Les bivouacs
Des itinérances avec nuitées proposées par des artistes marcheureuses,
des veillées pour se raconter les lieux que nous habitons,
des expériences de désorientation…


Le Bureau des guides du GR2013 invite à explorer les dimensions culturelles et artistiques du sentier et de la pratique de la marche. Il met en partage diverses manières d’explorer le territoire et de marcher à partir du sentier métropolitain pour mieux observer, percevoir et connaître ce qui nous environne.


Le 8 juillet 2025, un incendie dévastateur frappe la commune des Pennes-Mirabeau avant d’atteindre Marseille par le quartier de l’Estaque. En quelques heures, 750 hectares de garrigue et de forêts méditerranéennes sont réduits en cendres. 90 habitations sont détruites, et de vastes zones de végétation brulées. L’incendie laisse les habitant·es de l’Estaque dans un état de sidération et d’incompréhension… Le trauma touche tous ceux et celles qui ont lutté, pour sauver leurs maisons, leurs jardins, leurs espaces verts de voisinage, ainsi que l’ensemble des Marseillais·es qui ont ressenti la frayeur du feu qui rentre dans la ville.
Le 8 juillet 2025 également, un autre feu se déclare à quelques kilomètres, à Sainte-Marthe. Beaucoup plus modeste et rapidement circonscrit, ce feu a quand même le temps de parcourir notre terrain bien aimé de la Maison Lull ! Le projet d’en faire un espace pédagogique de plein-air est alors compromis… À moins que ?
Dès la mi-juillet, les habitant·es sinistré·es se constituent en “collectif de l’incendie du 8 juillet”. Le 23 juillet 2025, nous organisons un temps de rencontre au Parc de Miramar. Les habitant·e·s expriment le besoin de penser collectivement le sujet du feu.
Que savons-nous vraiment du feu ? Comment l’expliquer, le comprendre, l’anticiper ? Et quels gestes collectifs peuvent réduire notre vulnérabilité ? Alors que le feu est inhérent au biome méditerrannéen, que toutes les prévisions s’accordent autour d’une aggravation du risque dans les années à venir – certains chercheur·ses ayant déjà théorisé notre entrée dans le « pyrocène » – nous nous rendons compte que nous connaissons finalement assez mal ce phénomène.
Aux côtés des groupes d’habitant·es, nous rassemblons alors les chercheur·ses Elise Boutié (anthropologue), Jordan Szcrupak (paysagiste-concepteur), Garance Maurer (artiste), ainsi que des spécialistes de terrain comme Patrick Jeannot (coordinateur de la Défense des forêts contre les incendies) auxquels d’autres personnes viendront se joindre… L’idée d’une école du feu émerge… Forcément, elle sera un peu buissonnière !
Une École du feu, pour :
– Apprendre ensemble. Enrichir nos savoirs scientifiques, botaniques, techniques, réglementaires et institutionnels.
– Faire ensemble. Cultiver la convivialité à travers des temps de partage, et renforcer notre pouvoir d’agir collectif par des gestes de prévention et de restauration des milieux.
– Transmettre. Transformer ces connaissances en un véritable bien commun, grâce à des méthodes d’apprentissage collectif ouvertes et inclusives et des outils pédagogiques à destination des habitant·es, des enfants et d’autres territoires.
– Se mêler du feu. Se mettre en capacité d’interpeller les pouvoirs publics sur ces sujets et de produire des recommandations.
Nous marcherons sur les territoires incendiés de l’Estaque pour échanger nos connaissances et observations entre habitant·es. Le terrain de la Maison Lull quant à lui, deviendra un terrain d’observation et un lieu pour les rencontres de l’École du feu.


© Le vallon du Marinier, l'Estaque (novembre 2025) ©Mathilde Rouziès

© Véronique Mure, l'Estaque (novembre 2025) ©Garance Maurer

© Chez Julien, l'Estaque (novembre 2025) ©Mathilde Rouziès

© Figuier de barbarie chez Julien, l'Estaque (novembre 2025) ©Mathilde Rouziès

© Terrain de la Maison Lull (juillet 2025)

© Fascines sur la colline, l'Estaque (septembre 2025)
C’est l’histoire d’un ruisseau oublié, enseveli sous les plis de la ville de Marseille. Le ruisseau des Aygalades — également appelé ruisseau de la Caravelle à Septèmes-les-Vallons, où il prend sa source — coule sur 17 kilomètres, du massif de l’Étoile jusqu’au bassin d’Arenc, où il se jette dans la Méditerranée. Busé, invisibilisé, il a été peu à peu oublié au fil du temps, jusqu’à être considéré comme un simple égout le long de l’autoroute A7.
Depuis 2017, nous marchons le long des collines pour tenter de comprendre son histoire, lire ce qu’il nous raconte de nos modes de vie et agir pour en prendre soin. Sous l’impulsion de ces enquêtes, où se sont associé·es chercheur·ses, artistes, habitant·es et travailleureuses des environs, s’est créé le collectif des Gammares.
Podcast Comme un ruisseau à écouter sur Soundcloud et sur Spotify

Le collectif des Gammares a son site dédié : découvrez-y l’histoire du ruisseau, les événements incontournables ainsi que de nombreuses ressources sur le ruisseau.







