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Les sept séquences du GR®2013 – 50 km environ par séquence soit 2 à 3 jours de marche
Entre Aix-en-Provence et Vitrolles, entre la zone de Plan-de-Campagne et l’aéroport international de Marignane, la gare d’Aix-en-Provence TGV est au centre du plateau de l’Arbois. En cours de classement Natura 2000, le plateau de l’Arbois est, également pour certaines parties du côté de Berre-l’Etang, en cours d’acquisition par le Conservatoire du littoral. Traversé par le canal de Marseille, le plateau en porte deux monuments : l’aqueduc de Roquefavour et le bassin de décantation du Réaltor. L’Arbois est un haut-lieu de guerre et de chasses gardées, de charmes et de secrets.
De la gare d’Aix-en-Provence TGV à Port-de-Bouc 48 km
Comment descendre du plateau de l’Arbois vers les rives de l’étang de Berre et la Méditerranée, en allant d’une gare TGV à un complexe pétrochimique géant en passant par un aéroport.
De Port-de-Bouc à Salon-de-Provence – 48 km
De la zone argileuse des étangs à la Crau humide, en passant par le littoral istréen et la plus grande gare de triage du Sud de la France, par le canal de Craponne et le canal EDF.
De Salon-de-Provence à la gare d’Aix-en-Provence TGV 56 km
Des collines de Salon-de-Provence avec vues sur le Lubéron, les Alpilles et la Camargue – au plateau de l’Arbois, en croisant la voie Aurelia, l’Arc, et en longeant la corniche de Rognac.
De la gare d’Aix-en-Provence TGV à Marseille La Valentine – 60 km
Du plateau de l’Arbois à la zone commerciale de La Valentine, en passant par la zone de Plan-de-Campagne, on traverse Marseille par le littoral ou par le terroir.
De Marseille La Valentine à Plan d’Aups – 44 km
De Marseille à la Sainte-Baume, en remontant la vallée de l’Huveaune par les hauteurs du mont Carpiagne au-dessus de l’autoroute, et à travers la plaine agricole d’Aubagne, la forêt de Saint-Pons et le col de Bertagne.
De Plan d’Aups à Gardanne – 46 km
De la mystique Sainte-Baume à la vallée minière de Gardanne, en suivant l’Huveaune jusqu’à ce qu’elle se heurte au Garlaban à Pontde-Joux, puis par le massif de Marcel Pagnol, pour retrouver ensuite l’ancienne voie de Valdonne dans la vallée minière de Gardanne.
De Gardanne à la gare d’Aix-en-Provence TGV – 49 km
De Gardanne à l’Arbois, au prix d’un détour par la Sainte-Victoire : barrage Zola, cours Mirabeau, camp des Milles, ancien sanatorium de l’Arbois, et quelques routes départementales menant à de grands sites départementaux.

© Lola Duval

© Lola Duval

© Lola Duval
Pour finir la première étape, nous irons planter les sardines sur
les bords de l’étang de Berre. « Il y’a des matins oû l’horizon mari le ciel et la mer »
D’autres propositions de balades à la journée pour explorer les environs.
Si le Bureau des guides du GR2013 aime tant marcher, c’est parce qu’il sait que c’est un moyen très efficace de découvrir le monde qui nous entoure. Une pratique qui semble naturelle, mais qui demande souvent plus d’apprentissage qu’on ne le pense ! C’est pourquoi nous accompagnons des classes (à partir de la 6ᵉ) tout au long de l’année, pour des ateliers d’une à plusieurs journées. Ensemble, on retrace les histoires qui ont façonné nos quartiers, on s’initie à la lecture de paysages ou à la photographie, sans oublier la pratique de Maths, Géo, Histoire ou encore Sciences. Saviez-vous que l’on pouvait s’orienter dans la ville grâce au soleil dans le ciel ? (Facile…) Grâce à la mousse sur les arbres ? (Plus complexe) Grâce aux paraboles des immeubles ? (Bravo. Vous êtes un·e guide expert·e !)
Actuellement nous mettons en place plusieurs formats :
Vous êtes professeur·e et vous aimeriez mettre en place ces dispositifs pour vos élèves ?




En 2015, la réédition de l’atlas routier Michelin oublie de figurer la nappe bleue de l’étang de Berre. Le plus grand étang d’eau saumâtre d’Europe – 75 km de côtes, une lagune de 155 km2 et 980 millions de m3 d’eau – disparaît alors de la carte…

En 2018, un printemps pluvieux et des apports d’eaux claires très importants provoquent un phénomène de “bloom phytoplanctonique“ qui, associé à de très fortes chaleurs et une absence de mistral pendant l’été, entraine une des plus graves crises anoxiques dans l’étang. L’évènement, particulièrement inquiétant, s’inscrit dans l’histoire longue d’un territoire hautement industrialisé et nous alerte sur l’actuelle fragilité de ses écosystèmes.

