S’exposer au vent

Conversations autour du projet d’éoliennes flottantes dans le golfe du Lion 

La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit qu’en 2030, 40% de l’électricité provienne de sources renouvelables. Pour parvenir à cet objectif, elle prévoit d’attribuer en Méditerranée, en 2022, deux parcs éoliens flottants commerciaux de 250 MW chacun et de leurs extensions, de 500 MW chacune. C’est l’ensemble de ce projet qui est soumis au débat public. Selon le Code de l’environnement (art L121-1), un débat public doit permettre de débattre de l’opportunité d’un projet, de se questionner sur des solutions alternatives et des enjeux de société qu’il sous-tend.

Que l’on soit pêcheur.se, paysagiste, juriste, habitant.e, ornithologue, historien.ne de l’énergie ou ingéneur.e en éolienne, les questions que l’on adresse aux futurs parcs éoliens flottants ne sont pas les mêmes. Il souffle pleins de vents, parfois contraires, alors prêtons une attention à toutes les brises pour apprendre à s’orienter et éprouver collectivement le futur…

Un premier temps d’enquêtes collectives visant à mettre en commun questions, connaissances, points de vue et enjeux avec différentes communautés concernées a eu lieu cet été grâce à trois marches. La première marche du 9 juillet sous forme d’une navigation de Port de Bouc à Port Saint Louis en compagnie de Bertand Folléa, paysagiste directeur de la chaire paysage de la transition énergétique, Marie-Laure Lambert, chargée de recherches en droit de l’environnement, Yves Henocque, écologue marin questionnant les modes de gouvernances maritimes.. La seconde du 31 août dans les sansouires Port Saint-Louisiennes pour porter notre attention sur les mobilités éoliennes et animales en compagnie d’Arnaud Bechet, Écologue de la Tour du Valat, Alain Nadaï, Socio-économiste des enjeux énergétiques, Stéphane Arnassant, Responsable du pôle biodiversité et patrimoine naturel du Parc naturel régional de Camargue, Laurence Nicolas, anthropologue et Christelle Gramaglia, sociologue. La troisième le 9 septembre aux alentours de l’anse de Gloria en nous invitant à converser sur les usages du littoral et de la mer, les politiques énergétiques et économiques ainsi que la place des communautés concernées dans les processus décisionnels en compagnie d’Olivier Labussière, socio-économiste des enjeux énergétiques et Vincent Baggioni, animateur régional du réseau Energie Partagée..

A partir de toutes ces explorations et conversations estivales, une grande marche entre la mer et la terre, le vent et les fonds, s’est déroulée le 2 octobre 2021. Un parcours en bateau de Port de Bouc puis à pied dans la vaste paysage de Port St Louis nous amène à éprouver les échelles, déplier l’énergie, interroger notre rapport à la mer. Des interventions de chercheurs, d’usagers ou d’acteurs du projet seront revisitées et mises en discussion par les artistes associés et par l’expérience située de la balade.en compagnie de l’artiste Camille Goujon, du collectif SAFI, des chercheurs Alain Nadai (Socio-économiste des enjeux énergétiques), Fabien Bartolotti (historien de l’énergie), Laurence Nicolas (anthropologue) et Marie-Laure Lambert (juriste de l’environnement), de Bernard Genet (ancien agent du Grand port de Marseille), Pierre-Yves Hardy (WWF),  Yves Henocque (écologue marin), Vincent Baggioni (animateur régional du réseau Energies Partagées) et de ceux et celles concernées par le projet qui ont marché avec nous tout l’été.

Nous vous invitons à découvrir la restitution de toute cette enquête à travers un roman-photo d’Amélie Laval et une édition regroupant les entretiens retranscrits, les images de Benjamin Bechet et les dessins de Benoit Guillaume.

Journal La Provence, le 15 juillet 2021

DANS LE CADRE DU DÉBAT EOS – QUELLES ÉNERGIES EN MÉDITERRANÉE ?
DU 12 JUILLET AU 31 OCTOBRE 2021

Inspirations lichéniques

Mesurer la qualité de l’air à travers l’observation des lichens

La qualité de l’air est un enjeu majeur du développement des territoires, compte tenu du lien entre les expositions aux polluants atmosphériques et l’état de santé des populations.