L’INVENTAIRE rassemble une vaste sélection de travaux photographiques réalisés sur l’aire métropolitaine des Bouches-du-Rhône depuis les années 1980. Il réunit aujourd’hui près de 60 photographes et plus de 5000 images. Ce rassemblement inédit d’oeuvres photographiques a pour vocation de s’exposer en ligne pour y présenter côte à côte des séries d’images qui révèlent, en les parcourant, ces territoires balayés par un même vent.
Le projet conçu pour la biennale Manifesta 13 comprend l’inauguration de l’exposition collective et virtuelle des oeuvres à la Maison de l’Architecture et de la Ville PACA du 10 au 18 octobre 2020, la programmation d’une série de projections et de présentation des travaux par leurs auteurs ainsi que l’ouverture d’un atelier grand public qui propose de manipuler les photographies et de construire ses propres collections.
L’INVENTAIRE – photographies d’une métropole, est un projet quinquennal, porté par l’Observatoire Photographique des Paysages depuis le GR2013 et le Bureau des guides du GR2013. Il reçoit le soutien de la SAIF, de la DRAC PACA et de la métropole Aix-Marseille-Provence ainsi que l’aide du département des Bouches-du-Rhône. Les ateliers grand public sont organisés cette année en partenariat avec la Maison de l’Architecture et de la Ville et l’Ordre des Architectes PACA.
Commissariat de Fannie Escoulen et direction artistique de Super Terrain.

© Super Terrain




Cycle de rencontres et outils pour apprendre des sentiers…
Les Sentiers Métropolitains sont à la fois un outil et une pratique innovante pour redécouvrir nos territoires habités et redéfinir nos géographies politiques. L’académie des sentiers métropolitains est un projet éducatif qui donne des pistes pour construire des sentiers métropolitains et lire les métropoles. La mise en place d’un sentier métropolitain va de pair avec la mise en place de « communautés éducatives locales » (sur le modèle des communautés patrimoniales de Faro). Au sein de ces communautés, une pratique civique de partage des connaissances et de partage d’expertise se déroule sur le terrain, tout en marchant.À travers la production d’une charte, d’un guide et de MOOCs (traduit en 6 langues), 6 structures unissent leurs connaissances pour définir un socle commun qui permettra à de nouveaux porteurs de projets de développer leur propre pratique, de concevoir leur projet et de travailler à la fois avec les collectivités et avec la société civile (artistes, associations) en s’appuyant sur un panel complexe de compétences et d’expériences, à la fois techniques, humaines et relationnelles.
Naissance d’une école urbaine
Entre urbanisme, écologie, tourisme et art contemporain, les Sentiers Métropolitains sont des équipements urbains qui renouvellent nos représentations et nos pratiques de la ville contemporaine. Les Sentiers Métropolitains sont des plateformes ouvertes de formation continue à la ville sous tous ses aspects. Souhaitant partager leur savoir-faire, plusieurs créateurs de Sentiers Métropolitains d’Europe se sont réunis pour fonder l’Académie des Sentiers Métropolitains, qui publie en 2020 une charte, un guide méthodologique et un mooc.