En 2019, une expédition menée par le Bureau des guides et portée par un équipage composé d’artistes, de scientifiques et d’habitants de la lagune, part à la découverte de cette mer intérieure. Après une navigation depuis Marseille, leur navire s’aventure dans le chenal de Caronte pour inventer un territoire à partir de ses côtes et de ses rivages.
Une exploration poétique et scientifique s’engage…



PAMPARIGOUSTE est une expédition métropolitaine soutenue par le FNADT, la Région Sud, le projet européen Nature 4 City Life, le Département des Bouches-du-Rhône, Les Parallèles du Sud de Manifesta 13, la Fondation de France, les communes de Martigues, Miramas, Saint-Chamas, Istres, Vitrolles et Berre-l’Étang. En coproduction avec le gmem-CNCM-marseille, Centre National de Création Musicale de Marseille | ENSA•M. En partenariat avec Opéra Mundi, la Fondation TARA Océans, le GIPREB, L’institut écocitoyen de Fos, le LPED (Aix Marseille Université), le Parc de l’ancienne poudrerie de St Chamas (SIANPOU), Yes we camp, les bases nautiques et clubs de voile ainsi que les associations riveraines de l’étang (ESSV, le Batolab, la LPO, l’ADMR, l’Étang Maintenant, Nosta Mar, …).

© Gregoire Edouard


Depuis la disparition de l’étang de Berre dans l’atlas Michelin, un équipage s’est constitué à la recherche de l’île de Pamparigouste. Cette brèche dans le symbole de la modernité dopée au pétrole a laissé entrevoir la possibilité d’atteindre l’oasis mystérieuse et féérique que les anciennes légendes provençales situent au large de l’étang de Berre. L’équipage a arpenté les rives de l’étang et le paradoxe de cette disparition en était d’autant plus saillant : toutes les rives de l’étang avaient été remodelées depuis longtemps par l’industrie du pétrole, et surtout par la pétrochimie… Les rives de l’étang et ses vapocraqueurs étaient un des maillons clés de notre dépendance aux hydrocarbures. Solvants, détergents, médicaments, colorants, cosmétiques, engrais, pesticides, et l’immense domaine des matières plastiques, résines, fibres synthétiques, plastifiants, élastomères, adhésifs, polyester, nylon… Le plastique avait infiltré les chairs.
L’équipage a alors voulu comprendre comment nous avions fait société autour du plastique. Tel un mirage le plastique est arrivé, il a pu paraître cette île merveilleuse où règne l’abondance : plus besoin d’écailles de tortue pour réaliser des lunettes, plus besoin de fourrures ou de cuir ou de laine pour se vêtir. Un matériau durable qui révolutionne notre rapport extractiviste au vivant. La puissance du plastique est désormais sa malédiction, sa persistance infiltre tous les milieux. L’île paisible de Pamparigouste pourrait disparaître à nouveau derrière les flots. Ce qui a fait vivre les rives, tuerait-il l’île ?






Pour comprendre le plastique ne fallait-il pas devenir plastiques nous-même ? Faire un pas de côté pour comprendre ce qui nous a fait ? L’idée d’inventer un laboratoire plastique est née…
Pendant 3 ans l’étang de Berre va être étudié sous tous les angles : sociologique, artistique, physico-bio-géochimique.
En convoquant les habitants, associations et organisations qui peuplent les rives de l’étang, ce projet de recherche-action articulera une étude participative des mouvements des micro-plastiques dans la lagune ; une recherche par l’expérience sensible et l’imaginaire ainsi qu’une enquête sur les relations actuelles et possibles qu’entretiennent les riverain·es de l’étang avec cette matière industrielle.












