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Le Laboratoire plastique de Pamparigouste [2022-2025]

Une recherche-action de 2022 à 2025 autour de l’étang de Berre

Depuis la disparition de l’étang de Berre dans l’atlas Michelin, un équipage s’est constitué à la recherche de l’île de Pamparigouste. Cette brèche dans le symbole de la modernité dopée au pétrole a laissé entrevoir la possibilité d’atteindre l’oasis mystérieuse et féérique que les anciennes légendes provençales situent au large de l’étang de Berre. L’équipage a arpenté les rives de l’étang et le paradoxe de cette disparition en était d’autant plus saillant : toutes les rives de l’étang avaient été remodelées depuis longtemps par l’industrie du pétrole, et surtout par la pétrochimie… Les rives de l’étang et ses vapocraqueurs étaient un des maillons clés de notre dépendance aux hydrocarbures. Solvants, détergents, médicaments, colorants, cosmétiques, engrais, pesticides, et l’immense domaine des matières plastiques, résines, fibres synthétiques, plastifiants, élastomères, adhésifs, polyester, nylon… Le plastique avait infiltré les chairs.

L’équipage a alors voulu comprendre comment nous avions fait société autour du plastique. Tel un mirage le plastique est arrivé, il a pu paraître cette île merveilleuse où règne l’abondance : plus besoin d’écailles de tortue pour réaliser des lunettes, plus besoin de fourrures ou de cuir ou de laine pour se vêtir. Un matériau durable qui révolutionne notre rapport extractiviste au vivant. La puissance du plastique est désormais sa malédiction, sa persistance infiltre tous les milieux. L’île paisible de Pamparigouste pourrait disparaître à nouveau derrière les flots. Ce qui a fait vivre les rives, tuerait-il l’île ?

Pour comprendre le plastique ne fallait-il pas devenir plastiques nous-même ? Faire un pas de côté pour comprendre ce qui nous a fait ? L’idée d’inventer un laboratoire plastique est née…

Pendant 3 ans l’étang de Berre va être étudié sous tous les angles : sociologique, artistique,  physico-bio-géochimique.

En convoquant les habitants, associations et organisations qui peuplent les rives de l’étang, ce projet de recherche-action articulera une étude participative des mouvements des micro-plastiques dans la lagune ; une recherche par l’expérience sensible et l’imaginaire ainsi qu’une enquête sur les relations actuelles et possibles qu’entretiennent les riverain·es de l’étang avec cette matière industrielle.

En replaçant l’étang de Berre dans les dynamiques contemporaines qui préparent les transformations du littoral méditerranéen, le Laboratoire plastique invite à activer de nouvelles solidarités sociales et écologiques dans le bassin versant de l’étang de Berre pour réduire le flux de ces matières problématiques.

Et si un laboratoire pouvait être l’occasion de rassembler les communautés nautiques de l’étang ? Fantastique !

Les origines du Laboratoire Plastique

En 2019, une rencontre improbable a eu lieu : les membres du Tara, la célèbre goélette qui sillonne les mers traquant les plastiques et microplastiques à l’international, est venue sur la lagune. Il n’y a aucune donnée solide sur la présence de ces polluants. La société ouvrière rassemblée autour du pétrole, aujourd’hui en déprise, fait place à une autre société, celle dont le plastique est le nouveau sol. Le plastique s’est immiscé dans tous nos modes de vie. Et on n’y connaît rien. Le comité d’accueil : 8 vies pour la planète, le Gipreb, l’IECP, Chrome, des jeunes explorateur·ices des bases de voiles et les artistes du GR2013 et leurs associé·es à la recherche de Pamparigouste. L’équipage décide alors de se recomposer en Laboratoire pour pister ce que ces plastiques disent de nos sociétés.

Comment un laboratoire peut aussi être l’occasion d’assembler des communautés de l’étang ? Comment les différentes recherches menées, artistiques, scientifiques, sociologiques, citoyennes, peuvent-elles être plastiques elles-mêmes et s’infléchir les unes les autres ? Comment la recherche elle-même peut-elle permettre aux riverain·es de l’étang de se constituer en société concernée avec les chercheur·euses ? Comment la science participative peut-elle faire émerger de nouvelles questions et de nouvelles manières d’enquêter, plus proches du type de savoirs et de pratiques de recherche dont nous avons besoin pour mieux s’accorder aux exigences de notre époque ?

