Déambulation onirique ? Parcours sensoriel ? La randonnée pédestre est aujourd’hui en pleine mutation et le voyage d’études de 30 kilomètres qui vous attend de pied ferme va nous permettre de nous pencher sur toutes sortes de pistes au risque de les voir s’entremêler

Ensemble, nous partirons d’ici pour aller là. Entre trek, théâtre, performance, danse et architecture, nous vous proposons un voyage dans les paysages quotidiens, une escapade dans l’ordinaire. Laissez-vous aller, joueurs, explorateurs de nouvelles perceptions, nous sommes ensemble pour vivre une aventure…

Les Bivouacs du GR2013 : deux  jours une nuit pour habiter le sentier

L’exploration d’un mirage du samedi 20  au dimanche 21 mai 2017

Body Building du Samedi 30 septembre au dimanche 1er octobre 2017

Nés à l’occasion de la Capitale européenne du sport MP2017, les Bivouacs du GR2013 proposent des voyages pédestres de deux jours et une nuit le long du sentier : une expérience de groupe à 100 marcheurs.

Un temps d’observation du territoire à percer ses mirages industriels, ses traits côtiers en mouvement, ses berges aux plages discrètes, ses grottes et éperons rocheux, carrières et collines, tuf et calcaire.

Une marche où l’on récolte des plantes, des histoires, des points de vue : un partage qui invente la veillée du soir.

Bivouac ENSA•M

Chaque année depuis 2018 pour ouvrir leur première année à l’école d’architecture, les nouveaux étudiants partent à la découverte du territoire en marchant plusieurs jours sur des séquences du sentier métropolitain. Cette école buissonnière est animée par les enseignants des différentes disciplines de l’école, accompagnés du Bureau des guides du GR2013 et de commentateurs invités. À l’issue de cette exploration, les étudiants constitueront un récit du territoire arpenté, en utilisant divers outils de représentation : croquis, relevés, photos, vidéos, enregistrements sonores, entretiens…

Métropole commune

Randonnées métropolitaines pour les acteurs de l’aménagement public

A l’orée de la consultation urbaine et territoriale organisée par la Mission interministérielle pour le projet métropolitain, le Bureau des guides du GR2013 a proposé aux équipes de partir à l’exploration du territoire pendant quatre jours, au long du sentier métropolitain : des journées de marches ponctuées de discussions et d’échanges, de repas face aux paysages partagés avec les membres des équipes mais également avec la mission interministérielle, les élus, les participants aux chantiers, les habitants.

L’occasion de mettre en scène nos connaissances en préalable au temps du projet et transmettre aux équipes plusieurs années de culture métropolitaine élaborée patiemment au fil des explorations menées depuis 2011 ainsi qu’ au cours des chantiers organisés par le préfet Laurent Théry.

Au delà du geste d’hospitalité par l’invitation à s’embarquer sur le plus grand projet métropolitain de randonnée pédestre, ce fut l’occasion d’accomplir le projet du GR 2013 qui, depuis le début dépassaitle strict cadre culturel pour être un instrument de lecture du territoire d’abord et d’aménagement ensuite.

Ces 80 km de marche dans les hauts lieux de la métropole ont achevé de placer les thèmes du paysage, de la relation ville-nature, de la dimension spectaculaire, au cœur de la consultation. Il y a encore quelques années ces thèmes n’existaient quasiment pas dans le discours public, ni à l’échelle de Marseille, et encore moins à celle de la métropole.

Révéler les hauts lieux du territoire métropolitain en le faisant découvrir par le menu, par le sol, dans toutes leurs dimensions historiques, a tissé un lien concret avec les équipes ce qui explique leur importance dans leurs propositions.

« Nous retenons surtout, grâce aux randonnées métropolitaines, deux aspects caractéristiques du territoire : son côté spectaculaire, les grands points de vue qui peuvent être découverts en passant d’une vallée à une autre, mais aussi son côté « vivons heureux, vivons cachés » qui amène à des cohabitations improbables entre zones d’activités, rivière, micro plage… » David Mangin, équipe SEURA

« Les randonnées métropolitaines ont vraiment permis de rendre obsolète la tentation planificatrice de l’urbaniste mais bien de le rendre porteur de récits du territoire. » Fabienne Boudon, Chef de projet, équipe LIN

Retrouvez les récits en sons et en images de ces étapes…

De la gare d’Aix-TGV à la gare de Pas-des-Lanciers à Saint-Victoret, « Dans cette ville nouvelle, saturée de routes et de grandes surfaces, envahie de voitures et de camions, la Cadière jaillit d’une grotte de pierre rose où s’est niché un figuier. Le lieu nous ramène au temps où le ruisseau alimentait des moulins à eau dont il subsiste quelques traces et le souvenir. Sous cet ombrage, Gachon raconte sa ville. (…) Etonnés par le discours de ce maire bavard qui les accompagne sur le sentier aménagé le long de la rebondissante Cadière, les baladeurs entrent dans un morceau de la ville nouvelle, le tranquille quartier des Pinchinades. » Michel Samson

De la zone commerciale de Plan-de-Campagne entre les Pennes-Mirabeau et Cabriès au centre commercial Grand Littoral dans les quartiers nords de Marseille, « Ils prennent possession de la métropole les pieds bien au sol. Les trois équipes retenues dans le cadre de la consultation urbaine et territoriale, poursuivent leur exploration métropolitaine comme pour caresser d’abord la matière à façonner (…) La troupe traverse la zone comme des géologues parcourent un gisement de foraminifères en haute altitude. Avec la fascination contenue des experts. Une même voiture passe d’un parking à l’autre en changeant de commerce. » Philippe Pujol

Le long de la voie de Valdonne, de La Bouilladisse à Aubagne, « Le groupe se remet en voie vers Aubagne. Dernier stop avant l’arrivée en gare d’Aubagne à l’ancienne gare de Pont de l’Étoile, Entre élus et membres du conseil de développement, on tâche de faire le point sans langue de bois sur l’avenir de la voie de Valdonne (…) Seul un tram-train, qui peut entrer sur les voies ferrées en gare, reliera les villages de l’Huveaune à Marseille. Pas un tramway. Dans un cas, c’est un projet local intercommunal. Dans l’autre, c’est un projet métropolitain. Tout est peut-être dans ce déclic. » Myriam Guillaume

Le long du chenal de Caronte, depuis Martigues vers Port-de- Bouc, « Objet métropolitain par excellence, grand comme Paris intramuros, le port de Marseille représente 43 000 emplois indirects. Et le foncier constitue un enjeu de plus en plus important pour le premier port de France. Nous continuons à longer le canal. Des rouleaux de filets de pêche traînent entre deux conteneurs. De grandes cuves blanches à pétrole occupent désormais tout l’espace de la rive opposée. » Lucie Geffroy

En partenariat avec Radio Grenouille et Libération