L’Institut écocitoyen (IECP) conduit depuis 2011 un suivi de la pollution atmosphérique par l’étude et l’analyse des lichens, on parle de biosurveillance lichénique. Un tel suivi permet une approche complémentaire aux analyses instrumentales réalisées par les acteurs scientifiques ou le réseau de surveillance de la qualité de l’air. Sans être aussi précis que des données issues de mesures physico-chimiques, les résultats de cette action montrent concrètement les niveaux d’exposition (bioaccumulation) et l’impact à long-terme des polluants atmosphériques sur la communauté lichénique (bioindication), sur une échelle géographique étendue. 
La première campagne d’étude, conduite en 2011, a tout d’abord concerné les zones proches des principaux émetteurs de pollution, notamment les villes de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Aujourd’hui, c’est un suivi trisannuel qui est organisé sur la totalité du territoire métropolitain, d’Arles à Aix-en-Provence, incluant Marseille, Martigues, Istres, les Alpilles… Si en 2011 les chercheurs de l’IECP étudiaient 13 stations, ils en suivent 41 en 2021.

MARCHES EXPLORATOIRES

Le GR2013 comporte des stations d’observation lichénique appartenant au réseau de biosurveillance de la qualité de l’air développé par l’Institut Ecocitoyen (IECP). Ce réseau a permis de produire une cartographie des cumuls d’expositions aux polluants atmosphériques et d’évaluer leurs impacts sur la biodiversité lichénique. Des citoyens volontaires, formés aux méthodes d’observations, participent à cette biosurveillance de la qualité de l’air (Observatoire citoyen de l’environnement – VOCE). En effet, l’IECP a crée en 2010 un Observatoire Citoyen de l’Environnement, avec le soutien du Ministère en charge de l’écologie et du développement durable, labellisé en 2012 par la commission pluraliste REPERE sur les sciences participatives. Plusieurs actions sont actuellement déployées sur le territoire de la métropôle Aix-Marseille-Provence, dont l’action LICHEN qui vise à collecter des données sur la diversité et l’abondance lichénique, en impliquant directement les habitants dans l’observation scientifique

En 2022, des randonnées thématiques à l’échelle métropolitaine seront proposées au public pour marcher le nez au vent et saisir ce qu’il y a dans l’air que nous respirons. Guidées par l’artiste Côme di Meglio et avec l’aide des scientifiques de l’IECP, nous apprendrons à apprécier la qualité de l’air par une série de mesures scientifiques (capteur DIAMS) complétées par l’observation des lichens.

© Côme Di Meglio

4 dérives lichéniques
 

Hydratation / vendredi 3 Juin – la Sainte-Victoire  

Consommation / vendredi 1er juillet – Marseille

Combustion / samedi 01 octobre – la Nerthe (inscription

Digestion / octobre 2022 – l’Arbois (inscription)

Des capteurs DIAMS sont disponibles. Afin de pouvoir commander un capteur de particules fines pour un prêt d’une durée de 3 mois, téléchargez l’application « AirDIAMS ». 

Apple : https://apps.apple.com/fr/app/airdiams/id1546113115

Android : https://play.google.com/store/apps/details?id=org.atmosud.DIAMS

Ces marches sont proposées dans le cadre du projet AIRWALK, financé par le programme DIAMS et porté par l’Institut Ecocitoyen en partenariat avec le Bureau des guides du GR2013.  DIAMS (Digital Alliance for Aix-Marseille Sustainability/Alliance numérique pour le développement durable d’Aix-Marseille), offre l’opportunité au territoire métropolitain d’expérimenter de nouvelles façons d’appréhender la qualité de l’air tout en développant des solutions innovantes. DIAMS est un projet de la Métropole Aix-Marseille-Provence cofinancé par le programme UIA (Urban Initiative action) et soutenu par l’Union Européenne.