Sur le chemin du plastique

Aujourd’hui, il est bien connu que l’ensemble des océans sont contaminés par les plastiques provenant essentiellement des activités humaines sur les continents. Ce qui bien est moins connu en revanche c’est le chemin que ces plastiques ont emprunté pour traverser ces zones côtières, entre le moment où ils sont rejetés par les fleuves et le moment où ils atteignent l’océan. Suivent-ils simplement les courants marins ? Quelle est la proportion des plastiques qui se retrouvent déposés sur les plages ? Combien d’entre eux ont coulé et se sont accumulés dans les sédiments et ne seront jamais aperçus ? Combien de temps séjourneront-ils ici ? Vont-ils être plus facilement dégradés dans les zones côtières ? Constituer un risque plus important pour les organismes vivants ? En pistant leurs cheminements, peut-être apprendrons nous à observer comment les filières de l’emballage et du déchet pourraient être repensées ?


La trilogie plastique

18.11.2023
Assemblée #1 Plastique, où es-tu, m’entends-tu, que dis-tu ?

Une balade sur les rives des communes d’Istres et de Saint Mitre. Un littoral en mode cabanons viabilisés, un massif protégé, quelques kayaks et deux campings avec plage. Nous sommes à l’étang de Berre et les usines pétrochimiques semblent bien lointaines, presque effacées vues de cette partie préservée de la lagune.
C’est pourtant sur ces rivages et dans ces forêts où chemine presque joyeusement l’eau du canal que nous partagerons la première assemblée du Laboratoire Plastique de Pamparigouste et pisterons les traces du monde plastique bien présent de l’étang…

16.11.2024
Assemblée #2 Mieux vaut regarder là où on ne va pas, parce que, là où on va, on saura ce qu’il y a quand on y sera.

Le second opus emprunte une maxime aux Shadoks pour nous inviter à regarder ce qui est là, le plastique dans ses modes d’existence. Entre étang et rivières, les premiers résultats des recherches scientifiques nous conduiront vers d’autres échelles que celles de nos yeux, les travaux des artistes vers d’autres récits de la matière, et nous partagerons comment les habitants des rives perçoivent et accordent leurs vies à ce monde industriel qu’ils côtoient au plus près.

15.11.2025
Assemblée #3 Épopée pétrochimique, es-tu lourde ou palourde ?

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Zone à Manger [2025]

Les Zones à Ménager (ZAM) désignent des espaces où le Bureau des guides du GR2013 s’investit sur le long terme pour interroger nos modes d’habitat, entre nature et urbanité. Ce sont des lieux propices aux échanges et à la création de liens entre divers acteurs : habitant·e·s, scientifiques, artistes, aménageurs. Ces territoires sont des endroits où savoirs, pratiques et communautés se tissent, nourrissant des dynamiques de soin.

Aux côtés de l’étang de Berre et du ruisseau Caravelle-Aygalades, c’est SAINTE-MARTHE qui va concentrer nos attentions : un quartier de Marseille à la croisée de nombreux enjeux sociaux, agricoles et environnementaux que nous explorons à pied depuis plusieurs années. À travers ces marches, nous cherchons à documenter et préserver la mémoire des lieux, tout en incitant à la découverte de cette zone encore méconnue.

Grâce à une mobilisation collective et à une évolution des politiques publiques, les terres agricoles de Sainte-Marthe ont été partiellement épargnées des projets d’urbanisation. Dans le cadre du programme Nature for City Life (2017-2022), nous avons mené des balades et ateliers avec les agriculteurs, aménageurs, habitant·e·s et le public marseillais. Ce dialogue a contribué à nourrir un projet de parc agricole porté par la métropole et la ville.