L’exposition « L’art des sentiers métropolitains » révèle cette pratique émergente, rend hommage aux pionniers de la discipline, donne les clés de la création d’un sentier métropolitain et dévoile pour la première fois le tracé du sentier du Grand Paris. L’art des sentiers métropolitains a été présentée du 11 juillet au 11 octobre 2020 au Pavillon de l’Arsenal à Paris.
Cette série de conférences rassemble toute l’équipe de l’Académie des Sentiers Métropolitains au MUCEM pour présenter au public les résultats et les perspectives de cette université hors les murs qui nous invite à réhabiter nos villes.
Comment dessiner un itinéraire ?
Boris Sieverts (artiste, arpenteur du grand Cologne depuis 1995)
Comment faire communautés ?
Loïc Magnant (Bureau des Guides du GR2013)
Comment raconter une métropole ?
Gianni Biondillo (artiste) et Gianluca Migliavacca (architectes, cofondateurs du Sentier du Grand Milan)
Comment devenir guide ?
Nicolas Memain (artiste, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière (urbaniste, cofondateur du Sentier du Grand Paris)
Comment produire un sentier métropolitain ?
Baptiste Lanaspeze (éditeur, cofondateur du GR2013) et Paul-Hervé Lavessière
L’Académie a été conçue à l’issue de l’Assemblée générale des sentiers métropolitains, qui s’est tenue au Mucem en décembre 2017, lors de l’inauguration de la vitrine des sentiers métropolitains. Il est coordonné par Metropolitan Trails, avec PathsOfGreece, Trekking Italia, Büro für Städtereisen, urbanegestalt, Le Bureau des guides du GR2013 et Mucem. Un projet cofinancé par l’agence Erasmus + de l’Union européenne dans le cadre d’un programme éducatif à destination des adultes.
Explorer les environs sous un angle nouveau…
Voici une sélection de marches en pagaille. Certaines ont déjà eu lieu et peuvent à nouveau se produire en nous contactant pour les imaginer ensemble.
Pour retrouver notre actualité, rendez-vous sur cette page.
Si le Bureau des guides du GR2013 aime tant marcher, c’est parce qu’il sait que c’est un moyen très efficace de découvrir le monde qui nous entoure. Une pratique qui semble naturelle, mais qui demande souvent plus d’apprentissage qu’on ne le pense ! C’est pourquoi nous accompagnons des classes (à partir de la 6ᵉ) tout au long de l’année, pour des ateliers d’une à plusieurs journées. Ensemble, on retrace les histoires qui ont façonné nos quartiers, on s’initie à la lecture de paysages ou à la photographie, sans oublier la pratique de Maths, Géo, Histoire ou encore Sciences. Saviez-vous que l’on pouvait s’orienter dans la ville grâce au soleil dans le ciel ? (Facile…) Grâce à la mousse sur les arbres ? (Plus complexe) Grâce aux paraboles des immeubles ? (Bravo. Vous êtes un·e guide expert·e !)
Actuellement nous mettons en place plusieurs formats :
Vous êtes professeur·e et vous aimeriez mettre en place ces dispositifs pour vos élèves ?

Les rencontres internationales de la classe dehors auront lieu à Marseille du 14 au 17 mai 2025. À cette occasion, nous y organisons trois temps de rencontres : l’Atelier Photophiles, une découverte de la Maison Lull (nouveau lieu pédagogique situé dans le 14e), et la restitution du projet En-quête de terres mené cette année.




En 2015, la réédition de l’atlas routier Michelin oublie de figurer la nappe bleue de l’étang de Berre. Le plus grand étang d’eau saumâtre d’Europe – 75 km de côtes, une lagune de 155 km2 et 980 millions de m3 d’eau – disparaît alors de la carte…

En 2018, un printemps pluvieux et des apports d’eaux claires très importants provoquent un phénomène de “bloom phytoplanctonique“ qui, associé à de très fortes chaleurs et une absence de mistral pendant l’été, entraine une des plus graves crises anoxiques dans l’étang. L’évènement, particulièrement inquiétant, s’inscrit dans l’histoire longue d’un territoire hautement industrialisé et nous alerte sur l’actuelle fragilité de ses écosystèmes.

En 2019, une expédition menée par le Bureau des guides et portée par un équipage composé d’artistes, de scientifiques et d’habitants de la lagune, part à la découverte de cette mer intérieure. Après une navigation depuis Marseille, leur navire s’aventure dans le chenal de Caronte pour inventer un territoire à partir de ses côtes et de ses rivages.
Une exploration poétique et scientifique s’engage…



PAMPARIGOUSTE est une expédition métropolitaine soutenue par le FNADT, la Région Sud, le projet européen Nature 4 City Life, le Département des Bouches-du-Rhône, Les Parallèles du Sud de Manifesta 13, la Fondation de France, les communes de Martigues, Miramas, Saint-Chamas, Istres, Vitrolles et Berre-l’Étang. En coproduction avec le gmem-CNCM-marseille, Centre National de Création Musicale de Marseille | ENSA•M. En partenariat avec Opéra Mundi, la Fondation TARA Océans, le GIPREB, L’institut écocitoyen de Fos, le LPED (Aix Marseille Université), le Parc de l’ancienne poudrerie de St Chamas (SIANPOU), Yes we camp, les bases nautiques et clubs de voile ainsi que les associations riveraines de l’étang (ESSV, le Batolab, la LPO, l’ADMR, l’Étang Maintenant, Nosta Mar, …).

© Gregoire Edouard