Informations pratiques

01 octobre 2022

Hydratation vendredi 03 Juin - la Sainte-Victoire une marche depuis le centre-ville d’Aix vers le Tholonet et les pentes de la Sainte-Victoire (11,5 km) Départ de la marche à 9h15, depuis la Gare SNCF Aix-en-Provence. (Transport possible par le TER de 8h23 depuis la gare Saint-Charles) Retour vers la gare d’Aix-en-Provence par le bus 13 en fin de journée (vers 17h). _ Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo. Consommation vendredi 1er juillet - Marseille une marche entre le Parc de Fontobscure et le vallon de la Barasse par les traverses Marseillaises (15 km) Départ de la marche à 8h30 à l’entrée du Parc (avenue Prosper Mérimée, à l’arrêt des bus Centre-Commercial du Merlan, lignes 27/32/33/34) Retour vers 17h par la gare TER de la Barasse vers Marseille Saint-Charles. _ Cette marche de clôture du cycle AIRWALK est destinée aux randonneurs courageux. Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo. Une ombrelle (ou un parapluie) est appréciable pour marcher au frais. Combustion samedi 01 octobre la Nerthe une marche depuis la gare de Lavera vers la plage de la Couronne à travers le massif (12 km) Départ de la marche à 8h45, depuis la gare de Lavéra. (Transport possible par le train de la Côte Bleue de 7h49 à la Saint-Charles) Retour par la gare de la Couronne-Carro, vers Marseille par le TER de 17h19 ou vers Martigues Lavera par le TER de 17h26. Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo. Digestion octobre - l’Arbois une marche depuis la gare d’Aix TGV vers le rocher de Vitrolles , à travers les vallons du plateau de l’Arbois (13 km) Départ de la marche à 8h30 sur la passerelle au-dessus des rails de la gare TGV d’Aix-en-Provence. (Transport possible par le TGV de à 8h10 à Marseille Saint-Charles) Retour vers 17h depuis la gare routière de la Pierre Plantée à Vitrolles, vers Marseille Saint-Charles par le cartreize 88 ou vers la gare d’Aix-en-Provence TGV par le bus 211. _ Prévoir de bonnes chaussures de marche, un picnic et de l’eau ainsi que des vêtements adaptés à la météo.

Inventaire Photographique

60 photographes et plus de 5000 images pour représenter un territoire balayé par un même vent…

L’INVENTAIRE rassemble une vaste sélection de travaux photographiques réalisés sur l’aire métropolitaine des Bouches-du-Rhône depuis les années 1980. Il réunit aujourd’hui près de 60 photographes et plus de 5000 images. Ce rassemblement inédit d’oeuvres photographiques a pour vocation de s’exposer en ligne pour y présenter côte à côte des séries d’images qui révèlent, en les parcourant, ces territoires balayés par un même vent.

Le projet conçu pour la biennale Manifesta 13 comprend l’inauguration de l’exposition collective et virtuelle des oeuvres à la Maison de l’Architecture et de la Ville PACA du 10 au 18 octobre 2020, la programmation d’une série de projections et de présentation des travaux par leurs auteurs ainsi que l’ouverture d’un atelier grand public qui propose de manipuler les photographies et de construire ses propres collections.

L’INVENTAIRE – ​photographies d’une métropole,​ ​est un projet quinquennal, porté par l’Observatoire Photographique des Paysages depuis le GR2013 et le Bureau des guides du GR2013. Il reçoit le soutien de la SAIF, de la DRAC PACA et de la métropole Aix-Marseille-Provence ainsi que l’aide du département des Bouches-du-Rhône. Les ateliers grand public sont organisés cette année en partenariat avec la Maison de l’Architecture et de la Ville et l’Ordre des Architectes PACA.
Commissariat de Fannie Escoulen et direction artistique de Super Terrain.

Metropolitan trails academy

Cycle de rencontres et outils pour apprendre des sentiers…

Les Sentiers Métropolitains sont à la fois un outil et une pratique innovante pour redécouvrir nos territoires habités et redéfinir nos géographies politiques. L’académie des sentiers métropolitains est un projet éducatif qui donne des pistes pour construire des sentiers métropolitains et lire les métropoles. La mise en place d’un sentier métropolitain va de pair avec la mise en place de « communautés éducatives locales » (sur le modèle des communautés patrimoniales de Faro). Au sein de ces communautés, une pratique civique de partage des connaissances et de partage d’expertise se déroule sur le terrain, tout en marchant.À travers la production d’une charte, d’un guide et de MOOCs (traduit en 6 langues), 6 structures unissent leurs connaissances pour définir un socle commun qui permettra à de nouveaux porteurs de projets de développer leur propre pratique, de concevoir leur projet et de travailler à la fois avec les collectivités et avec la société civile (artistes, associations) en s’appuyant sur un panel complexe de compétences et d’expériences, à la fois techniques, humaines et relationnelles.