Aujourd’hui, ce projet soulève de nouvelles interrogations : comment réorganiser ces espaces de manière imaginative et collaborative, en associant institutions, agriculteurs, riverains, habitants des quartiers populaires et passionnés de nature ? Comment faire coexister des quartiers urbains et des sols vivants, pour que ces interactions deviennent une source de pratiques communes, de rencontres et de co-apprentissage ? Quel rôle peut jouer l’agriculture urbaine face aux besoins alimentaires d’une grande ville, avant tout dépendante des grands circuits agro-industriels ?

Fruit de tout ce cheminement, la Zone à Ménager Sainte-Marthe est mûre, en 2025, pour être baptisée Zone à Manger !

La Maison Lull

Nichée près des fermes urbaines de Sainte-Marthe dans la traverse Santa Cruz, la Maison Lull sera le QG de notre enquête et un lieu de rencontre pour les élèves, habitants, jeunes et associations locales, tout au long de l’année.

Récits


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Les 10 ans du GR2013 [2023]

Il y a 10 ans le sentier métropolitain du GR2013 était inauguré sous une pluie battante, après 3 ans de repérages partagés entre artistes, randonneurs, parfois facteurs, traileurs ou autres adeptes insoupçonnés de la marche en ville et en paysages péri-urbains. Aboutissement d’un pari institutionnel porté alors par la Capitale européenne de la culture, ce sentier faisait lieu de premier projet culturel d’une métropole encore invisible.

La création du Bureau des guides a par la suite permis d’approfondir cette première hypothèse d’un sentier comme outil de lectures partagées des paysages,  et aussi d’en proposer d’autres.
Dans l’épaisseur du temps, ce sont des dizaines d’actions qui se sont inventées sur le “terrain”, des champs de pratiques qui se sont rencontrés, des conversations qui ont émergé, des communautés qui se sont reliées autour de l’idée d’un chemin et de la marche pour habiter plus pleinement nos sols et nos voisinages.

Les artistes-marcheurs.es  et randonneurs.ses des premières heures ont peu à peu été rejoint.es par des habitant.es motivé.es à explorer, des chercheurs.ses intéressé.es à tisser autrement les savoirs, des artistes désireux de contribuer à des récits qui soutiendraient notre vie commune, et puis aussi des gammares, des rivières, quelques éoliennes, un étang, des enfants, des roches, des cheminées, des canadairs, des fissures dans les murs ou encore des caprisun…

Voilà 10 ans que nous marchons, à la recherche et à la rencontre des histoires qui constituent et orientent nos quotidiens. En prenant soin de ce morceau de territoire que dessine le chemin, en y voyant pousser peu à peu notre connaissance partagée et nos attachements communs, nous entendons l’urgence d’exercer ce qui reste de nos sens paysans (littéralement “gens du pays”) pour retourner au monde d’aujourd’hui. Et pour cela il va falloir ralentir…

Cette année anniversaire ne sera donc pas l’objet d’une unique grande fête, mais plutôt d’un ensemble d’invitations à se rassembler et à célébrer ce que l’auteur Gary Snyders nommait “le sens des lieux”. Au fil des mois nous vous invitons dans des formes et des formats très variés à venir penser avec vos pieds, vivre dans le dehors, percevoir avec votre dedans, explorer nos dessous et éprouver 10 ans d’aventures buissonnières comme la fabrique d’un sol hospitalier.

Alors en route !

Les artistes compagnon·nes de cette annéeversaire

Collectif SAFI, Collectif de plasticiens-cueilleurs, Nicolas Memain, Street-jockey, montreur d’ours en béton, urbaniste Grand Pied, Geoffroy Mathieu, Photographe chercheur de points de vue, Camille Goujon, Bio-artiste spécialiste des paysages hybrides et antagonistes, Amélie Laval, Militante du roman-photo spéculatif, Hendrick Sturm, Artiste promeneur de la ville invisible, Robin Decourcy, Trekdanseur techno-archaïque, Christine Breton, Roche mère du GR2013, Clovis Deschamps Prince, Plasticien bivouaqueur, Grand Huit, Collectif d’improvisateurs paysagistes, Les Gammares, Collectif de crevettes engagées, Nelle Gevers, Glaneur de pierres et d’histoires, Julien Rodriguez, Cartographe sensible, Mathias Poisson, Plasticien et performeur adepte du tourisme de travers, Phaune Radio, Libérateur de sons effervescents, Mathilde Monfreux, Chorégraphe organique, Florent Chiappero, Architecte du commun, Clemens Coulons, Dessinateur de garrigue