En replaçant l’étang de Berre dans les dynamiques contemporaines qui préparent les transformations du littoral méditerranéen, le Laboratoire plastique invite à activer de nouvelles solidarités sociales et écologiques dans le bassin versant de l’étang de Berre pour réduire le flux de ces matières problématiques.
Et si un laboratoire pouvait être l’occasion de rassembler les communautés nautiques de l’étang ? Fantastique !
En 2019, une rencontre improbable a eu lieu : les membres du Tara, la célèbre goélette qui sillonne les mers traquant les plastiques et microplastiques à l’international, est venue sur la lagune. Il n’y a aucune donnée solide sur la présence de ces polluants. La société ouvrière rassemblée autour du pétrole, aujourd’hui en déprise, fait place à une autre société, celle dont le plastique est le nouveau sol. Le plastique s’est immiscé dans tous nos modes de vie. Et on n’y connaît rien. Le comité d’accueil : 8 vies pour la planète, le Gipreb, l’IECP, Chrome, des jeunes explorateur·ices des bases de voiles et les artistes du GR2013 et leurs associé·es à la recherche de Pamparigouste. L’équipage décide alors de se recomposer en Laboratoire pour pister ce que ces plastiques disent de nos sociétés.
Comment un laboratoire peut aussi être l’occasion d’assembler des communautés de l’étang ? Comment les différentes recherches menées, artistiques, scientifiques, sociologiques, citoyennes, peuvent-elles être plastiques elles-mêmes et s’infléchir les unes les autres ? Comment la recherche elle-même peut-elle permettre aux riverain·es de l’étang de se constituer en société concernée avec les chercheur·euses ? Comment la science participative peut-elle faire émerger de nouvelles questions et de nouvelles manières d’enquêter, plus proches du type de savoirs et de pratiques de recherche dont nous avons besoin pour mieux s’accorder aux exigences de notre époque ?
Aujourd’hui, il est bien connu que l’ensemble des océans sont contaminés par les plastiques provenant essentiellement des activités humaines sur les continents. Ce qui bien est moins connu en revanche c’est le chemin que ces plastiques ont emprunté pour traverser ces zones côtières, entre le moment où ils sont rejetés par les fleuves et le moment où ils atteignent l’océan. Suivent-ils simplement les courants marins ? Quelle est la proportion des plastiques qui se retrouvent déposés sur les plages ? Combien d’entre eux ont coulé et se sont accumulés dans les sédiments et ne seront jamais aperçus ? Combien de temps séjourneront-ils ici ? Vont-ils être plus facilement dégradés dans les zones côtières ? Constituer un risque plus important pour les organismes vivants ? En pistant leurs cheminements, peut-être apprendrons nous à observer comment les filières de l’emballage et du déchet pourraient être repensées ?
18.11.2023
Assemblée #1 Plastique, où es-tu, m’entends-tu, que dis-tu ?
Une balade sur les rives des communes d’Istres et de Saint Mitre. Un littoral en mode cabanons viabilisés, un massif protégé, quelques kayaks et deux campings avec plage. Nous sommes à l’étang de Berre et les usines pétrochimiques semblent bien lointaines, presque effacées vues de cette partie préservée de la lagune.
C’est pourtant sur ces rivages et dans ces forêts où chemine presque joyeusement l’eau du canal que nous partagerons la première assemblée du Laboratoire Plastique de Pamparigouste et pisterons les traces du monde plastique bien présent de l’étang…
16.11.2024
Assemblée #2 Mieux vaut regarder là où on ne va pas, parce que, là où on va, on saura ce qu’il y a quand on y sera.
Le second opus emprunte une maxime aux Shadoks pour nous inviter à regarder ce qui est là, le plastique dans ses modes d’existence. Entre étang et rivières, les premiers résultats des recherches scientifiques nous conduiront vers d’autres échelles que celles de nos yeux, les travaux des artistes vers d’autres récits de la matière, et nous partagerons comment les habitants des rives perçoivent et accordent leurs vies à ce monde industriel qu’ils côtoient au plus près.
15.11.2025
Assemblée #3 Épopée pétrochimique, es-tu lourde ou palourde ?
En savoir plus


Les Zones à Ménager (ZAM) désignent des espaces où le Bureau des guides du GR2013 s’investit sur le long terme pour interroger nos modes d’habitat, entre nature et urbanité. Ce sont des lieux propices aux échanges et à la création de liens entre divers acteurs : habitant·e·s, scientifiques, artistes, aménageurs. Ces territoires sont des endroits où savoirs, pratiques et communautés se tissent, nourrissant des dynamiques de soin.
Aux côtés de l’étang de Berre et du ruisseau Caravelle-Aygalades, c’est SAINTE-MARTHE qui va concentrer nos attentions : un quartier de Marseille à la croisée de nombreux enjeux sociaux, agricoles et environnementaux que nous explorons à pied depuis plusieurs années. À travers ces marches, nous cherchons à documenter et préserver la mémoire des lieux, tout en incitant à la découverte de cette zone encore méconnue.
Grâce à une mobilisation collective et à une évolution des politiques publiques, les terres agricoles de Sainte-Marthe ont été partiellement épargnées des projets d’urbanisation. Dans le cadre du programme Nature for City Life (2017-2022), nous avons mené des balades et ateliers avec les agriculteurs, aménageurs, habitant·e·s et le public marseillais. Ce dialogue a contribué à nourrir un projet de parc agricole porté par la métropole et la ville.
Aujourd’hui, ce projet soulève de nouvelles interrogations : comment réorganiser ces espaces de manière imaginative et collaborative, en associant institutions, agriculteurs, riverains, habitants des quartiers populaires et passionnés de nature ? Comment faire coexister des quartiers urbains et des sols vivants, pour que ces interactions deviennent une source de pratiques communes, de rencontres et de co-apprentissage ? Quel rôle peut jouer l’agriculture urbaine face aux besoins alimentaires d’une grande ville, avant tout dépendante des grands circuits agro-industriels ?
Fruit de tout ce cheminement, la Zone à Ménager Sainte-Marthe est mûre, en 2025, pour être baptisée Zone à Manger !

Nichée près des fermes urbaines de Sainte-Marthe dans la traverse Santa Cruz, la Maison Lull sera le QG de notre enquête et un lieu de rencontre pour les élèves, habitants, jeunes et associations locales, tout au long de l’année.