Naissance d’une école urbaine

Entre urbanisme, écologie, tourisme et art contemporain, les Sentiers Métropolitains sont des équipements urbains qui renouvellent nos représentations et nos pratiques de la ville contemporaine. Les Sentiers Métropolitains sont des plateformes ouvertes de formation continue à la ville sous tous ses aspects. Souhaitant partager leur savoir-faire, plusieurs créateurs de Sentiers Métropolitains d’Europe se sont réunis pour fonder l’Académie des Sentiers Métropolitains, qui publie en 2020 une charte, un guide méthodologique et un mooc.

Exposition

L’exposition « L’art des sentiers métropolitains » révèle cette pratique émergente, rend hommage aux pionniers de la discipline, donne les clés de la création d’un sentier métropolitain et dévoile pour la première fois le tracé du sentier du Grand Paris. L’art des sentiers métropolitains  a été présentée du 11 juillet au 11 octobre 2020 au Pavillon de l’Arsenal à Paris.

Conférence

Cette série de conférences rassemble toute l’équipe de l’Académie des Sentiers Métropolitains au MUCEM pour présenter au public les résultats et les perspectives de cette université hors les murs qui nous invite à réhabiter nos villes.

Comment dessiner un itinéraire ? 
Boris Sieverts (artiste, arpenteur du grand Cologne depuis 1995)

Comment faire communautés ? 
Loïc Magnant (Bureau des Guides du GR2013)

Comment raconter une métropole ?
Gianni Biondillo (artiste) et Gianluca Migliavacca (architectes, cofondateurs du Sentier du Grand Milan)

Comment devenir guide ? 
Nicolas Memain (artiste, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière (urbaniste, cofondateur du Sentier du Grand Paris)

Comment produire un sentier métropolitain ? 
Baptiste Lanaspeze (éditeur, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière

L’Académie a été conçue à l’issue de l’Assemblée générale des sentiers métropolitains, qui s’est tenue au Mucem en décembre 2017, lors de l’inauguration de la vitrine des sentiers métropolitains. Il est coordonné par Metropolitan Trails, avec PathsOfGreece, Trekking Italia, Büro für Städtereisen, urbanegestalt, Le Bureau des guides du GR2013 et Mucem. Un projet cofinancé par l’agence Erasmus + de l’Union européenne dans le cadre d’un programme éducatif à destination des adultes.

La Vitrine du sentier

Un lieu d’exposition : la Vitrine du sentier

Tout comme le GR le sentier du GR2013 est signalé par ses balises, le Bureau des guides se signale à Marseille par sa vitrine. 

Clin d’oeil complice à Paul Ruat – le fondateur des excursionnistes marseillais du XIXème siècle qui posait derrière la vitrine de sa librairie une ardoise annonçant les prochaines sorties pédestres – la vitrine est à la fois une invitation au voyage et un lieu d’hospitalité où raconter des histoires.

Une série d’expositions est présentée en écho à la programmation du Bureau des guides et rappelle que ce chemin existe non seulement sur cette rue mythique, mais également partout à travers le territoire métropolitain.

Inaugurée fin 2017, la Vitrine du sentier située au 152 Canebière a accueilli des expositions qui mettent en récit les territoires du GR2013 jusqu’en janvier 2022, elle était soutenue par le Département des Bouches du Rhône dans le cadre de la redynamisation du centre-ville de Marseille.