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La Vitrine du sentier [2017-2022]

Un lieu d’exposition : la Vitrine du sentier

Tout comme le GR le sentier du GR2013 est signalé par ses balises, le Bureau des guides se signale à Marseille par sa vitrine. 

Clin d’oeil complice à Paul Ruat – le fondateur des excursionnistes marseillais du XIXème siècle qui posait derrière la vitrine de sa librairie une ardoise annonçant les prochaines sorties pédestres – la vitrine est à la fois une invitation au voyage et un lieu d’hospitalité où raconter des histoires.

Une série d’expositions est présentée en écho à la programmation du Bureau des guides et rappelle que ce chemin existe non seulement sur cette rue mythique, mais également partout à travers le territoire métropolitain.

Inaugurée fin 2017, la Vitrine du sentier située au 152 Canebière a accueilli des expositions qui mettent en récit les territoires du GR2013 jusqu’en janvier 2022, elle était soutenue par le Département des Bouches du Rhône dans le cadre de la redynamisation du centre-ville de Marseille.


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1001 NUITS [2018]

Rendez-vous à la belle étoile & constellations de récits du 17 février au 02 septembre dans le cadre de MP2018 Quel Amour !

1001 NUITS  sur le GR2013 c’est…


Une vingtaine de rendez-vous

Performances, concerts, expositions, lectures, danse… Découvrez la programmation.  


Des balades

Des marches et balades menées par les clubs de randonnées du département seront organisées autour des sites pour rejoindre ou explorer les lieux. Les randonneurs y partageront leurs connaissances locales et leurs histoires d’habitants.

Des moments de contemplation et de découverte

Chaque rendez-vous des 1001 nuits donnera lieu à un instant collectif et participatif lors du coucher du soleil. Le public recevra les « Pléiades » ( livret de textes issus de la collecte et de l’univers des artistes invités) et sera invité à participer à ce moment de lecture imaginé avec la complicité de Radio Grenouille.

Une invitation à habiter les lieux

Grâce à la Caravanade conçue par le collectif Yes We Camp, chaque campement proposera un espace  convivial et confortable. Petite restauration, buvette ou caravane-bibliothèque selon les lieux et propositions artistiques.

Et des histoires

A travers la parution d’un journal hors-série imaginé avec la complicité de Ventilo et grâce à votre participation car peut-être vous aussi, vous connaissez des contes métropolitains…

Alors, vous nous suivez ? On connait le chemin… 

Conception et direction artistique : Alexandre Field

Coordination de la programmation : Julie de Muer

Communication et relation presse : Marielle Agboton

Coordination de la production : Loïc Magnant

Chargée de production : Marion Bottaro

Régisseurs techniques : Jean-Yves Marion, Sylvain Ricard, Théophile Lenoir, Laurent Dolques

Repérages et régie : Rébecca Liège

Scénographie : Cie Tandaim, Francis Ruggirello, Jean-Baptiste Imbert (Radio Grenouille)

Coordination éditoriale : Baptiste Lanaspèze

Equipe éditoriale : Nicolas Mémain, Christine Breton, René Borruey, Alexandre Field, Pascal Jourdana, Julie de Muer.

Graphisme : Patrick Lindsay & Jérôme Bourgeix

Illustrations : Catherine Chardonnay, Laurent Eisler, Benoit Guillaume

“1001 NUITS“ est un projet proposé par le Bureau des Guides du GR2013©, coproduit par MP2018 avec le soutien de la Banque Populaire Méditerranée, en partenariat avec Bouches-du-Rhône Tourisme et le Comité Départemental de Randonnée Pédestre des Bouches-du-Rhône.

Avec la complicité des communes traversées par le GR2013 ainsi que de nombreux partenaires : 

Fotokino, Ventilo, Radio Grenouille, le Gyptis, Yes We Camp, le collectif Etc, la Marelle, la Friche Belle de Mai, Hôtel du Nord, le GMEM, Rives & Cultures, 13 Habitat, l’association 3.2.1, Les Baguettes magiques, La Gare Franche, le Théâtre de la Cité, Lieux publics, La Cité des arts de la rue, Sud Side, La Rotonde/École des Mines de Saint-Etienne, Campus Georges Charpak Provence, la Réserve à Bulles, Terril vert, Ciné TILT, Shellac, l’OARA, Tollens, le camping Marina (Vitrolles), la guinguette du Pointu (Istres), le Model Air Club d’Aix-en-Provence, le Puits Y. Morandat et l’association des mineurs du bassin de Provence (Gardanne), la Caravelle (Martigues), le domaine de Lunard (Miramas), la Maison de la Sainte Victoire et les parcs départementaux, le Grand site Sainte Victoire, le Conservatoire du littoral, la médiathèque de La Penne-sur-Huveaune, la SEMAG (Gardanne), Uniper, la Ville de Gardanne, la Ville de la Penne sur Huveaune, la Ville d’Istres, l’ASPHCR (Roquevaire), DFSPIP des Alpes de Haute Provence et des Hautes Alpes et les clubs de randonnée participants.


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Métropole commune [2015]

Randonnées métropolitaines pour les acteurs de l’aménagement public

A l’orée de la consultation urbaine et territoriale organisée par la Mission interministérielle pour le projet métropolitain, le Bureau des guides du GR2013 a proposé aux équipes de partir à l’exploration du territoire pendant quatre jours, au long du sentier métropolitain : des journées de marches ponctuées de discussions et d’échanges, de repas face aux paysages partagés avec les membres des équipes mais également avec la mission interministérielle, les élus, les participants aux chantiers, les habitants.

L’occasion de mettre en scène nos connaissances en préalable au temps du projet et transmettre aux équipes plusieurs années de culture métropolitaine élaborée patiemment au fil des explorations menées depuis 2011 ainsi qu’ au cours des chantiers organisés par le préfet Laurent Théry.

Au delà du geste d’hospitalité par l’invitation à s’embarquer sur le plus grand projet métropolitain de randonnée pédestre, ce fut l’occasion d’accomplir le projet du GR 2013 qui, depuis le début dépassaitle strict cadre culturel pour être un instrument de lecture du territoire d’abord et d’aménagement ensuite.

Ces 80 km de marche dans les hauts lieux de la métropole ont achevé de placer les thèmes du paysage, de la relation ville-nature, de la dimension spectaculaire, au cœur de la consultation. Il y a encore quelques années ces thèmes n’existaient quasiment pas dans le discours public, ni à l’échelle de Marseille, et encore moins à celle de la métropole.

Révéler les hauts lieux du territoire métropolitain en le faisant découvrir par le menu, par le sol, dans toutes leurs dimensions historiques, a tissé un lien concret avec les équipes ce qui explique leur importance dans leurs propositions.

« Nous retenons surtout, grâce aux randonnées métropolitaines, deux aspects caractéristiques du territoire : son côté spectaculaire, les grands points de vue qui peuvent être découverts en passant d’une vallée à une autre, mais aussi son côté « vivons heureux, vivons cachés » qui amène à des cohabitations improbables entre zones d’activités, rivière, micro plage… » David Mangin, équipe SEURA

« Les randonnées métropolitaines ont vraiment permis de rendre obsolète la tentation planificatrice de l’urbaniste mais bien de le rendre porteur de récits du territoire. » Fabienne Boudon, Chef de projet, équipe LIN