Collaborations artistiques

De projets initiés en collaboration avec des artistes pour un événement particulier

La traversée des désirs

Ilaria Turba est une artiste visuelle. Dans ses créations, qu’il s’agisse d’œuvres, installations, projets in situ, projets de communications, elle utilise plusieurs médias en privilégiant la photographie, la vidéo et l’animation. Son travail est le résultat d’un parcours personnel qui mélange l’expérimentation visuelle avec d’autres disciplines : sciences sociales, arts du spectacle et histoire orale, souvent en collaboration avec d’autres artistes, artisans, professionnels. La traversée des désirs est une promenade/défilé/procession publique reliant le Merlan à la Gare Franche pour Manifesta 2020. Le parcours est ponctué d’étapes comprenant performances et actions collectives sur le thème du désir en collaboration avec d’autres artistes et avec la participation active des habitants.

INTERVALLE(s)

Laëtitia Madancos, apprentie à la FAI-AR propose une expérience immersive révélant les contours inconscients d’un paysage, parfois tapi derrière les façades d’immeuble d’une rue de Belsunce, pour lui donner un droit d’existence et de résistance. Avec poésie, elle incite à regarder l’autre, bousculant l’intime relation à nous-même et au monde. En circulation le long d’une rue, le visiteur, intronisé passant parmi les passants, est invité à recomposer son regard. Il y découvre une mosaïque restituant des fragments d’humanités. Parfois décalés ou amplifiés, des détails mis en valeur – bouts de vie, rites et usages, individualités révélées, en mots, sons, images et tableaux vivants – créent perturbations et interpellations. Le Panorama des chantiers de la FAI-AR Formation supérieure d’art en espace public se déroule du mercredi 17 au vendredi 19 avril 2019. Julie Demuer ( Le Bureau des guides – GR 2013) est complice de Laetitia Madancos.

La marmara / Paysage parlé *

Depuis 2018, Ici-Même GR. propose des rendez-vous pour pratiquer ensemble la marche sonore au yeux clos. L’idée est de partager cette manière d’écouter, d’attraper la ville par les oreilles et son paysage sonore : guider et être guidé… La Marmara est un premier rdv en complicité avec le Bureau des guides dans le cadre des dimanches de la Canebière.

L’Uomo che Cammina

À partir de la bande dessinée L’homme qui marche de Jiro Taniguchi, DOM élabore une dramaturgie d’espaces, explorant la lisière entre paysage urbain et tiers paysage. Pénétrant toujours plus la substance des lieux, l’expérience vive de la marche sert de prétexte pour se frotter à l’inéliminable tension et tremblement du réel. Le Bureau des guides a accueilli la compagnie en résidence artistique à la Cité des arts de la rue du 25 avril au 3 mai 2018 pour la création d’une marche urbano-poétique au Nord de la ville. Une proposition de Parallèle – Plateforme pour la jeune création internationale pour le festival Maravilloso. Voir le reportage du journal Zibeline.

…naissent parfois des formes qui perdurent dans le temps…

Martine, voyante des territoires

Initié lors de 1001 NUITS #2 à Roquevaire, Martine Voyante des territoires poursuit sa route et repend le principe de cartomancie urbanistique à travers toute la France…

Que ce soit lors de fêtes citoyennes, de journées de travail – rencontres au sommet aux questions précises – ou lors de cérémonies d’inauguration de nouveaux espaces ou projets de territoire, Martine met ses aptitudes de voyance, son sens du rituel médiumnique, son esprit d’observation critique et son humour au service des réflexions et des visions d’avenirs de vos territoires.

Martine TAROT, Voyantes des territoires est un projet d’écriture à géométrie variable, mettant l’expérience du théâtre en espace public, le jeu d’acteur et le personnage de « bouffon sacré » au service du débat public.

AtTEnTIOn à La mArcHE !

Initié lors d’une collaboration avec le Bruit du Frigo en 2017, les universités de la randonnée suscitent l’engouement et se disséminent un peu partout dans l’hexagone… Sport de l’extrême ? Quête philosophique ? Course d’orientation ? Initiation néo-chamanique ? Exploration sociologique ? Déambulation onirique ? Parcours sensoriel ? La randonnée pédestre est aujourd’hui en pleine mutation et le voyage d’études de 24 kilomètres qui vous attend de pied ferme va nous permettre de nous pencher sur toutes sortes de pistes au risque de les voir s’entremêler… Ensemble, nous partirons d’ici pour aller là. Entre trek, théâtre, performance, danse et architecture, nous vous proposons un voyage dans les paysages quotidiens, une escapade dans l’ordinaire. Laissez-vous aller, joueurs, explorateurs de nouvelles perceptions, nous sommes ensemble pour vivre une aventure.