Retrouvez les récits en sons et en images de ces étapes…

De la gare d’Aix-TGV à la gare de Pas-des-Lanciers à Saint-Victoret, « Dans cette ville nouvelle, saturée de routes et de grandes surfaces, envahie de voitures et de camions, la Cadière jaillit d’une grotte de pierre rose où s’est niché un figuier. Le lieu nous ramène au temps où le ruisseau alimentait des moulins à eau dont il subsiste quelques traces et le souvenir. Sous cet ombrage, Gachon raconte sa ville. (…) Etonnés par le discours de ce maire bavard qui les accompagne sur le sentier aménagé le long de la rebondissante Cadière, les baladeurs entrent dans un morceau de la ville nouvelle, le tranquille quartier des Pinchinades. » Michel Samson

De la zone commerciale de Plan-de-Campagne entre les Pennes-Mirabeau et Cabriès au centre commercial Grand Littoral dans les quartiers nords de Marseille, « Ils prennent possession de la métropole les pieds bien au sol. Les trois équipes retenues dans le cadre de la consultation urbaine et territoriale, poursuivent leur exploration métropolitaine comme pour caresser d’abord la matière à façonner (…) La troupe traverse la zone comme des géologues parcourent un gisement de foraminifères en haute altitude. Avec la fascination contenue des experts. Une même voiture passe d’un parking à l’autre en changeant de commerce. » Philippe Pujol

Le long de la voie de Valdonne, de La Bouilladisse à Aubagne, « Le groupe se remet en voie vers Aubagne. Dernier stop avant l’arrivée en gare d’Aubagne à l’ancienne gare de Pont de l’Étoile, Entre élus et membres du conseil de développement, on tâche de faire le point sans langue de bois sur l’avenir de la voie de Valdonne (…) Seul un tram-train, qui peut entrer sur les voies ferrées en gare, reliera les villages de l’Huveaune à Marseille. Pas un tramway. Dans un cas, c’est un projet local intercommunal. Dans l’autre, c’est un projet métropolitain. Tout est peut-être dans ce déclic. » Myriam Guillaume

Le long du chenal de Caronte, depuis Martigues vers Port-de- Bouc, « Objet métropolitain par excellence, grand comme Paris intramuros, le port de Marseille représente 43 000 emplois indirects. Et le foncier constitue un enjeu de plus en plus important pour le premier port de France. Nous continuons à longer le canal. Des rouleaux de filets de pêche traînent entre deux conteneurs. De grandes cuves blanches à pétrole occupent désormais tout l’espace de la rive opposée. » Lucie Geffroy

En partenariat avec Radio Grenouille et Libération

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Caravan [2013]

Un voyage à pied d’un an et de 365 km à travers les 38 communes traversées par le GR2013. 

Durant toute l’année 2013, un vendredi sur deux, CARAVAN a rassemblé pour une journée de marche les architectes du CAUE13, les artistes du GR2013. Les maires, élus, experts et habitants des communes reliées par le sentier. Ce voyage fût l’occasion de découvrir et d’inventer ensemble un territoire.

Les discussions et les échanges qui animèrent le parcours permettent aujourd’hui de mieux comprendre son histoire et sa géographie, de lire ses paysages, de découvrir comment il est habité et d’y voir son aménagement en projet. À travers le récit de cette caravane, nous apprenons à regarder les lieux où nous vivons avec l’envie de les explorer pour les réinvestir.

Cette année d’arpentage, de découvertes et de rencontres a été enregistrée, étapes après étapes. En autant d‘épisodes sonores – le visiteur peut parcourir le journal de bord de cette exploration et entamer avec CARAVAN l’inventaire du patrimoine des communes, ces quartiers de l’ « Hyper-Village Provençal ».

Lire le dossier de présentation.

CARAVAN est un projet du CAUE13, coproduit par Radio Grenouille, en partenariat avec les éditions Wildproject et le Cercle des Marcheurs. 

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MP2013 : Capitale européenne de la Culture [2013]

Des propositions artistiques sur le GR2013 pendant la Capitale européenne de la Culture.

L’année 2013 fût l’année d’homologation du GR2013 mais aussi d’une série de projets pour pratiquer le territoire métropolitain avec les artistes-marcheurs à l’initiative du sentier ainsi que des artistes internationaux invités.

Le GR2013 c’est :

Un espace public long de 365 Km

Un équipement culturel traversant 37 communes

1 territoire de 3000 km2

100 000 visiteurs en 2013


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