GRANDEUR NATURE

Entre déambulation audioguidée et performance, GRANDEUR NATURE propose une expérience radicalement intime du territoire. Équipé de casques audio, le public plonge dans les vies des habitant·e·s croisé·e·s sur le chemin. Tandis que le paysage défile en travelling, Anne-Sophie Turion devient la voix off d’un film qui s’orchestre en direct : figurant·e·s complices, les habitant·e·s apparaissent et disparaissent au gré de la marche, se laissant sciemment « épier » dans leurs activités routinières tandis qu’elle dévoile en off des bribes de leurs histoires. Produit pour la première fois au Parc de la Barasse, GRANDEUR NATURE est une création in situ qui s’adapte à chaque territoire d’accueil.

Les hospitalités du GR2013

Des aménagements et des installations liés aux usages et aux lieux, sous le signe de la convivialité et de l’hospitalité.

Le GR2013 développe son hospitalité avec les randonneurs qui le parcourent, les communes qu’il traverse, les habitants qui habitent à ses portes.

Les « Hospitalités du GR2013 » réunissent des projets associant marche à la construction d’aménagements d’accueil et d’observation le long du sentier. Portés avec des collectifs d’artistes-constructeurs et d’architectes, elles proposent des interventions liées aux usages et aux lieux, des espaces de convivialité et de rassemblements, des installations publiques et poétiques.

Du petit aménagement du sentier à l’invention de nouvelles pratiques d’hébergements, le GR2013 s’aménage et est aménagé au fil des rencontres qu’il suscite.

Le Rocher est la première construction de ce programme dans les différents parcs départementaux. Les Pépites, deuxième hospitalité sont en cours d’élaboration tandis que l’équipe de l’hospitalité de la Barasse amorce l’enquête.

 

Pamparigouste

Une exploration collective à la recherche de l’étang de Berre

Atlas routier Michelin, 2015

En 2015, la réédition de l’atlas routier Michelin oublie de figurer la nappe bleue de l’étang de Berre. Le plus grand étang d’eau saumâtre d’Europe – 75 km de côtes, une lagune de 155 km2 et 980 millions de m3 d’eau – disparaît alors de la carte.

En 2018, un printemps pluvieux et des apports d’eaux claires très importants provoquent un phénomène de “bloom phytoplanctonique“ qui, associé à de très fortes chaleurs et une absence de mistral pendant l’été, entraine une des plus graves crises anoxiques dans l’étang. L’évènement, particulièrement inquiétant, s’inscrit dans l’histoire longue d’un territoire hautement industrialisé et nous alerte sur l’actuelle fragilité de ses écosystèmes.

En 2019, une expédition menée par le Bureau des guides et portée par un équipage composé d’artistes, de scientifiques et d’habitants de la lagune, part à la découverte de cette mer intérieure. Après une navigation depuis Marseille, leur navire s’aventure dans le chenal de Caronte pour inventer un territoire à partir de ses côtes et de ses rivages.

Une exploration poétique et scientifique s’engage…

PAMPARIGOUSTE, est une expédition métropolitaine soutenue par le FNADT, la Région Sud, le projet européen Nature 4 City Life, le Département des Bouches-du-Rhône, Les Parallèles du Sud de Manifesta 13, la Fondation de France, les communes de Martigues, Miramas, Saint-Chamas, Istres, Vitrolles et Berre-l’Étang. En coproduction avec le gmem-CNCM-marseille, Centre National de Création Musicale de Marseille | ENSA•M. En partenariat avec Opéra Mundi, la Fondation TARA Océans, le GIPREB, L’institut écocitoyen de Fos, le LPED (Aix Marseille Université), le Parc de l’ancienne poudrerie de St Chamas (SIANPOU), Yes we camp, les bases nautiques et clubs de voile ainsi que les associations riveraines de l’étang (ESSV, le Batolab, la LPO, l’ADMR, l’Étang Maintenant, Nosta Mar, …).